Monday, June 1, 2026
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XIXe Sommet de la Francophonie : Un succès tempéré par des absences africaines de marque

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Le chef de l'Etat de la RDC Félix Tshisekedi (à gauche) et celui du Gabon Oligui Nguema

Bien que le XIXe Sommet de la Francophonie ait réuni des chefs d’État à Villers-Cotterêts, plusieurs absences africaines, notamment celles des dirigeants du Cameroun, du Congo et du Sénégal, ont jeté une ombre sur cet événement, symbolisant un repositionnement diplomatique marqué.

Un événement symbolique, mais incomplet

Le XIXe Sommet de la Francophonie, organisé du 4 au 5 octobre 2024 à Villers-Cotterêts et au Grand Palais en France, a rassemblé une trentaine de chefs d’État et de gouvernement. C’était un retour en France pour ce rendez-vous après une absence de 33 ans. Cependant, la réunion a été marquée par l’absence de plusieurs figures africaines de premier plan, ce qui a laissé certains observateurs s’interroger sur la symbolique de ces défections.

Des absences africaines remarquées

Parmi les absences les plus notables, celles des présidents Paul Biya du Cameroun, Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale, ainsi que Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, ont particulièrement attiré l’attention. En outre, l’absence des dirigeants du Maghreb, notamment de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, tous des pays ayant une forte population francophone, a aussi marqué les esprits. Ces absences sont d’autant plus frappantes que ces dirigeants avaient participé aux récents sommets Russie-Afrique et Chine-Afrique, où l’engagement africain avait été fortement souligné.

Un repositionnement stratégique en jeu

La non-participation de plusieurs chefs d’État africains au Sommet de la Francophonie peut s’expliquer par un réajustement des priorités diplomatiques. Alors que la France était historiquement un acteur majeur sur le continent africain, ces absences révèlent un désengagement progressif ou un rééquilibrage stratégique en faveur de puissances émergentes telles que la Chine et la Russie. Ce contraste est particulièrement visible à la lumière du Sommet Russie-Afrique tenu à Saint-Pétersbourg en juillet 2023, où 17 chefs d’État africains étaient présents, malgré le contexte tendu lié à la guerre en Ukraine.

De même, le Sommet Chine-Afrique a témoigné de l’intensification des relations commerciales et diplomatiques entre l’Afrique et la Chine, notamment à travers des projets d’infrastructures majeurs et des partenariats économiques renforcés.

Une participation notable malgré tout

Malgré ces absences, plusieurs personnalités importantes ont honoré de leur présence ce XIXe Sommet de la Francophonie. Parmi elles, on peut citer le Prince Albert II de Monaco, le roi du Cambodge Norodom Sihamoni, ainsi que les présidents Paul Kagame du Rwanda et Félix Tshisekedi de la RDC. Le sommet a accueilli 160 délégations et 200 exposants pour des rencontres autour de thématiques cruciales telles que l’intelligence artificielle, la transition énergétique, le développement du capital humain, et le financement de l’innovation.

Une Francophonie en quête de renouveau

Ce XIXe Sommet de la Francophonie, malgré sa réussite organisationnelle, a mis en lumière des défis diplomatiques et des questionnements sur le rôle de la Francophonie dans un monde où de nouvelles alliances se forment. Les absences notoires de certains dirigeants africains, pourtant historiques alliés de la France, révèlent un basculement potentiel des relations diplomatiques du continent vers des partenaires émergents comme la Chine et la Russie. La Francophonie, pour continuer à jouer un rôle majeur dans l’échiquier international, devra peut-être repenser son positionnement et ses priorités stratégiques vis-à-vis de ses partenaires africains.

Rabat remporte le Prix d’honneur ONU-Habitat 2024

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Ville de Rabat

La ville de Rabat a été sélectionnée pour recevoir le prestigieux Prix d’honneur ONU-Habitat 2024, récompensant ses accomplissements en matière de développement urbain durable et d’amélioration de la qualité de vie.

Une Récompense Prestigieuse pour Rabat

La ville de Rabat a été choisie à l’unanimité par un comité d’experts pour recevoir le Prix d’honneur ONU-Habitat 2024, lors de la Journée mondiale de l’habitat célébrée à Querétaro, au Mexique. Ce prix met à l’honneur les villes ayant réalisé des progrès exceptionnels en développement urbain, contribuant significativement à améliorer la qualité de vie de leurs citoyens.

Une Distinction Internationale Glorieuse

Selon un communiqué du Conseil de la ville de Rabat, cette distinction internationale vient saluer la réussite du programme emblématique “Rabat Ville Lumière, capitale marocaine de la culture”, lancé sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Ce programme reflète l’engagement de la ville à promouvoir un développement urbain durable, en harmonie avec l’ODD N°11 (Objectif de développement durable) qui vise à rendre les villes inclusives, sûres, résilientes et durables.

Des Initiatives Centrées sur l’Humain

Le programme a transformé Rabat en un centre culturel et sportif dynamique, adoptant une approche centrée sur l’amélioration de l’accès aux services sociaux, et la promotion de l’inclusion à travers le sport, l’art et la culture. Parmi les principales réalisations, on note la création de 175 terrains de proximité, offrant des espaces pour diverses activités sportives et renforçant l’inclusion sociale, notamment auprès des jeunes.

Promotion de l’Engagement Communautaire

Pour dynamiser encore plus les espaces publics, une entité dédiée organise des événements réguliers et de grande envergure. En 2023, la compétition “Rabat Jeunesse” a attiré plus de 8 700 participants, montrant l’impact positif de ces initiatives sur la communauté.

Un Modèle de Développement Urbain Durable

Rabat se distingue ainsi comme un modèle de bonne gouvernance et de développement urbain durable, intégrant harmonieusement culture, inclusion, et durabilité. Sous l’impulsion visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la ville a su allier modernité et respect des valeurs locales, se positionnant en exemple inspirant à l’échelle internationale.

Tradex, un acteur majeur du marché pétrolier camerounais

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Station Tradex

En l’espace de deux décennies, Tradex s’est imposé comme l’un des leaders de la distribution des produits pétroliers au Cameroun. Retour sur une ascension fulgurante.

Une croissance fulgurante dans la distribution pétrolière

Créée en 1999 par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), Tradex a d’abord fait ses débuts dans le négoce et l’import-export de produits pétroliers. Son rôle initial consistait à alimenter des marchés voisins comme le Tchad et la Centrafrique. Cependant, face à l’évolution du marché, Tradex s’est rapidement diversifiée en entrant sur le segment de la distribution en 2006.

Depuis cette date, la part de marché de Tradex n’a cessé de croître. De 22,4 % en 2019, elle a atteint 27 % en 2024, consolidant ainsi sa place parmi les trois premiers distributeurs de produits pétroliers au Cameroun. Cette montée en puissance est notamment le fruit d’une stratégie d’expansion agressive, avec l’ouverture de 17 nouvelles stations-service entre 2019 et 2024, portant son réseau à 81 points de vente à travers le pays.

Un réseau national densifié

Présente dans les 10 régions du Cameroun et dans 35 villes et villages, Tradex a su mailler le territoire de manière à répondre à une demande croissante en produits pétroliers. Simon Paley, Directeur Général de l’entreprise, a récemment déclaré que le renouvellement de l’agrément D1 par la Commission Nationale des Produits Pétroliers, valable pour la période 2024-2029, est une étape majeure qui permettra à l’entreprise de poursuivre son expansion et de consolider sa présence tant au Cameroun qu’en Afrique centrale.

Des investissements conséquents pour soutenir la croissance

Pour accompagner cette dynamique, Tradex a investi 8,2 milliards de Fcfa entre 2019 et 2024. Cet effort financier a permis non seulement de densifier son réseau de distribution, mais également de moderniser ses infrastructures, ce qui a eu un impact direct sur ses résultats financiers. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est passé de 291,3 milliards de Fcfa en 2019 à 387,3 milliards de Fcfa en 2023, soit une augmentation de 32 %. Dans le même temps, les bénéfices ont doublé, atteignant 14,7 milliards de Fcfa.

Une concurrence rude mais surmontée

Si TotalEnergies demeure le leader du marché camerounais avec plus de 180 stations-service, Tradex s’est imposée comme son principal concurrent. L’innovation et la qualité des services offerts aux clients sont des éléments clés de la stratégie de Tradex. L’entreprise s’est dotée d’outils modernes pour répondre aux attentes des consommateurs, proposant des produits et services de qualité supérieure.

Un secteur en pleine transformation

L’ascension de Tradex s’inscrit dans une transformation plus globale du secteur aval pétrolier au Cameroun. Depuis la libéralisation du secteur au début des années 2000, le nombre de stations-service est passé de 287 en 2000 à 835 en 2019, selon le ministère de l’Eau et de l’Énergie. Les entreprises locales, autrefois marginalisées, contrôlent désormais plus de 55 % du marché, une tendance à laquelle Tradex a largement contribué. Outre Tradex, des acteurs nationaux comme Bocom, Neptune Oil et Green Oil ont également su tirer parti de cet environnement libéralisé.

Une expansion régionale et internationale

Dans sa volonté de renforcer sa présence sur le marché, Tradex met en œuvre un plan d’expansion nationale et régionale. En plus de moderniser ses stations et de développer des concepts comme Trad’Shop by Mâ, en partenariat avec Tchop&Yamo, Tradex poursuit également son développement à l’international. Présente dans quatre pays actuellement, l’entreprise prévoit d’ajouter un cinquième pays à son réseau d’ici la fin de l’année, avec l’ouverture d’une filiale en République Démocratique du Congo.

Un avenir prometteur

Avec une croissance continue et une expansion prévue au-delà du Cameroun, Tradex s’affirme comme une alternative crédible aux multinationales du secteur pétrolier en Afrique centrale. Le modèle de développement de Tradex repose sur une combinaison de croissance organique, d’innovation et d’adaptation aux besoins locaux, faisant de l’entreprise un exemple de réussite camerounaise dans le secteur pétrolier.

Andrés Iniesta, légende du Barça et de la Roja, annonce sa retraite

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Andrés Iniesta, légende du Barça et de la Roja, annonce sa retraite

Andrés Iniesta, figure emblématique du FC Barcelone et de la sélection espagnole, tire sa révérence après une carrière de 22 ans et se projette vers une nouvelle étape : devenir entraîneur.

La fin d’une carrière légendaire

Andrés Iniesta, joueur iconique du FC Barcelone et de la sélection espagnole, a annoncé sa retraite à l’âge de 40 ans. Assis seul sur un tabouret face aux médias, visiblement ému, Iniesta a retracé le fil de sa carrière. « Être sur la pelouse, c’est fini », a-t-il déclaré, tout en exprimant son désir de rester dans le monde du football en tant qu’entraîneur.

Un palmarès exceptionnel

Iniesta a débuté sa carrière au Barça, où il a passé 16 saisons, jouant 674 matchs et remportant 32 trophées, dont quatre Ligues des champions et neuf titres de champion d’Espagne. Aux côtés de Xavi et Lionel Messi, il a incarné le jeu collectif du club catalan, contribuant à sa domination sur la scène européenne entre 2008 et 2015.

Avec la sélection espagnole, Iniesta a été un acteur clé des triomphes de la Roja, soulevant l’Euro 2008, la Coupe du monde 2010 et l’Euro 2012. Il est particulièrement entré dans l’histoire en marquant le but décisif lors de la finale du Mondial 2010 face aux Pays-Bas, offrant à l’Espagne sa première étoile.

L’admiration du monde du football

Son influence dépasse les couleurs du Barça. Le Real Madrid, grand rival, lui a rendu hommage en évoquant « une des grandes légendes du football espagnol et mondial ». Lionel Messi l’a décrit comme « un des coéquipiers les plus magiques » avec qui il ait joué. De son côté, l’ancien entraîneur du Barça Lorenzo Serra Ferrer a déclaré qu’Iniesta était « professeur avant d’être élève », soulignant son intelligence de jeu exceptionnelle.

Un avenir sur les bancs de touche

Maintenant diplômé d’entraîneur, Iniesta ambitionne de revenir au FC Barcelone en tant que coach. « L’idée d’entraîner m’attire beaucoup », a-t-il confié, exprimant son rêve de diriger le club qui a marqué sa vie. En parallèle, il a déjà préparé sa reconversion avec la création d’un vignoble et d’une académie de football.

une carrière gravée dans l’éternité

Andrés Iniesta, adulé pour son humilité autant que pour sa technique hors pair, laisse un héritage immense. Le FC Barcelone l’a salué sur les réseaux sociaux avec un message poignant : « Monsieur Andrés, ton football durera pour toujours ».

YAOUNDÉ: man lynched for raping a boy

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image d'illustration

Caught in the act rapping a young boy, a man was lynched in the Bastos neighborhood in Yaoundé in the center region of Cameroon this day 7th October. Attracted by the young boys cry for help coming from an abandoned uncompleted building, passersby tried to know what was happening when they saw and older man rapping a boy whose age and name was not disclosed.
The furious population got hold of the man after he had tried to escape. He was cough far off from the crime scene. Information’s says that the man is a worker in one of the banks in town. However the pedophile was seriously beaten by the population before being left to hands of the forces of law and order.

Peter TAMBE

CAMEROON: TWO YOUNG FOOTBALLERS CHOP WOMAN’S BODY FOR OCULTIC RITES

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The two suspects, Kamongne Tatchim Michel (24) and Tchop Jerry (21)

Two footballers were napped by security officers over the weekend at Barre Bakem in the Moungo Division Littoral Region of Cameroon with a bag of human body parts that turned out to be that of an unidentified woman that they have killed for the purpose of doing spiritual rituals that will permit them progress in their football carrier.
The two young footballers, Kamongne Tatchim Michel aged 24 and Tchop Jerry 21 who were players of Racing Club of Bafoussam in the Western Region of Cameroon were caught by gendarmerie officer during the normal traveller’s routine check when they were on their way to hand the bag of their macabre crime to their spiritual guru.
Instead of working hard to become whatever they have chosen for their lives, the two naïve young men were left to be deceived by someone who made them believe that success could be easily gotten through such a gruesome crime.
The two criminals were left in the hands of the security officers for proper investigations to be carried out and for justice to finally take its course.

Peter TAMBE

ARCHBISHOP ANDREW NKEA POTENTIAL CARDINAL FOR CAMEROON

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Archbishop Andrew Nkea of the Bamenda Archdiocese

Cameroon could soon have a new cardinal in the person of ace Archbishop Andrew Nkea.
Pope Francis has selected Bamenda Archdiocese Archbishop Andrew Nkea and 20 other archbishops as potential cardinals to be ordained on December 8th 2024. The 59 year old prelate who grew up in Limbe, sent his fellow countrymen jubilating in bliss to know their own brother could soon be made a cardinal in Cameroon.
Born in Widikum North West Region of Cameroon, Archbishop Nkea and his family settled in Limbe Southwest region of Cameroon in the early 70s. First in Clarks quarters and then latter in Newtown.
Young Andrew Nkea attended the government primary school Down beach L before moving forward to National Comprehensive secondary School in Limbe before he proceeded to the minor seminary, the Bishop Rogan Collage in Buea. April 1992 saw Andrew Nkea ordained as priest in the Diocese, then being elevated to the rank of episcopate in 2013 the Coadjutor Bishop in Mamfe were he succeeded Bishop Francis Teke Lysinge as a local ordinary in 2014.He finally was elevated as Archbishop in 2019.
Noted to be a good leader in the teaching of Christianity, Archbishop Nkea Fuany is considered a blessing to his family too, as well as he will be a blessing to his country Cameroon when the Vatican decides that he becomes a cardinal.
The last cardinal in Cameroon was Christian Tumi who died in 3rd of April 2021 at age 91 years. He lived in the Douala Cathedral.

Peter TAMBE

Cameroun : Silence sur la circulaire présidentielle à un mois de la présentation du budget 2025

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La présidence de la République du Cameroun

À l’approche de la présentation du projet de loi de finances pour l’année 2025, l’absence de la circulaire du président de la République laisse planer l’incertitude sur les priorités budgétaires, suscitant des inquiétudes au sein des institutions publiques et économiques camerounaises.

Une incertitude qui pèse sur la préparation budgétaire

À l’approche du dépôt du projet de loi de finances pour l’exercice 2025, une incertitude inédite règne dans les institutions publiques et économiques camerounaises. La circulaire présidentielle, qui fixe les grandes orientations et priorités de la politique budgétaire, n’a toujours pas été publiée. Cette situation, sans précédent, soulève des inquiétudes quant à la préparation du budget et à la gestion des investissements dans un contexte où une mission du FMI se trouve actuellement à Yaoundé.

Traditionnellement, la circulaire présidentielle est signée par le président Paul Biya entre juin et août, mais cette année, elle reste introuvable à moins d’un mois de la session parlementaire consacrée à l’examen du projet de loi de finances. Engelbert Essomba Bengono, député et ancien cadre du ministère des Finances, souligne que cette circulaire est « l’acte déclencheur » pour l’élaboration du budget, et son absence complique la planification des priorités budgétaires tant pour les ministères que pour les acteurs économiques.

Les conséquences d’un retard inacceptable

Selon la loi n°2018/012 du 11 juillet 2018, cette circulaire est essentielle car elle décrit le contexte macro-économique, fixe les objectifs de l’action publique et définit les orientations budgétaires. L’article 28 du décret n°2019/281 du 31 mai 2019 stipule que cette circulaire doit être diffusée au plus tard le 25 juin de l’année en cours. Le non-respect de cette échéance a déjà eu des répercussions sur la capacité des ministères à ajuster leurs priorités budgétaires, laissant le secteur privé dans l’incertitude quant à de potentiels nouveaux droits ou taxes.

Bien que certaines voix se veulent rassurantes, affirmant que des étapes clés du processus budgétaire ont été franchies, la situation actuelle engendre des zones d’ombre. Engelbert Essomba Bengono note que le parlement a déjà organisé un débat d’orientation budgétaire et que la Conférence Élargie de Programmation Budgétaire et de Performance Associée (CPEB-PA) s’est tenue en août. Cependant, l’absence de directives claires de la présidence complique la préparation du projet de loi de finances.

Un impact sur les relations internationales et la gestion de la dette

Le retard dans la publication de la circulaire présidentielle pourrait également compromettre la gestion de la dette publique et les perspectives de croissance du pays. Les acteurs économiques s’inquiètent des conséquences que cela pourrait avoir sur les relations du Cameroun avec ses partenaires internationaux, notamment avec le FMI, qui mène actuellement une mission pour la septième revue du programme économique et financier.

Dans ce contexte, l’absence de visibilité sur les priorités budgétaires risque d’affecter non seulement la planification des investissements, mais également la capacité du pays à répondre aux défis économiques qui se présentent à lui.

Douala : CFHEC remporte un contrat de 41 milliards FCFA pour moderniser les berges du Wouri

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Le groupe chinois China First Highway Engineering Co (CFHEC) a décroché un contrat de gré à gré de 41 milliards FCFA pour la construction de 10 km de routes le long des berges du Wouri. Ce projet vise à améliorer l’accès au centre-ville de Douala et à désengorger les arrondissements de Douala 5 et Douala 3, tout en proposant des infrastructures modernes pour les habitants et les commerçants.

Un marché colossal pour réaménager les voies sur les berges du Wouri

L’entreprise chinoise China First Highway Engineering Co (CFHEC) a été sélectionnée par la mairie de Douala pour exécuter un contrat de gré à gré portant sur l’aménagement de 10 km de voies le long des berges du fleuve Wouri. Ce contrat, attribué le 26 août 2024, a été validé selon les dispositions de l’article 109 du Code des marchés publics, et a reçu l’approbation de la Présidence de la République.

Le projet comprend la construction d’un quai principal de 2 x 2 voies avec un terre-plein central sur 3 900 mètres, ainsi que deux boulevards urbains de 2 x 2 voies pour relier la voie au rond-point Maetur sur 1 700 mètres. Des voies annexes et des bretelles permettront de relier les quartiers environnants, facilitant ainsi la mobilité des habitants.

Un projet pour désengorger le centre-ville

L’objectif principal de cet aménagement est de faciliter l’accès au centre-ville pour les populations des arrondissements de Douala 5 et Douala 3, qui subissent les effets des embouteillages chroniques. En plus des infrastructures routières, le projet prévoit des espaces marchands, des belvédères et des débarcadères, pour dynamiser l’économie locale.

Un financement inédit par CFHEC

La particularité de ce projet réside dans son mode de financement. En effet, CFHEC prendra en charge les coûts des travaux, estimés à 41,4 milliards de FCFA, sous forme de prêt à la Communauté urbaine de Douala (CUD). Les modalités précises de cet emprunt, telles que les taux et délais de remboursement, n’ont pas encore été dévoilées.

Des travaux sur 24 mois

Les travaux devraient durer 24 mois, avec une garantie standard de 12 mois après livraison, et une garantie décennale pour les ouvrages d’art. Ce projet s’ajoute à une série de chantiers menés par CFHEC au Cameroun, notamment la réalisation de l’autoroute Douala-Yaoundé, dont la deuxième phase a récemment démarré pour un coût total avoisinant les 900 milliards de FCFA.

L’Allemagne investit 3,2 milliards de FCFA pour promouvoir l’agriculture durable au Cameroun

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Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) finance un projet de 3,2 milliards de FCFA pour encourager la transition vers des systèmes agricoles durables au Cameroun. Ce projet, d’une durée de quatre ans, vise à renforcer les processus de transformation agricole pour un développement plus respectueux de l’environnement et des populations.

Un engagement financier pour une agriculture plus durable au Cameroun

Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), via la Coopération allemande (GIZ), a lancé au Cameroun le projet global Systèmes et politiques agricoles durables (AgSys). Ce programme, financé à hauteur de 3,2 milliards de FCFA (soit 5 millions d’euros), s’étendra sur une période de quatre ans (2023-2027) et a pour objectif de transformer durablement le système agricole camerounais.

Ce projet repose sur une approche intégrée, combinant les partenariats existants avec de nouvelles initiatives de conseil politique pour accompagner la transformation agricole. En effet, les systèmes agroalimentaires actuels peinent à relever le défi de fournir des aliments à la fois sains et abordables tout en respectant les limites de la planète, soulignant la nécessité de repenser les pratiques agricoles.

Des blocages à surmonter dans les réformes agricoles

Pour échanger sur les normes de qualité en agriculture durable, une trentaine d’acteurs du secteur public, privé, ainsi que de la société civile et des chercheurs, se sont réunis en atelier à Douala du 30 septembre au 1er octobre 2024. Cet événement visait à identifier les blocages qui freinent la mise en œuvre des réformes nécessaires à l’agriculture durable au Cameroun.

Selon Marthe Epassy, conseillère technique du projet AgSys-GIZ, « l’objectif de l’atelier était de repérer les obstacles au niveau des cadres réglementaires et politiques qui empêchent la promotion de l’agriculture durable ». Parmi les réformes en cours figurent notamment la loi sur l’agriculture biologique, adoptée en 2023, et la loi sur les semences de 2001, devenue obsolète, en plus des textes d’application de la loi interprofessionnelle qui restent attendus.

Un projet structuré autour de cinq systèmes clés

Le projet AgSys s’attaque à ces enjeux en intervenant sur cinq systèmes principaux :

1.  Le système politique, avec des cadres réglementaires durables et inclusifs.
2.  Le système productif, en soutenant les interprofessions et les PME pour rendre visibles et accessibles les produits issus d’une filière durable.
3.  La commercialisation, qui s’appuiera sur un système de contrôle de qualité pour les produits agricoles durables, tant sur les marchés nationaux qu’internationaux.
4.  Le financement, via des institutions de microfinance, pour faciliter l’accès des groupes vulnérables à des crédits agricoles compétitifs.
5.  Les infrastructures collectives et la gouvernance des systèmes alimentaires, avec une attention particulière portée aux questions de genre, à la digitalisation et au développement institutionnel.

Des défis et des perspectives pour l’agriculture camerounaise

La validation des réformes reste freinée par une compréhension différenciée des enjeux par les divers acteurs et par des jeux d’intérêts selon le GIZ. Toutefois, l’approche d’AgSys est d’impliquer fortement les acteurs du changement, afin de faire avancer ces lois essentielles pour le développement d’une agriculture durable.

Ce projet ambitieux vise à augmenter durablement la production agricole, à améliorer l’environnement des infrastructures collectives et à favoriser une gouvernance plus efficace des systèmes alimentaires camerounais. Grâce au soutien financier de l’Allemagne et à la collaboration entre les acteurs locaux et internationaux, l’agriculture camerounaise pourrait devenir un modèle de durabilité et de résilience.

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