Monday, June 1, 2026
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Maroc ꓽ Entrepreneuriat et emploi

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Maroc ꓽ Entrepreneuriat et emploi
Maroc ꓽ Entrepreneuriat et emploi

Un programme innovant pour booster

En collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), le Maroc met en place un nouveau programme ambitieux pour dynamiser l’entrepreneuriat et faciliter la création d’emplois. Ce programme vise à favoriser l’inclusion financière et à transformer le potentiel entrepreneurial du pays.

Il y a quelques semaines à Rabat, le Programme d’Appui et de Financement de l’Entrepreneuriat pour la Création d’Emplois (PAFE-Emplois) a été lancé lors d’un atelier réunissant des acteurs clés du développement. Accompagné par des représentants de la Banque africaine de développement, d’institutions nationales et de partenaires financiers, ce programme est conçu pour encourager l’entrepreneuriat en offrant des mécanismes de soutien et de financement adaptés.

Le PAFE-Emplois a pour ambitions principales le soutien aux dispositifs publics d’accompagnement, le financement d’un entrepreneuriat inclusif, le renforcement des incitations pour les très petites et moyennes entreprises (TPME), ainsi que l’implémentation d’approches innovantes pour maximiser l’impact sur l’emploi. En mettant l’accent sur la création d’emplois, le programme contribue à établir une culture tournée vers les résultats.

Cette initiative s’intègre au sein de la Feuille de route pour l’emploi du Maroc et de la Stratégie nationale d’inclusion financière, qui visent à instaurer des solutions durables et inclusives pour l’emploi dans le royaume.

Le programme bénéficie également d’un don de l’Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA), facilitant ainsi des subventions pour les femmes entrepreneures afin d’aider à la finalisation de leurs projets et à la levée de fonds nécessaires.

Impact Attendu et Appui Institutionnel

Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, souligne l’importance de lier subventions et investissements à des objectifs d’emploi. Cela permettra de transformer le potentiel entrepreneurial en résultats concrets, tout en soutenant le développement économique durable.

Abdeljalil El Hafre, directeur adjoint du Trésor et des Finances extérieures, estime que ce programme répond à une volonté d’établir l’entrepreneuriat et les TPME comme des leviers centraux pour la création d’emplois formels et durables.

Le lancement du programme a rassemblé plus de 40 participants qui ont discuté de la gouvernance, des mécanismes de financement et des normes environnementales et sociales. Ce dialogue a permis d’identifier les priorités opérationnelles et de tracer une feuille de route commune.

Le PAFE-Emplois reçoit l’appui d’autres institutions, telles que le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, ainsi que de partenaires techniques et financiers, y compris la Banque Allemande de Développement (KFW) et la Banque Islamique de Développement (BID).

Depuis 1978, la Banque africaine de développement a investi près de 15 milliards d’euros en finançant plus de 150 projets au Maroc dans des secteurs tels que le transport, l’eau, l’énergie, et bien d’autres, participant ainsi au développement socio-économique du pays.

Le prix de l′or flambe ꓽ plus de 5 000 $ l’Once

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Le prix de l′or flambe ꓽ plus de 5 000 $ l’Once
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Une nouvelle ère pour le marché aurifère

Le prix de l’or a récemment dépassé pour la première fois la barre des 5 000 dollars l’once, un événement qui semblait encore improbable il y a peu. Ce seuil symbolique illustre une dynamique haussière ininterrompue, qui commence à transformer le paysage économique, en particulier pour les nations africaines riches en ressources.

Un record établi : le point sur le prix de l’or

Le lundi 26 janvier 2026, le prix de l’or a atteint un sommet historique d’environ 5 090 dollars l’once, avant de stabiliser légèrement sous ce pic. Cette évolution représente une augmentation remarquable, après une hausse de 64 % observée l’année précédente – la meilleure performance depuis les années 1970. Depuis le début de janvier, l’or a encore gagné plus de 17 %.

Ce mouvement ascendant s’inscrit dans la continuité d’un cycle haussier amorcé en 2025, mais révèle une intensité accrue dans ce début d’année. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance: la Valeur Refuge; l’or est traditionnellement considéré comme un actif de « valeur refuge », attirant les investisseurs dans des contextes économiques incertains; les achats des Banques Centrales, les acquisitions soutenues par des pays comme la Chine, qui a continué d’acheter de l’or pendant quatorze mois consécutifs, stimulent la demande; le fonds d’investissement, les flux vers les fonds indiciels liés à l’or, qui permettent aux investisseurs d’accéder au métal précieux sans le détenir physiquement, sont à des niveaux record. Enfin, les conditions monétairesꓽ les prévisions de baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et la récente faiblesse du dollar augmentent l’attrait de l’or sur le marché.

La rapidité avec laquelle l’or a franchi le seuil des 5 000 dollars a pris de court de nombreux analystes. Quelques jours avant ce phénomène, le prix était encore autour de 4 800 dollars l’once, dépassant déjà les prévisions de début d’année.

Par exemple, Morgan Stanley avait estimé un prix de 4 800 dollars pour le quatrième trimestre 2026, basé sur la continuation des achats des banques centrales et une politique monétaire américaine plus accommodante. D’autres institutions, telles que JP Morgan et Bank of America, avaient prévu l’éventualité d’un dépassement de 5 000 dollars, mais dans un avenir plus éloigné.

Implications pour les pays producteurs africains

Pour de nombreux pays africains, où l’or est une ressource cruciale, cette augmentation des prix revêt une importance capitale. L’or représente une part importante des exportations et des recettes fiscales.

Au Mali, par exemple, la production d’or a atteint 48,2 tonnes en 2025. À un prix de 5 000 dollars, cela pourrait théoriquement représenter plusieurs milliards de dollars en valeur brute. Cependant, il est essentiel de noter que cela ne reflète pas nécessairement les gains réels réalisés par l’État ou les entreprises minières.

D’autres nations comme le Ghana, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud surveillent également de près ces fluctuations du marché, car un cycle de prix élevé pourrait améliorer leurs recettes exportatrices, à condition que les volumes restent stables et que le cadre réglementaire soit favorable.

La résilience du fauve :Les grandes étapes d’un parcours mouvementé

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La résilience du fauve :Les grandes étapes d’un parcours mouvementé
La résilience du fauve :Les grandes étapes d’un parcours mouvementé

L’histoire sportive de la Panthère du Ndé se caractérise par une succession de cycles faits de gloires, de traversées du désert et de résurrections spectaculaires. Ce parcours sinueux reflète les réalités d’un club qui, malgré son ancrage populaire profond, a souvent dû composer avec des difficultés structurelles et des crises de gouvernance.

Après son accession historique en première division en 1965, la Panthère connaît rapidement les affres de la relégation. La saison 1968-1969 voit le fauve retomber en deuxième division, incapable de maintenir le niveau exigé dans l’élite du football camerounais. Cette première descente révèle les fragilités d’une structure encore jeune, qui peine à consolider ses acquis sur la durée.

Le club parvient toutefois à remonter dès 1970, démontrant déjà cette capacité de résilience qui deviendra l’une de ses marques de fabrique. Sous la présidence du député Nzouessa Jean Lebrun, la Panthère retrouve l’élite nationale et espère s’y installer durablement. Mais en 1972, des litiges liés aux recettes du stade viennent perturber la bonne marche du club et précipitent une nouvelle relégation en deuxième division.

Cette période difficile s’étire sur plus d’une décennie. La Panthère végète dans les divisions inférieures, loin des projecteurs et de la gloire de ses premières années. Les talents locaux s’expatrient vers d’autres formations plus huppées, et le club peine à maintenir une compétitivité suffisante pour prétendre retrouver l’élite. Pendant ces années de disette, seule la ferveur des supporters maintient la flamme allumée par les fondateurs.

Il faut attendre la saison 1982-1983 pour voir le fauve du Ndé faire son retour au premier plan. Sous l’impulsion de Djimi Martin à la présidence et avec l’entraîneur Bissaya à la baguette, la Panthère remporte le tournoi interpoules et retrouve enfin la Première Division. Ce comeback est vécu comme une renaissance par tous les amoureux du club qui avaient gardé espoir malgré les années difficiles.

Les entraîneurs Kaba Jean, surnommé Baba Diop, et Michel Mendencol vont ensuite contribuer à redynamiser l’équipe et à lui donner une identité de jeu attractive. La Panthère retrouve progressivement sa superbe et commence à inquiéter les grands du championnat. Djimi Martin démissionne en fin de saison 1986, mais le club est alors lancé sur une trajectoire ascendante qui va bientôt le conduire vers son premier titre majeur.

La victoire en Coupe du Cameroun 1988 représente l’apothéose de cette période de reconstruction. Ce premier trophée national place définitivement la Panthère parmi les clubs historiques du football camerounais. Mais comme souvent dans l’histoire du club, cette gloire sera suivie de nouvelles turbulences.

Après différents scandales, les fonds de l’Association Panthère sportive du Ndé disparaissent mystérieusement. La gestion du club devient chaotique et les querelles intestines minent l’organisation. A la fin de la saison 1995-1996, un congrès extraordinaire est convoqué pour tenter de remettre de l’ordre. Le Conseil d’Administration est supprimé et le club revient au système de la présidence unique.

La transition entre le colonel Tchatchou et Feutheu Jean Claude s’avère particulièrement violente et cristallise les tensions au sein du club. Ce désordre institutionnel a des répercussions directes sur les performances sportives. A la fin de la saison 1998-1999, la Panthère est reléguée en deuxième division, payant au prix fort ses dysfonctionnements internes.

Les années 2000 voient le club alterner entre espoirs de remontée et désillusions. En 2006, la Panthère remporte le championnat de deuxième division de la zone Ouest, ce qui lui permet de retrouver l’élite. En 2008, le club termine vice-champion du tournoi interpoules et se qualifie pour la première division de manière définitive.

La saison 2009 marque le retour au sommet avec une deuxième Coupe du Cameroun conquise de haute lutte face aux Astres de Douala. Ce succès permet à la Panthère de regoûter aux compétitions africaines et de représenter fièrement le Cameroun sur la scène continentale.

Cependant, la décennie 2010 sera marquée par de nouvelles difficultés. Après deux finales perdues consécutivement en 2014 et 2015, le club connaît une nouvelle relégation en 2016. Les querelles de dirigeants reprennent de plus belle, aboutissant à une situation de bicéphalisme qui paralyse le fonctionnement du club entre 2017 et 2018.

Cette crise atteint son paroxysme lorsque deux factions revendiquent simultanément la direction du club. La Ligue de football professionnel du Cameroun reconnaît la faction dirigée par l’homme d’affaires Jules François Famawa, tandis que l’autre groupe conteste cette décision. Les matches se disputent parfois en cachette pour éviter les perturbations, et la Panthère frôle l’exclusion des compétitions.

Pendant six ans, de 2018 à 2023, la Panthère sportive du Ndé SA, la structure historique, est écartée des compétitions officielles. C’est une entité parallèle, la Panthère sportive du Ndé SAS, qui prend sa place dans les championnats. Cette situation ubuesque illustre les dérives qui peuvent affecter les clubs camerounais lorsque les intérêts particuliers priment sur l’intérêt sportif.

La résurrection intervient en 2023 grâce à l’action déterminée de Célestine Ketcha Courtès, présidente d’honneur du club et ministre de l’Habitat et du Développement urbain. Sous son impulsion, la FECAFOOT réintègre la Panthère sportive du Ndé SA dans le championnat d’Elite Two. Le club termine la saison 2023-2024 avec une remontée en Elite One et une qualification en finale de Coupe du Cameroun.

La saison 2024-2025 voit la Panthère confirmer son retour au premier plan en terminant vice-champion du championnat d’Elite One, à seulement dix points de la Colombe du Dja et Lobo. Ce parcours remarquable pour un club fraîchement promu témoigne de la qualité du travail accompli par les nouvelles instances dirigeantes.

La Jeunesse du Ndé met le cap sur l’action : La Foire aux Projets qui va tout changer

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La Jeunesse du Ndé met le cap sur l’action : La Foire aux Projets qui va tout changer
La Jeunesse du Ndé met le cap sur l’action

Le compte à rebours est lancé. Du 5 au 7 février 2026, le département du Ndé vivra une séquence historique, un pont concret vers l’autonomie économique de la jeunesse.

Après avoir libéré la parole des jeunes le 24 janvier, le Ndé s’apprête à franchir une étape décisive : transformer les promesses en financements concrets et en emplois durables.

Avant le grand rassemblement, une « caravane de l’écoute » descendra dans les arrondissements de Bazou, Bassamba, Tonga et Bangangté. Les équipes iront directement vers les jeunes porteurs de projets. « Si le jeune ne peut venir au forum, le forum ira à lui », a insisté la marraine Célestine Ketcha Courtès.

Le 7 février, Bangangté accueillera la Foire aux Projets, véritable cœur battant du forum. Ici, pas de longs circuits administratifs : les jeunes présenteront directement leurs initiatives devant financeurs et accompagnateurs.

« Si vous avez un projet bancable qui coûte 1 million, on cherche comment vous donner ce financement », a expliqué la ministre. « Et dans six mois, on évalue ce que vous avez gagné, combien de personnes vous avez employées. »

« Si vous avez un projet bancable qui coûte 1 million, on cherche comment vous donner ce financement », explique Célestine Ketcha Courtès. « Et dans six mois, on évalue ce que vous avez gagné, combien de personnes vous avez employées. » L’idée, c’est d’enclencher un cercle vertueux : financement, suivi, évaluation, puis éventuellement un financement plus important pour les meilleurs.

Avant le grand jour, deux journées de descentes terrain sont prévues les 5 et 6 février dans les quatre arrondissements. Les équipes iront vers les jeunes qui ont répondu au questionnaire, mais pas seulement. « On va vers tous ceux qui ont des projets sérieux », précise Alfred Leopold Tchoya. L’objectif : pré-identifier les dossiers solides, ceux qui pourront être présentés le 7.

Mais qu’est-ce qu’un « projet bancable » ? La ministre a été claire : « Pas des projets dans le vent. Des initiatives avec un marché identifié, une rentabilité prévisible, une gestion saine. » Elle a cité l’exemple d’un jeune qui veut monter une unité de transformation du manioc. S’il y a du manioc dans la zone, s’il a identifié ses clients (restaurants, écoles, marchés), si les calculs tiennent la route, alors c’est bancable.

Les secteurs porteurs varient selon les arrondissements. A Bazou, l’agriculture et la transformation alimentaire dominent. A Bangangté, le commerce et les services. A Tonga, l’artisanat et l’élevage. A Bassamba, un mix de tout ça. « On ne va pas encourager la même chose partout », a-t-on précisé.

Il y a lieu de souligner que le forum ne se limitera pas au financement. Des sessions d’accompagnement sont prévues. Comment monter un business plan ? Comment gérer sa comptabilité ? Comment s’enregistrer légalement ? Comment négocier avec les fournisseurs et les clients ? « Beaucoup de projets échouent non par manque d’idées, mais par manque de structuration.

Et pour garantir le sérieux du processus, les délégués sectoriels – Agriculture, Commerce, Artisanat, Tourisme – seront mobilisés. Chacun suivra les projets de son domaine. « Si un jeune veut faire de l’apiculture, le délégué de l’Agriculture le prendra sous son aile ».

L’inclusion des jeunes femmes est une priorité affichée. « Elles sont souvent doublement marginalisées : parce que jeunes, et parce que femmes », a rappelé la ministre. Des dispositifs spécifiques seront être mis en place pour faciliter leur accès au financement, avec des garanties adaptées.

Reste la question cruciale : d’où viendra l’argent ? Les fameux 50 milliards annoncés par le président Paul Biya sont une enveloppe nationale. Le Ndé devra se battre pour en obtenir une part. Mais il y a aussi les établissements financiers privés, les programmes existants (PAJER-U, PIFMAS), les partenaires au développement. « On ne met pas tous nos œufs dans le même panier », a résumé Lionel Mbiakeu.

Du rêve au concret

Le risque, c’est que le 7 février ne soit qu’un feu de paille. Un bel événement médiatique sans lendemain. Célestine Ketcha Courtès le sait. C’est pourquoi elle insiste sur le suivi. « Ce n’est pas le 7 février qu’on va distribuer des millions et rentrer chez nous. C’est le début d’un processus. »

Un autre risque est que les attentes soient trop grandes. Tous les projets présentés ne pourront pas être financés. Certains jeunes repartiront déçus. « Mais même ceux qui n’auront pas de financement immédiat bénéficieront de l’accompagnement, des conseils, des contacts ». tempère un sous-préfet.

L’enjeu dépasse le Ndé. Si l’expérience réussit, elle pourrait servir de modèle pour d’autres départements. Une approche “bottom-up”, où on écoute d’abord, où on agit ensuite, où on évalue enfin. Plutôt que le traditionnel top-down où les décisions tombent de Yaoundé sans consultation, souvent sans lendemain.

Le 7 février sera un tournant décisif. Celui où la jeunesse du Ndé passe des promesses aux réalisations, des espoirs aux emplois.

Forum de la Jeunesse : Le Ndé prend une longueur d’avance

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Forum de la Jeunesse : Le Ndé prend une longueur d’avance
Forum de la Jeunesse du Ndé

La permanence du parti RDPC de Bangangté a été l’hôte, le 24 janvier 2026, de la journée de restitution d’une enquête de terrain inédite menée auprès des jeunes des quatre arrondissements du département du Ndé.

Sous l’impulsion de Célestine Ketcha Courtès, Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain et Présidente de la section RDPC Ndé-Nord, le département du Ndé a franchi une étape décisive un diagnostic sans complaisance pour une action ciblée dans l’accompagnement de sa jeunesse avec les résultats de cette enquête qui aura permis de dresser un diagnostic sans complaisance pour une action ciblée.

L’objectif de cette démarche était de préparer concrètement les jeunes à capter l’enveloppe de 50 milliards de FCFA inscrite au budget 2026 par le Président Paul Biya pour l’entrepreneuriat jeune. L’étude, basée sur le traitement d’environ 500 questionnaires collectés par des jeunes enquêteurs, a dressé un portrait fidèle des réalités locales.

La démarche aura été inédite . Plutôt que d’organiser un énième forum descendant, la ministre de l’Habitat a choisi l’inverse. Pendant plusieurs semaines, des enquêteurs – eux-mêmes jeunes du département – sont allés sur le terrain avec un questionnaire. Pas dans les bureaux climatisés, mais dans les marchés, les quartiers, les villages. « On voulait comprendre leur état d’esprit, savoir s’ils connaissent vraiment les opportunités qui existent », a expliqué Lionel Mbiakeu, coordonnateur de l’enquête.

Sur mille questionnaires distribués, environ cinq cents ont été retenus après traitement. Les points focaux des CNJC dans les quatre arrondissements ont travaillé « jour et nuit », mobilisant leurs réseaux Whatsapp à toute heure. « Certains jeunes nous disaient qu’ils se sentaient vulnérables, manipulés sur les réseaux sociaux pendant les élections », confie Alfred Leopold Tchoya, co-coordonnateur. « On leur promettait des choses, on les appelait, et au final, rien. »

Ce 24 janvier, c’était donc l’heure de la restitution. Trois jeunes par arrondissement ont pris la parole. Sans langue de bois. Ils ont parlé des difficultés d’accès au financement, du manque d’information sur les programmes gouvernementaux, des contraintes administratives qui découragent même les plus motivés. Mais ils ont parlé aussi des opportunités locales, des secteurs porteurs propres à chaque territoire.

« C’est comme un médecin qui diagnostique avant de soigner », a résumé la ministre. « Si on apporte une solution uniforme à des problèmes différents, ça ne marchera pas. Les réalités de Bassamba ne sont pas celles de Bazou. » En effet, Madame la ministre a insisté sur l’approche territorialisée. C’est-à-dire qu’une solution uniforme ne fonctionnerait pas car chaque arrondissement à ses propres réalités. Ce diagnostic servira de rampe de lancement pour le grand Forum Départemental prévu du 5 au 7 février 2026, qui se conclura par une « Foire aux Projets ». L’ambition claire étant de transformer les idées en entreprises viables capables, à leur tour, de recruter d’autres jeunes du département.

L’ambiance était celle d’une « causerie familiale », comme le souhaitait Madame Ketcha. Les jeunes se reconnaissent-ils dans ce rapport ? Oui, ont-ils répondu. Et ils ont ajouté même des détails, « les condiments », comme l’a dit la ministre avec un sourire.

Quatre préoccupations majeures ont été identifiées comme des freins à l’épanouissement économique des jeunes du département :

– Le financement avec un fort besoin de capitaux pour lancer ou stabiliser des projets existants.

– L’insertion professionnelle avec une demande pressante pour intégrer le marché de l’emploi.

– L’accompagnement technique qui se manifeste par un besoin de structuration pour rendre les projets plus solides et “bancables”.

– L’accès à l’information marqué par un déficit de communication sur les opportunités et programmes déjà mis en place par le gouvernement.

Le rapport a été adopté. Il servira de base pour le forum départemental du 7 février prochain. Entre-temps, du 5 au 6 février, des descentes sont prévues dans chaque arrondissement. Pas pour distribuer des promesses, mais pour identifier les projets concrets, les jeunes entrepreneurs qui ont besoin d’un coup de pouce.

« Le président de la République a mis 50 milliards pour la jeunesse. Les jeunes du Ndé doivent en bénéficier », a souligné avec force Célestine Ketcha Courtès. Mais pour elle, pas question de distribuer l’argent à l’aveugle. D’abord écouter, ensuite accompagner, enfin évaluer. Une approche pragmatique qui tranche avec les habitudes.

Ce soir-là, en quittant Bangangté, les jeunes sont repartis avec autre chose que des discours. Ils sont repartis avec la certitude d’avoir été entendus. Et surtout, avec un rendez-vous, celui du 7 février, où les projets bancables pourront être présentés devant des décideurs et des potentiels financeurs.

Mozambique : investissement stratégique 150 millions $ pour le développement du projet Coral Norte

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Mozambique : investissement stratégique 150 millions $ pour le développement du projet Coral Norte
le projet gazier Coral Norte

La Banque africaine de développement (BAD) a récemment approuvé un financement crucial de 150 millions de dollars pour le projet gazier Coral Norte, amplifiant ainsi les perspectives énergétiques du Mozambique et stimulant l’économie locale.

Le projet gazier Coral Norte, niché dans le bassin sédimentaire de Rovuma au large du Mozambique, marque une avancée significative ces derniers mois. La dernière étape notable a été la mise à l’eau de la coque de l’installation au chantier naval de Samsung Heavy Industries, situé à Geoje, en Corée du Sud. Cette avancée a été officialisée par la BAD le 22 janvier, reconnaissant le projet comme un pilier majeur de sécurité énergétique dans la région.

Le financement de 150 millions de dollars, approuvé par le Conseil d’administration de la BAD le 14 janvier, s’intègre dans une stratégie plus large visant à soutenir les projets d’infrastructure énergétique sur le continent. En collaborant avec divers partenaires financiers, notamment des institutions de développement et des agences de crédit à l’exportation, la BAD espère catalyser le développement de Coral Norte.

Ce projet a déjà franchi des jalons cruciaux, avec la décision finale d’investissement (FID) prise en octobre par l’opérateur italien Eni et ses collaborateurs, confirmant un engagement total de 7,2 milliards de dollars. Cette étape a permis de lancer les travaux à grande échelle, déjà matérialisés par la mise à l’eau de l’unité flottante le 16 janvier.

Coral Norte représente la seconde phase du développement du champ Coral, visant à augmenter sa capacité annuelle à environ 7 millions de tonnes d’ici 2028, par rapport à 3,4 millions de tonnes actuellement. Ce consortium, composé d’Eni (50 %, opérateur), de CNPC (20 %), de KOGAS (10 %), de la compagnie nationale mozambicaine ENH (10 %) et de XRG (10 %), filiale d’ADNOC, témoigne de l’engagement international dans cette initiative prometteuse.

Les leaders africains du Coton : Une performance impressionnante

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Les leaders africains du Coton : Une performance impressionnante
Coton.

Le secteur du coton en Afrique est en pleine évolution, avec des rendements qui suscitent l’intérêt international. Selon un rapport récent du Département américain de l’agriculture (USDA), certains pays africains se démarquent par leurs performances exceptionnelles dans la culture du coton.

Le Cameroun en tête du classement

D’après les chiffres du Département d’Etat Américain pour l’Agriculture, le Cameroun se positionne comme le leader africain en matière de rendement cotonnier, atteignant 1,54 tonne par hectare pour la campagne 2023/2024. Ce résultat dépasse de loin la moyenne observée dans les cinq principaux producteurs d’or blanc d’Afrique de l’Ouest, qui est seulement de 0,54 t/ha. Le Cameroun surpasse également l’Inde, le deuxième producteur mondial, dont le rendement est de 0,85 t/ha.

Facteurs de Succès

L’essor de la culture du coton au Cameroun est attribué à une combinaison de pratiques agricoles rigoureuses. Les producteurs respectent strictement le cahier des charges, optimisent l’utilisation des engrais et préparent soigneusement les sols. De plus, la qualité des semences et l’efficacité des techniques de lutte contre les ravageurs jouent un rôle crucial. Un système de sélection stricte pour l’octroi de crédits intrants assure également que seuls les cultivateurs atteignant des seuils de production minimaux profitent de l’assistance technique, principalement fournie par la société nationale Sodecoton (SDCC).

Le classement des pays à rendements élevés est complété par : Ouganda : 1,51 t/ha, Soudan : 1,36 t/ha, Egypte: 0,96 t/ha et le Bénin : 0,73 t/ha.

Les systèmes de production au Soudan et en Égypte bénéficient de l’irrigation, contrairement à de nombreux pays où la culture dépend des pluies.

À l’échelle mondiale, la Chine reste la championne des rendements cotonniers, affichant un impressionnant 3,18 t/ha. Viennent ensuite le Brésil (2,91 t/ha) et l’Australie (2,48 t/ha), soulignant les défis auxquels font face les pays africains, même ceux qui excellent sur le continent.

Le succès du Cameroun et d’autres pays africains en matière de rendement cotonnier illustre l’importance d’initiatives agricoles bien gérées. Ces efforts peuvent servir d’exemple pour d’autres nations qui aspirent à optimiser leur production agricole.

Tableau des rendements cotonniers

RangPaysRendement (t/ha)
1Cameroun1,54
2Ouganda1,51
3Soudan1,36
4Égypte0,96
5Bénin0,73
6Nigeria0,56
7Mali0,53
8Burkina Faso0,46
9Côte d’Ivoire0,44
10Tanzanie0,44
11Zimbabwe0,34

Producteurs de café : 4 milliards de FCFA de subventions alloués 

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Producteurs de café : 4 milliards de FCFA de subventions alloués
Producteurs de café : 4 milliards de FCFA de subventions alloués

Le Fonds de développement des filières cacao et café du Cameroun (Fodecc) a annoncé une allocation massive de 4 milliards de FCFA de subventions pour les producteurs de café en 2026. Cette annonce a été faite lors du lancement officiel de la campagne caféière 2025-2026, qui s’est tenu le 16 janvier 2026 à Baditoum, dans la région de l’Est du pays.

Samuel Donatien Nengue, administrateur du Fodecc, a précisé que ces fonds visent à soutenir le début de la saison caféière. Ils permettront aux producteurs de mieux lutter contre les parasites et d’optimiser la qualité de leurs plants, augmentant ainsi leurs rendements. Il a également souligné qu’un reliquat des subventions de 2025 serait distribué dans environ une semaine, avec le démarrage des aides pour 2026 prévu vers avril.

Mécanisme Innovant pour le Soutien aux Producteurs

La distribution des subventions sera effectuée via le mécanisme du « Guichet producteur », instauré en 2021. Ce dispositif permet aux producteurs de café et de cacao d’accéder directement aux subventions gouvernementales. Pour en bénéficier, chaque producteur doit enregistrer ses données auprès du Fodecc et verser 60 % de sa quote-part dans une institution financière. En retour, ils recevront une subvention de 30 à 40 % de leur investissement sous forme de bons d’achat pour l’acquisition de plants, d’intrants agricoles, et d’équipements.

Près de 60 000 producteurs, parmi les 360 000 enregistrés dans la base de données du Fodecc, ont déjà bénéficié de ces subventions. L’objectif est d’atteindre 500 000 producteurs d’ici décembre 2026, nécessitant une augmentation des inscriptions et une meilleure gestion du guichet.

La campagne caféière 2023-2024 à 2024-2025 a vu une augmentation de la production commercialisée, passant de 10 592 tonnes à 11 637 tonnes, soit une hausse de 9,86 %. Les prix ont également connu une hausse significative, passant de 2 375 FCFA à 2 854 FCFA pour le kg d’arabica (+20,16 %) et de 1 500 FCFA à 1 959 FCFA pour le kg de robusta (+30,6 %).

En 2025, le Fodecc a distribué près de 10,5 milliards de FCFA de subventions aux producteurs de cacao et de café. Le guichet a pour ambition d’injecter 50 milliards de FCFA dans ces secteurs au cours des cinq prochaines années, s’inscrivant ainsi dans une politique gouvernementale de doublement de la production cacaoyère et caféière d’ici 2030.

Camwater renforce sa sécurité financière : 1,175 milliard de FCFA de contrats d’Assurance signés

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Camwater renforce sa sécurité financière : 1,175 milliard de FCFA de contrats d’Assurance signés
Camwater

La Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) a franchi une étape significative dans la gestion de ses risques en attribuant des contrats d’assurance totalisant environ 1,175 milliard de FCFA. Ces contrats, qui incluent des couvertures pour les accidents du personnel et les véhicules de l’entreprise, ont été attribués à AFG Assurances et Zenithe Insurance suite à des appels d’offres nationaux.

Détails des contrats

Dr Blaise Moussa

AFG Assurances a remporté l’appel d’offres lancé le 18 novembre 2025. Le contrat couvre les accidents individuels et les frais funéraires des employés de Camwater, se déclinant en trois tranches d’égale valeur, soit un total de 549,64 millions de FCFA sur une durée de 36 mois.

En parallèle, Zenithe Insurance a été mandatée pour gérer les assurances automobiles de Camwater, pour un montant de 625,46 millions de FCFA, également sur une période de 36 mois.

Avec un total d’environ 1,175 milliard de FCFA engagé, Camwater vise à sécuriser efficacement les risques liés à son personnel et à sa flotte de véhicules pour les années à venir.

Cameroun ꓽ Olam Agri  Employeur certifié de choix 2026

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Cameroun ꓽ Olam Agri Employeur certifié de Choix 2026
Cameroun ꓽ Olam Agri Employeur certifié de Choix 2026

Olam Agri a été honoré pour la troisième année consécutive en tant que Top Employer au Cameroun, mettant en avant son engagement envers un environnement de travail inclusif et performant.

Cette reconnaissance, décernée par le Top Employers Institute, célèbre les meilleures pratiques en matière de ressources humaines à travers le monde. Un jury examine divers aspects tels que l’environnement de travail, l’acquisition des talents, et le bien-être des employés, permettant ainsi de distinguer les entreprises qui investissent dans leur capital humain.

Briginette Abega, Directrice des Ressources Humaines d’Olam Agri au Cameroun, a laissé entendre que : « Cette certification confirme notre engagement envers un environnement de travail dynamique, soutenu par des pratiques RH basées sur les données. Nous croyons fermement que nos employés sont notre atout le plus précieux. »

Veeresh Mallikarjun Hiremath, Directeur Général d’Olam Agri au Cameroun, a ajouté : « Notre priorité est le bien-être de notre personnel tout en répondant à la sécurité alimentaire mondiale. Être reconnu comme Top Employer pour la troisième fois est une preuve de notre dévouement à créer un environnement valorisant et épanouissant. »

Les trois piliers de l’engagement d′Olam Agri

Olam Agri s’engage à renforcer la satisfaction de ses employés à travers : la culture d’excellenceen promouvant un environnement collaboratif et inclusif, encourageant esprit entrepreneurial et confiance ; la mission durable en favorisant des pratiques qui contribuent à la sécurité alimentaire mondiale et au bien-être des communautés et enfin, le développement professionnel, en offrant des parcours de carrière variés avec un apprentissage continu pour un développement personnel et professionnel enrichissant.

Olam Agri est un leader sur le marché agro-alimentaire, avec plus de 34 ans d’expérience sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale. Spécialisé dans les produits comme les céréales, les oléagineux, et le caoutchouc, Olam Agri s’engage vers un avenir plus durable, créant des valeurs pour ses clients et soutenant les communautés agricoles.

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