Dans un contexte de tension sociale, la Haute autorité de la communication du Gabon a décrété la suspension des réseaux sociaux. Ce qui a soulevé des inquiétudes en matière de liberté.
Dans un communiqué diffusé le 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Gabon a annoncé la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, et ce, “jusqu’à nouvel ordre”. Selon l’institution, cette mesure vise à prévenir la diffusion de contenus susceptibles de provoquer des conflits sociaux ou de déstabiliser les institutions.
Jean-Claude Mendome, porte-parole de la HAC, a déclaré que cette décision était indispensable face aux “dérives conflictogènes” observées sur ces plateformes. Bien que la suspension ait été annoncée, des sources indiquent qu’elle n’était pas entièrement appliquée durant la nuit du 17 au 18 février 2026.
Cette annonce fait suite à une période de tensions sociales, notamment une grève des enseignants qui a débuté récemment et qui a mis à l’épreuve la présidence de Brice Oligui Nguema. La HAC a également évoqué la “propagation de fausses informations” sur les réseaux sociaux, soulignant que cela nuit à la dignité humaine, à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.




