Monday, June 1, 2026
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PROMETAL ça chauffe : Quand les accidents de travail deviennent une tragique habitude

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PROMETAL
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Le 13 janvier 2026, vers 18h30, une nouvelle tragédie est venue endeuiller Prometal, l’entreprise métallurgique basée dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Une déflagration causée par une surpression d’air dans le conduit de l’unité de traitement des fumées de l’usine Prometal 3 a coûté la vie à Franck Saah Tene et blessé deux autres ouvriers. Cette fois encore, la direction de l’entreprise a déployé sa communication habituelle : condoléances, assistance psychologique, promesse d’enquête. Mais ce nouveau drame pose une question qui ne peut plus être éludée : combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que la sécurité des travailleurs ne devienne une priorité réelle et non un simple slogan ?

Parce que, ce décès n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série noire qui transforme progressivement Prometal en symbole d’une gestion industrielle où le profit semble primer sur la vie humaine. Depuis plus d’une décennie, les accidents s’enchaînent dans cette entreprise qui se présente pourtant comme le fer de lance de l’industrie sidérurgique camerounaise et subsaharienne.

Une chronologie macabre

Remontons le fil de cette tragédie annoncée. En septembre 2021, le jeune Mbayi perd la vie dans des circonstances dramatiques. Victime d’une chute en hauteur sur un site nouvellement acquis par l’entreprise, cet ouvrier laisse derrière lui une famille en détresse et des collègues traumatisés. A l’époque, une controverse avait éclaté entre la direction et les employés sur les conditions exactes du décès. Des témoignages évoquaient même la confiscation des téléphones portables pour empêcher toute fuite d’images, une pratique qui en dit long sur la volonté de l’entreprise de contrôler l’information.

Le 2 janvier 2023, un violent incendie s’est déclaré vers 14h00 à Prometal 3, l’une des cinq usines de la société. Les flammes ont ravagé de vastes sections de l’entreprise, détruisant d’importants stocks de matières premières. Si l’entreprise s’est félicitée qu’aucune perte en vie humaine n’ait été enregistrée, cet accident aura révélé pourtant des failles graves dans les dispositifs de prévention des incendies. Comment une entreprise de cette envergure, qui génère plus de 10 milliards de FCFA de recettes fiscales annuelles, peut-elle subir un tel sinistre sans que des questions sérieuses ne soient posées sur ses normes de sécurité ?

Mais l’histoire tragique de Prometal remonte encore plus loin. En juin 2010, par exemple, une explosion de four de métal fondu a laissé quatre ouvriers avec des brûlures au troisième degré, marquant le début d’une longue série de manquements en matière de sécurité. Quinze ans plus tard, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets mortels.

Une direction sourde aux alertes

Comment expliquer qu’une entreprise capable d’investir 57 milliards de FCFA dans de nouvelles usines ultramodernes et de promettre 1 milliard pour la construction d’un centre de secours des sapeurs-pompiers soit incapable de garantir la sécurité de ses propres employés ? Cette contradiction révèle une stratégie cynique : on achète la paix sociale et l’image de marque en finançant des infrastructures publiques, tout en maintenant à l’intérieur des murs un climat de pression où la productivité l’emporte sur la vie humaine.

Les témoignages d’ouvriers qui parviennent à filtrer malgré la chape de plomb imposée par l’entreprise parlent de conditions de travail précaires, d’équipements vétustes poussés à bout, de cadences infernales et d’une culture d’entreprise où porter les équipements de protection individuelle semble être une option secondaire face au rendement. Dans une industrie aussi dangereuse que la métallurgie, où les fours atteignent des températures de plus de 1000°C et où la moindre défaillance peut être mortelle, ces négligences sont criminelles.

Chaque fois qu’un accident survient, le même scénario se répète. La direction publie une note aseptisée exprimant sa « profonde douleur » et sa « compassion ». Elle annonce des « diligences recommandées », une « assistance psychologique » et une information « des autorités pour les enquêtes d’usage ». Mais que deviennent ces enquêtes ? Aboutissent-elles à des sanctions ? Conduisent-elles à des changements réels dans les pratiques de l’entreprise ? Les silences qui suivent ces communiqués sont éloquents.

La note d’information du 14 janvier 2025 concernant le décès de Franck Saah Tene est un modèle du genre. On y apprend qu’une « surpression d’air » a engendré une « déflagration ». Mais pourquoi cette surpression s’est-elle produite ? Les équipements étaient-ils conformes aux normes ? Les procédures de maintenance étaient-elles respectées ? Les ouvriers avaient-ils été formés aux risques spécifiques de cette installation ? Toutes ces questions essentielles restent sans réponse dans une communication qui semble davantage préoccupée par la gestion de l’image que par la recherche de la vérité.

Une négligence systémique

La répétition de ces accidents ne peut plus être considérée comme une fatalité. Elle traduit une négligence systémique de la direction de Prometal, qui n’a manifestement pas su tirer les leçons des drames précédents. Quinze ans après la première explosion mortelle de 2010, les mêmes types d’accidents continuent de se produire : explosions de fours, défaillances dans les systèmes de traitement des fumées, incendies. Ce n’est plus de la malchance, c’est de l’incompétence ou, pire encore, de l’indifférence.

Dans le secteur de la métallurgie, les risques sont connus et documentés. Les explosions peuvent survenir lors du contact entre le métal en fusion et de l’eau, les surpressions dans les conduits de fumée sont des dangers identifiés, les fours électriques nécessitent une maintenance rigoureuse et des systèmes de sécurité redondants. Toutes ces connaissances existent, des normes internationales ont été établies, des formations sont disponibles. Le problème n’est donc pas technique, il est managérial et culturel.

Prometal se présente volontiers comme « le fer Made in Cameroon », comme le leader de la sidérurgie-métallurgie en Afrique centrale, comme une fierté nationale. L’entreprise a même eu l’honneur de recevoir le Premier ministre Joseph Dion Ngute pour l’inauguration de ses usines Prometal 4 et 5 en janvier 2024. A cette occasion, le chef du gouvernement avait salué l’entreprise comme « le prototype de l’entreprise privée pour laquelle les pouvoirs publics ne ménagent aucun effort ». Mais que vaut cette fierté si elle se construit sur des vies brisées ?

Un impératif de responsabilité

Les accidents de travail chez Prometal ne sont pas seulement un problème pour l’entreprise et ses employés. Ils constituent une question de santé publique, de respect du droit du travail et d’image du Cameroun en matière de sécurité industrielle. Comment le pays peut-il attirer des investissements étrangers et se positionner comme une destination fiable pour l’industrie si ses fleurons nationaux ne respectent pas les normes minimales de sécurité ?

L’Inspection du Travail, le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, le ministère de l’environnement, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale : toutes ces institutions ont un rôle à jouer pour mettre fin à cette hécatombe. Il ne s’agit plus de visites de courtoisie ou d’enquêtes qui se perdent dans les méandres administratifs. Il faut des audits indépendants, des contrôles inopinés, des sanctions lourdes en cas de non-conformité et un suivi rigoureux de la mise en œuvre des recommandations.

Les syndicats et les représentants des travailleurs doivent également pouvoir jouer leur rôle sans crainte de représailles. Dans une entreprise où, selon certains témoignages, les téléphones peuvent être confisqués pour éviter la diffusion d’images compromettantes, il est légitime de s’interroger sur la liberté réelle dont disposent les employés pour dénoncer les situations dangereuses.

Combien de vies vaut le métal fondu ?

Cette question, aussi provocante soit-elle, mérite d’être posée. Chaque lingot de fer qui sort des usines de Prometal a-t-il un prix en vies humaines ? L’entreprise affiche une production annuelle de 300 000 tonnes de produits ferreux. Elle génère des recettes fiscales considérables qui sont passées de 500 millions à plus de 10 milliards de FCFA par an. Elle emploie des centaines de personnes et contribue indéniablement à l’économie nationale. Mais tout cela justifie-t-il que des ouvriers continuent de mourir dans des conditions qui auraient pu être évitées ?

Franck Saah Tene, Mbayi, et tous les autres dont les noms n’ont peut-être même pas été rendus publics, n’étaient pas de simples statistiques. C’étaient des pères, des fils, des frères, des soutiens de famille qui allaient travailler chaque matin en espérant rentrer le soir. Ils méritaient de pouvoir exercer leur métier dans des conditions qui garantissent leur intégrité physique. Ce n’est pas une faveur, c’est un droit fondamental.

La direction de Prometal doit comprendre que les notes de condoléances ne suffisent plus. L’assistance psychologique aux familles, aussi nécessaire soit-elle, ne ramènera pas les disparus. Ce qu’attendent les travailleurs, les familles et la société camerounaise, ce sont des actes concrets : un audit complet et indépendant de toutes les installations, une révision des procédures de sécurité, une formation systématique de tous les employés aux risques spécifiques de leurs postes, une maintenance préventive rigoureuse des équipements, et surtout un changement radical de culture d’entreprise.

Il est temps que l’inspection du travail et les autorités compétentes imposent un moratoire sur certaines opérations jusqu’à ce que toutes les mesures de sécurité nécessaires soient mises en place. Il est temps que les responsables de ces accidents répétés soient identifiés et sanctionnés. Il est temps que la vie des travailleurs camerounais cesse d’être le prix à payer pour la croissance d’une entreprise, aussi stratégique soit-elle pour l’économie nationale.

Le Cameroun mérite une industrie moderne et performante, mais pas au prix du sang de ses enfants. Prometal peut et doit faire mieux. La série noire doit s’arrêter. Maintenant.

Révolution urbaine :Les femmes à l’honneur dans les métiers de la ville

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Révolution Urbaine
le Ministre de l'Habitat et du Développement Urbain

Le 13 janvier 2026, l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé a été le théâtre d’un événement marquant : le lancement d’Urban’Her, une initiative avant-gardiste co-présidée par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, et le Ministre de la Femme et de la Famille.

 Ce programme ambitieux s’inscrit dans le cadre du Projet Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), piloté par Expertise France et soutenu par l’Union Européenne. Il représente un tournant dans la transformation des territoires camerounais vers une planification durable et inclusif.

Urban’Her répond à la dynamique de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), un réseau qui regroupe écoles, institutions publiques, partenaires multilatéraux et acteurs de la société civile. Destinée aux étudiantes des établissements phares comme l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP), l’Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA), et l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY). Cette initiative aspire déjà à devenir un vivier de talents féminins pour le secteur urbain.

Le programme se décline en un cours interdisciplinaire de trois heures, organisé en trois « escales » éducatives, permettant aux participantes d’explorer les subtilités de la planification urbaine. L’objectif est de faire découvrir cette discipline comme un processus global, intégrant durabilité et innovation numérique, tout en développant une compréhension critique face aux enjeux actuels : urbanisation rapide, tensions foncières et impacts des changements climatiques.

Les trois escales de la découverte urbaine

Pour ce faire, on tablera sur trois aspects : les Fondements de la Planification qui abordent les raisons pour lesquelles la planification est essentielle, mettant en avant la complémentarité des métiers tels que l’urbanisme, l’ingénierie et la sociologie. Des illustrations concrètes, comme les inondations et les inégalités territoriales au Cameroun, ancrent la réflexion dans la réalité locale. Le deuxième aspect concernera les outils nationaux et locaux tels que les Plans d’Occupation des Sols (POS) et les Plans de Développement Urbain (PDU). Elle aborde aussi des problématiques comme l’urbanisation désordonnée et le besoin de meilleures synergies entre acteurs pour une mise en œuvre efficace des projets. Enfin, il s’agira d’explorer l’importance des outils numériques dans la planification. Les instruments du PUC facilitent la transparence et l’engagement citoyen. Un exercice interactif permet aux participantes de projeter leur vision d’une ville en 2050, concluant sur une note inspirante : « L’avenir du Cameroun se dessine dès aujourd’hui, et vous en êtes les architectes. »

Changement structurel

L’implication hors du commun des ministres souligne l’engagement du gouvernement envers un futur où les femmes jouent un rôle clé dans les dynamiques urbaines. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans les grandes orientations du Président de la République Paul Biya, qui prône un septennat centré sur l’implication des femmes et des jeunes. Les jeunes leaders formées par Urban’Her qui se positionne comme un acteur essentiel dans la transition vers des villes résilientes, devront être prêts à œuvrer pour des villes camerounaises plus viables et équitables.

Nouvel Élan pour la Formation des Enseignants :Les Concours des Écoles Normales Supérieures de nouveau sur orbite

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Écoles Normales Supérieures
Écoles Normales Supérieures

Après trois années de suspension, ces concours reprendront au cours de cette année académique 2025-2026. Le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres académiques, l’a révélé dans un communiqué daté du 13 janvier 2026. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le gouvernement pour revitaliser la formation des enseignants à l’échelle nationale.

Le retour tant attendu des concours d’entrée dans les Écoles Normales Supérieures (ENS) et les Écoles Normales supérieures de l’Enseignement Technique (ENSET) est enfin annoncé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le gouvernement pour revitaliser la formation des enseignants à l’échelle nationale. Pour encadrer ce retour, le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) a publié 32 arrêtés précisant les modalités d’inscription et les conditions d’admissibilité. Les candidats sont tenus de soumettre un dossier complet comprenant le formulaire d’inscription, des copies de diplômes certifiées, une attestation de nationalité camerounaise, des pièces d’identité et, le cas échéant, des justificatifs médicaux. Il est impératif que les dossiers soient complets, car toute candidature incomplète sera automatiquement rejetée.

Les critères d’admissibilité sont clairs : les candidats doivent détenir les diplômes requis en fonction du cycle choisi et respecter l’âge maximum fixé par la réglementation. De plus, l’intégrité et la moralité des documents soumis sont scrupuleusement vérifiées. Jacques Fame Ndongo exhorte les candidats à se familiariser avec les arrêtés afin de préparer leurs dossiers avec diligence.

Il faut dire que ces concours, suspendus depuis 2023 en raison de contraintes budgétaires, avaient été remplacés par une admission simplifiée qui a soulevé des préoccupations d’équité et d’intégration au sein de la Fonction publique. Lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2025, le président Paul Biya a réaffirmé la nécessité de relancer ces concours, soulignant que l’accès à la formation et à l’emploi pour la jeunesse est une priorité stratégique de son nouveau septennat.

La reprise des concours s’inscrit dans un contexte de chômage élevé chez les jeunes, où l’accès à une formation qualifiante et à des emplois publics représente un défi essentiel. Cette décision est perçue comme une volonté présidentielle d’apporter des solutions concrètes à l’insertion professionnelle des jeunes Camerounais, leur offrant ainsi de nouvelles perspectives d’avenir.

Hadj 2026 : De nouvelles pour les pèlerins Camerounais

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À l’approche du Hadj 2026, les conditions d’accès au pèlerinage à La Mecque se complexifient, touchant tout particulièrement les pèlerins camerounais. L’Arabie Saoudite intensifie ses exigences en matière de santé, digitalisation des procédures et critères d’octroi de visas, dans le but d’organiser efficacement l’arrivée de millions de fidèles dans les lieux saints.

Le communiqué du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, daté du 15 janvier 2026, souligne l’importance d’un bilan médical exhaustif pour tous les candidats au pèlerinage. Ce bilan doit être validé sur la plateforme numérique Nusuk, rendant son obtention impérative pour l’octroi du visa. Ces mesures visent à prévenir des situations de crise telles que les malaises dus à la chaleur et à la fatigue, que l’on a déjà observées lors des éditions précédentes.

Les nouvelles conditions stipulent que seuls les pèlerins en bonne forme physique et mentale seront autorisés à participer. Seront déclarés inéligibles ceux souffrant de maladies graves telles que : l’insuffisance rénale; des Pathologies cardiaques sévères, y compris l’hypertension avancée ; Maladies pulmonaire comme la tuberculose; des Problèmes hépatiques ; Troubles neurologiques ou psychiques ; les cancers; le diabète non contrôlé; les Maladies contagieuses. L’âge avancé, associé à une perte d’autonomie est egalement considere comme un critère à respecter. De plus, les femmes enceintes de plus de six mois ou avec des grossesses à risque, ainsi que les personnes ayant été touchées par la Covid-19 en 2025, devront reporter leur pèlerinage.

Détails logistiques et tarification

La clôture des inscriptions pour le Hadj 2026 a eu lieu le 15 décembre 2025, via un système centralisé qui s’est automatiquement fermé une fois le quota atteint, comme l’a précisé Paul Atanga Nji dans son annonce d’août 2025. Pour cette année, le coût du pèlerinage est fixé à 3 262 620 FCFA, inchangé par rapport à l’année précédente.

Ce tarif pourrait cependant être réduit grâce aux subventions présidentielles, en place depuis 2019. En 2025, le président Paul Biya avait dégagé 1,5 milliard FCFA pour réduire les frais de 350 000 FCFA par pèlerin, un effort similaire à celui de 2024. Il ne reste plus quà officialiser le nombre exact de pèlerins camerounais qui prendront part au Hadj 2026.

Il convient de dire à ce sujet que la grande modification des conditions d’accès au Hadj 2026 va dans le sens d’un engagement de l’Arabie Saoudite en vue des pèlerinages plus sûrs et mieux organisés.

Marché Unique Africain :Défis et Opportunités de la ZLECAf au Cameroun en 2026

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Marché Unique Africain
Marché Unique Africain

À l’aube de l’année 2026, l’Afrique se trouve à la croisée des chemins face à des enjeux économiques majeurs. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) se dessine comme un levier essentiel pour catalyser une dynamique commerciale inédite sur le continent, avec le Cameroun en figure de proue. Le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique (CAVIE) s’affirme comme l’observateur clé de cette transformation, visant à convertir les promesses d’intégration en résultats concrets pour les acteurs économiques.

Le marché unique africain, fort d’un potentiel de 1,3 milliard de consommateurs et d’un PIB combiné excédant les 3 000 milliards de dollars, ambitionne une augmentation significative des échanges intra-africains, actuellement limités à seulement 12 % du commerce total. Pour y parvenir, l’accord de la ZLECAf projette la suppression progressive des droits de douane sur 90 % des biens échangés et l’harmonisation des normes commerciales. Des Nations comme la Tunisie perçoivent déjà des perspectives de croissance prometteuses, mais le cas du Cameroun mérite une attention particulière, partant du fait que ce pays se positionne comme un leader régional. Grâce à ses exportations croissantes dans le cadre de la ZLECAf, le Cameroun illustre comment une stratégie d’intégration proactive peut favoriser le commerce et attirer les investissements. Le CAVIE, en tant qu’entité dédiée à la surveillance économique, joue un rôle crucial en offrant des analyses détaillées des évolutions réglementaires et des fluctuations du marché. Cela permet aux entreprises camerounaises de mieux anticiper les réformes et de sécuriser leurs engagements.

Défis à surmonter pour un commerce intra-africain dynamique

Néanmoins, la route vers une intégration commerciale harmonieuse est entravée par plusieurs défis. Les infrastructures logistiques, souvent dans un état dégradé, nécessitent une mise à jour urgente, tandis que les barrières non tarifaires persistent, freinant l’élan du commerce. Le CAVIE se positionne comme un partenaire stratégique pour lever ces obstacles, guidant les entreprises avec des données précises et des insights précieux pour naviguer dans cet environnement complexe.

La mise en œuvre des initiatives de la ZLECAf se matérialise notamment par des dialogues constructifs avec des organismes comme la Commission économique pour l’Afrique (CEA). En ce début d’année 2026, ces discussions visent à renforcer l’intégration sur le continent et à envisager des solutions novatrices pour des échanges plus fluides.

Perspectives d’avenir

L’engagement de l’Union Africaine en faveur de la ZLECAf comme moteur de croissance se renforce. Avec le soutien d’institutions financières, des initiatives concrètes sont mises en place pour favoriser la transformation numérique et la production locale. Le Cameroun, en tant que modèle d’application des principes de la ZLECAf, inspire d’autres pays, notamment la Côte d’Ivoire, qui engage un processus de partage d’expérience en termes de stratégies d’exportation. La vision d’atteindre 50 % des échanges intra-africains d’ici 2030 est ambitieuse mais réalisable, à condition d’optimiser les efforts en matière d’infrastructure, d’harmonisation des règlements et de création de synergies économiques au sein des pays partenaires.

En somme, l’année 2026 sera déterminante pour le Cameroun et pour l’Afrique dans son ensemble. En ce sens, la ZLECAf représente un cadre novateur et prometteur pour l’émergence d’une économie intégrée qui pourrait transformer le paysage commercial africain.

Modernisation du Transport Public en Tunisie : Un Nouvel Horizon en 2026

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nouveaux bus
nouveaux bus

Face à une infrastructure vieillissante et une demande croissante, la Tunisie s’engage pour un avenir plus efficace de son système de transports en commun. Au courant de cette année 2026, un vaste programme d’acquisition de nouveaux bus sera lancé, marquant un tournant décisif pour améliorer le service public.

Avec des années de sous-investissement ayant fragilisé le service de transport public, la Tunisie se prépare à une transformation majeure de son infrastructure. Le gouvernement a annoncé la mise en circulation de 1082 nouveaux bus. Un projet ambitieux visant à revitaliser le parc automobile national et à répondre aux besoins croissants des usagers. Ce plan, dévoilé lors d’un Conseil ministériel restreint le 12 janvier 2026, se déploiera en plusieurs phases. Dans un premier temps, 461 bus seront mis en service au cours de ce premier trimestre de l’année. Suivra l’intégration de 621 autres unités gérées par les sociétés régionales de transport et la Société nationale de transport interurbain (SNTRI).

Une Réponse aux Défis Actuels

Le ministre des Transports, Rachid Amri, souligne que cette initiative s’attaque directement aux lacunes accumulées par des politiques antérieures inefficaces, qui ont conduit à une détérioration des infrastructures. Les efforts de renouvellement visent à pallier l’augmentation des coûts d’entretien ainsi qu’à stimuler des investissements nécessaires pour moderniser le réseau.

En plus de l’achat de nouveaux bus, le programme intègre des mesures structurelles telles que la création d’un programme de maintenance, la digitalisation des services pour améliorer l’expérience utilisateur et l’optimisation des systèmes d’information.

Une Vision Globale pour la Mobilité

Le plan de restructuration ne se limite pas à la route. Il englobe également le secteur ferroviaire avec des projets d’extension du parc de trains et des infrastructures. En janvier 2025, la mise en service de la ligne D du réseau ferroviaire rapide (RFR) a marqué un jalon important, reliant la banlieue ouest de Tunis à Gobaa. D’autres lignes, comme les lignes C et F, sont en cours de négociations pour enrichir le réseau.

Un Appel à l’Intégration du Secteur Privé

Pour réussir cette transition, les observateurs mettent en avant la nécessité d’une réorganisation du secteur privé, devenu essentiel pour les services de transport en Tunisie. La collaboration entre acteur public et privé sera déterminante pour créer un système de transport viable et efficace.

Dynamisation de son aviation: L’Éthiopie se dote d’un aéroport futuriste

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aéroport futuriste
aéroport futuriste

La révolution aérienne en Éthiopie est engagée. Elle passera par la construction d’un nouvel aéroport ambitieux, destiné à surpasser toutes les infrastructures africaines et à propulser sa compagnie nationale vers de nouveaux sommets. Les travaux de cette infrastructure ont déjà été lancés.

Dans un virage stratégique pour le secteur aérien africain, l’Éthiopie a officiellement lancé les travaux de l’aéroport international de Bishoftu. Ce projet colossal, dont l’achèvement est prévu pour 2030, vise à faire de cet aéroport le plus grand du continent. Situé à une quarantaine de kilomètres au Sud-Est d’Addis-Abeba, cet investissement s’inscrit dans le cadre des ambitions de l’Éthiopie de devenir un hub aérien intercontinental.

Un projet colossal

Avec ses quatre pistes capables d’accueillir jusqu’à 270 appareils, l’aéroport a été conçu pour traiter 60 millions de passagers annuels dans sa première phase. À terme, sa capacité grimpera jusqu’à 110 millions, marquant ainsi un tournant considérable par rapport à l’aéroport international de Bole, qui devrait atteindre ses limites opérationnelles dans les années à venir. Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que ce nouvel aéroport renforcera la compétitivité d’Ethiopian Airlines, tout en facilitant la connectivité au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Un financement stratégique

Le coût estimé du projet dépasse 12,5 milliards de dollars, dont 30 % seront financés par Ethiopian Airlines. La Banque Africaine de Développement (BAD) joue également un rôle clé, s’étant engagée à mobiliser 500 millions de dollars, sous réserve de l’approbation de son Conseil d’Administration. L’institution prévoit également de lever 8 milliards de dollars par le biais d’emprunts pour soutenir cette infrastructure cruciale.

Une réponse à la croissance du secteur

La construction de cet aéroport s’inscrit dans un contexte de boom du transport aérien en Afrique. Selon l’Association du Transport Aérien International (IATA), le trafic aérien sur le continent devrait croître de 4,1 % par an dans les deux prochaines décennies. Alors que l’Afrique cherche à diversifier ses infrastructures aéroportuaires, le projet de Bishoftu pourrait devenir un modèle pour d’autres grands travaux sur le continent. Cependant, le secteur reste confronté à des défis économiques importants, étant donné que les compagnies africaines affichent encore des résultats financiers moins brillants que leurs homologues mondiales.

CCA Bank : Un partenariat stratégique pour impulser l’industrie minière en Afrique Centrale

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CCA BANK
CCA BANK

En concluant deux accords financiers d’une valeur totale de 34,1 milliards de FCFA en collaboration avec un consortium de banques pour soutenir des initiatives cruciales au Cameroun et en République du Congo, le Crédit Communautaire d’Afrique (CCA), dirigé par l’homme d’affaires Albert Nkemla, se positionne comme un acteur clé dans le financement des projets miniers en Afrique Centrale.

Des projets ambitieux en ligne de mire

CCA Bank a été sélectionné, au sein d’un consortium de trois établissements bancaires, pour participer au financement du développement du champ pétrolier terrestre de Mengo Kundji Bindi II, conduit par Trident OGX Congo. Avec une contribution de 30 milliards de FCFA dans un budget global de 200 milliards de FCFA, cette initiative marque un tournant dans les investissements pétroliers de la région. C’est aussi le signal d’un engagement croissant des institutions financières locales dans les projets d’envergure.

Un rôle central dans le pool bancaire

Trident OGX Congo a délégué à la Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA Bank) la responsabilité d’organiser le financement. Dans cette dynamique, BGFIBank Congo, Ecobank Congo, et Crédit du Congo faisaient initialement partie du pool. Mais en raison de délais décisionnels importants, Ecobank et Crédit du Congo ont été remplacés par CCA Bank. Cette évolution souligne l’agilité et l’efficacité de CCA Bank face à des concurrents plus établis.

L’intuition de la BEAC

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a été interpellée pour activer son “Guichet spécial de refinancement”, question de soutenir cette initiative. Il faut dire que ce mécanisme est essentiel pour des financements d’investissement productif, permettant de mobiliser des ressources à des conditions avantageuses. Selon les règles en vigueur, le refinancement ne doit pas dépasser 60% du coût global du projet. Au final, la BEAC a approuvé la demande de 95 milliards de FCFA, offrant à CCA Bank l’opportunité d’affirmer sa présence dans un secteur en pleine expansion.

Des perspectives prometteuses

En complément de ce projet, CCA Bank s’engage également à financer la construction de la mine de fer de Grand Zambi, en collaboration avec la société G-Stone, dirigée par le milliardaire Dieudonné Bougne. Une injection de 4,1 milliards de FCFA est prévue. Un autre pan qui viendra renforcer la position de Cca Bank au sein du paysage minier.

Une montée en puissance

Fondée en 1997, CCA Bank a connu une trajectoire impressionnante, évoluant d’une société coopérative d’épargne à une banque universelle reconnue. Aujourd’hui, elle occupe le 8ème rang sur les 19 banques que compte le Cameroun, notamment en ce qui est de l’encours des crédits, avec une part de marché de 6,17%. Son moteur de croissance se reflète également dans son bilan annuel, affichant une hausse significative de 46,7% de son résultat net.

Dans un contexte économique en mutation, CCA Bank démontre une résilience et une vision audacieuse, essentielle pour le développement des secteurs porteurs en Afrique Centrale.

Stabilisation des Prix des Carburants au Nigeria : Dangote Refinery, une Initiative Stratégique 

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Dangote Refinery
Dangote Refinery

Dans un contexte énergétique où la demande dépasse l’offre, le Nigeria fait face à des fluctuations des prix des carburants exacerbées par la suppression des subventions en 2023. Face à cette réalité, les autorités et les entreprises privées, parmi lesquelles la raffinerie Dangote, se mobilisent pour instaurer un cadre plus stable sur le marché des carburants.

L’engagement de Dangote pour la stabilité des prix

David Bird, Directeur Général de Dangote Refinery, a affirmé que l’entreprise s’engage à stabiliser les prix des carburants au Nigeria. C’était tout récemment lors d’une intervention publique à Lagos. Cette déclaration, relayée le 15 janvier, souligne le désir du gouvernement nigérian de rétablir un équilibre dans un marché devenu imprévisible. Bird a comparé la volatilité des prix des carburants au Nigeria à celle observée en Australie, où les tarifs peuvent changer plusieurs fois par jour : « Notre objectif est donc d’instaurer de la stabilité, dans une fourchette de référence internationale », a-t-il déclaré.

Stratégies pour minimiser les risques

Pour atteindre cet objectif, Dangote Refinery mise sur la production locale afin de réduire la dépendance aux prix mondiaux du pétrole. Avec un ajustement à la baisse de ses prix de gros, la raffinerie a réussi à augmenter sa capacité de production à une moyenne impressionnante de 32 millions de litres d’essence par jour en décembre 2025, contre 23,52 millions un mois auparavant, selon la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA).

La raffinerie, avec une capacité de traitement de 650 000 barils par jour, privilégie également le traitement local du pétrole brut, ce qui permet de raccourcir la chaîne d’approvisionnement et de réduire les coûts.

Vers une vente directe et une réorganisation du marché

Dans le cadre de ses efforts, Dangote a lancé en juin 2025 une initiative innovante : la vente directe de produits pétroliers raffinés aux stations-service, aux industriels et autres grands consommateurs, en contournant les distributeurs traditionnels. Cette approche novatrice vise à garantir un approvisionnement plus efficace et une réduction des coûts liés à la distribution. Cependant, cette initiative n’a pas été sans controverses. Plusieurs distributeurs indépendants ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences potentielles sur les circuits de distribution établis.

In fine

La raffinerie Dangote s’affirme ainsi comme un acteur clé dans la redéfinition du paysage pétrolier nigérian. En mettant l’accent sur la production locale et la vente directe, elle aspire à réduire les effets néfastes de la volatilité des prix des carburants, contribuant ainsi à une meilleure sécurité énergétique pour le Nigeria.

32ème Assemblée générale du CERAC : Un bilan élogieux et un nouvel élan pour 2026

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CERAC

Le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), présidé par la Première Dame Chantal Biya, a tenu sa 32ᵉ Assemblée générale au siège de l’organisation. L’événement a permis de dresser le bilan des actions menées en 2025 et de tracer les perspectives pour l’année nouvelle, confirmant le rôle central du CERAC dans la promotion de la solidarité et du développement social au Cameroun.

Le siège du CERAC a vibré, le mercredi 14 janvier 2026, au rythme de la solidarité. Entre bilans chiffrés et témoignages de terrain, cette 32e session s’est ouverte dans un climat de détermination. Pour les membres de cette association, il ne s’agissait pas seulement de célébrer les acquis, mais de répondre avec plus de précision aux défis sanitaires et éducatifs qui touchent les zones les plus reculées du pays.

Aussi, c’est dans une atmosphère empreinte de solidarité et d’engagement que s’est tenue cette rencontre statutaire, sous la direction de Grace Dion Ngute, qui a permis de faire le point sur les actions menées en 2025 et de tracer les perspectives pour l’année qui s’ouvre.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent de la vitalité de cette association caritative créée il y a plus de trois décennies. Au cours de l’année 2025, le CERAC a enregistré des résultats particulièrement significatifs qui marquent une nouvelle étape dans son action en faveur des populations vulnérables.

En effet, le rapport d’activités présenté révèle une année particulièrement intense. Le taux de réalisation des projets a dépassé les 75%, un pourcentage qui traduit non seulement l’efficacité opérationnelle de l’organisation, mais aussi la mobilisation exemplaire de ses membres autour de la vision humanitaire de la Première Dame. Plus de 6000 bénéficiaires directs ont été touchés à travers des actions diversifiées couvrant les domaines social, sanitaire et éducatif. Une approche multisectorielle qui permet au CERAC de répondre aux besoins variés des populations les plus démunies à travers tout le territoire national.

Dans le secteur de l’éducation, plus de 9000 élèves ont bénéficié d’un appui scolaire sous diverses formes : fournitures scolaires, kits pédagogiques, équipements informatiques, mobiliers scolaires. Cette contribution est venu alléger les charges des familles modestes et offrir aux enfants des conditions d’apprentissage plus favorables. L’éducation demeurant l’un des piliers du développement, le CERAC continue de placer ce secteur au cœur de ses priorités.

CERAC 

Le volet sanitaire n’a pas été en reste. Plusieurs structures de santé ont été réhabilitées à travers le pays, améliorant ainsi l’accès aux soins pour les populations des zones rurales et périurbaines. Ces réhabilitations comprennent généralement la remise à niveau des infrastructures, l’équipement en matériel médical et la fourniture de médicaments essentiels.

L’exhortation de la coordinatrice générale

Dans son allocution, Madame Grace Dion Ngute, coordinatrice générale du CERAC, a rappelé la philosophie qui anime l’action de l’organisation. « Pour Mme Chantal Biya, notre mission est une œuvre de longue haleine, une œuvre sans cesse à poursuivre », a-t-elle souligné, rappelant ainsi que l’action humanitaire n’est jamais achevée tant qu’il existe encore des Camerounais en situation de vulnérabilité.

Lançant par la suite un appel vibrant à l’engagement et à la persévérance, elle a exhorté avec force ses camarades, à resserrer davantage encore leurs rangs, à redoubler d’ardeur au travail. Grace Dion Ngute a alors exprimé le vœu, « que les nouvelles orientations prises, la vigueur et l’enthousiasme de nos membres déterminent davantage encore et encore le CERAC à continuer son action pour une société camerounaise plus équitable, solidaire et inclusive ». 

Un message fort traduit la volonté de cette organisation de ne pas se reposer sur ses acquis, aussi élogieux soient-ils, mais de poursuivre et d’intensifier son action. Il appelle chaque membre du CERAC à une mobilisation renouvelée et à un engagement encore plus ferme en faveur des causes qui sont au cœur de la mission de l’organisation.

Les nouvelles orientations pour 2026

Les travaux de cette Assemblée générale ont été également l’occasion de définir les orientations stratégiques pour l’année 2026. Parmi les priorités retenues, la nécessité de renforcer les synergies institutionnelles occupe une place centrale. Le CERAC entend alors développer des partenariats plus étroits avec les administrations publiques, les collectivités territoriales décentralisées et d’autres organisations de la société civile. Cette approche collaborative permettra de multiplier l’impact des actions menées et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.

Le suivi des projets constitue une autre priorité majeure pour l’année à venir. Au-delà de l’initiation des projets, le CERAC souhaite mettre en place des mécanismes de suivi et d’évaluation plus rigoureux pour s’assurer de la pérennité des réalisations et mesurer précisément leur impact sur les bénéficiaires. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de reddition des comptes et d’amélioration continue.

L’organisation entend également consolider ses acquis dans les domaines où elle a démontré son expertise : l’éducation, la santé, l’assistance aux femmes rurales, le soutien aux personnes déplacées et aux victimes de catastrophes naturelles. Fidèle à sa vocation, le CERAC continuera d’agir sur l’ensemble du territoire national, sans distinction régionale, ethnique ou religieuse.

Une vision pour une société plus inclusive

Il faut relever ici pour le souligner, que l’action du CERAC s’inscrit dans une vision à long terme, celle d’une société camerounaise plus équitable, plus solidaire et plus inclusive. Cette vision, portée par la Première Dame depuis la création de l’organisation en 1995, reste d’une actualité brûlante dans un contexte marqué par les défis socio-économiques et les crises multiformes que traverse le pays. Aussi, l’inclusion sociale, qui figure parmi les objectifs de développement durable, implique que chaque Camerounais, quelle que soit sa condition, puisse avoir accès aux services sociaux de base et participer pleinement à la vie de la nation. C’est précisément cette ambition que poursuit le CERAC à travers ses multiples interventions.

La solidarité, autre pilier de l’action du CERAC, se manifeste concrètement dans la mobilisation des membres de l’organisation, issues de la haute société camerounaise et du corps diplomatique, autour de la cause des plus démunis. Cette communion entre différentes catégories sociales crée des ponts et renforce le tissu social national.

Une œuvre qui perdure

Trente-deux ans après sa création, le CERAC demeure fidèle à sa mission première tout en sachant s’adapter aux réalités changeantes du pays. Cette organisation, déclarée d’utilité publique, comprend un volet diplomatique qui regroupe les épouses des ambassadeurs et hauts-commissaires accrédités au Cameroun, et un volet national composé des membres du gouvernement et assimilés, des responsables d’entreprises publiques et parapubliques, des épouses de membres du gouvernement et des élus du peuple.

Cette diversité des profils enrichit l’action du CERAC et lui permet de mobiliser des compétences variées au service de sa cause. Les assemblées générales annuelles sont l’occasion de renouveler l’engagement de chacune et de rappeler que l’action humanitaire requiert constance et détermination.

Comme l’a souligné la coordinatrice générale, les nouvelles orientations prises lors de cette 32ème Assemblée générale doivent permettre au CERAC de poursuivre, en 2026, des actions durables au service des populations vulnérables. A l’effet de continuer à accompagner l’action sociale du gouvernement et à apporter sa pierre à l’édifice d’un Cameroun plus prospère et plus juste.

L’année 2026 s’annonce donc comme une nouvelle étape dans le long chemin parcouru par le CERAC depuis sa création. Avec un bilan 2025 élogieux et des perspectives ambitieuses pour l’année en cours, l’organisation confirme sa place d’acteur incontournable de l’action humanitaire au Cameroun. Sous l’impulsion de Madame Chantal Biya, Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO, et avec l’engagement renouvelé de ses membres, le CERAC continue d’incarner les valeurs de compassion, de générosité et de solidarité qui font la fierté de la nation camerounaise.

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