Face à une infrastructure vieillissante et une demande croissante, la Tunisie s’engage pour un avenir plus efficace de son système de transports en commun. Au courant de cette année 2026, un vaste programme d’acquisition de nouveaux bus sera lancé, marquant un tournant décisif pour améliorer le service public.
Avec des années de sous-investissement ayant fragilisé le service de transport public, la Tunisie se prépare à une transformation majeure de son infrastructure. Le gouvernement a annoncé la mise en circulation de 1082 nouveaux bus. Un projet ambitieux visant à revitaliser le parc automobile national et à répondre aux besoins croissants des usagers. Ce plan, dévoilé lors d’un Conseil ministériel restreint le 12 janvier 2026, se déploiera en plusieurs phases. Dans un premier temps, 461 bus seront mis en service au cours de ce premier trimestre de l’année. Suivra l’intégration de 621 autres unités gérées par les sociétés régionales de transport et la Société nationale de transport interurbain (SNTRI).
Une Réponse aux Défis Actuels
Le ministre des Transports, Rachid Amri, souligne que cette initiative s’attaque directement aux lacunes accumulées par des politiques antérieures inefficaces, qui ont conduit à une détérioration des infrastructures. Les efforts de renouvellement visent à pallier l’augmentation des coûts d’entretien ainsi qu’à stimuler des investissements nécessaires pour moderniser le réseau.
En plus de l’achat de nouveaux bus, le programme intègre des mesures structurelles telles que la création d’un programme de maintenance, la digitalisation des services pour améliorer l’expérience utilisateur et l’optimisation des systèmes d’information.
Une Vision Globale pour la Mobilité
Le plan de restructuration ne se limite pas à la route. Il englobe également le secteur ferroviaire avec des projets d’extension du parc de trains et des infrastructures. En janvier 2025, la mise en service de la ligne D du réseau ferroviaire rapide (RFR) a marqué un jalon important, reliant la banlieue ouest de Tunis à Gobaa. D’autres lignes, comme les lignes C et F, sont en cours de négociations pour enrichir le réseau.
Un Appel à l’Intégration du Secteur Privé
Pour réussir cette transition, les observateurs mettent en avant la nécessité d’une réorganisation du secteur privé, devenu essentiel pour les services de transport en Tunisie. La collaboration entre acteur public et privé sera déterminante pour créer un système de transport viable et efficace.




