Sunday, May 31, 2026
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Litige Fer de Mbalam-Nabeba : Arbitre International à Paris entre le Cameroun et Sundance Resources

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Une audience cruciale sur le litige entre l’État du Cameroun et la junior-minière australienne Sundance Resources se tiendra du 27 au 31 janvier 2025 à la Chambre de Commerce Internationale (CCI) de Paris. L’annonce a été faite le 16 septembre 2024 par Sundance Resources, dont la filiale camerounaise, Cam Iron, a développé le projet d’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à cheval entre le Cameroun et le Congo. L’entreprise insiste pour que les dates d’audience initiales restent en vigueur, malgré les incertitudes entourant la préparation de la partie camerounaise.

Contexte du Litige

Sundance Resources a déposé une réclamation à la CCI en 2022, réclamant 5,5 milliards de dollars (environ 3 401,6 milliards de FCFA), soit 36 fois les dépenses estimées par l’ancien ministre camerounais des Mines pour la phase de recherche. Malgré la volonté de l’ancien ministre Gabriel Dodo Ndocké d’un règlement amiable, le président Paul Biya a préféré la voie de l’arbitrage.

Les difficultés ont commencé lorsque Sundance Resources n’a pas réussi à attirer des partenaires financiers et techniques pour développer le projet, notamment la construction d’infrastructures essentielles comme un chemin de fer de plus de 500 km entre Mbalam et Kribi, ainsi qu’un terminal minéralier. Les tentatives avec plusieurs sociétés chinoises, dont China Gezhouba et Tidfore Heavy Equipment Group Ltd, se sont soldées par des échecs.

Changements et Contestations

Face à ces échecs, le Cameroun s’est tourné vers d’autres partenaires pour avancer le projet, notamment AutSino Resources Group Ltd et Bestway Finance. Sundance conteste cette décision, accusant le Cameroun et AutSino d’abus. En effet, AutSino a signé un contrat directement avec le Cameroun pour le volet chemin de fer le 25 juin 2021, et la société Cameroon Mining Company Sarl (CMC), liée à Bestway Finance, a obtenu le permis d’exploitation pour Mbalam-Nabeba du côté camerounais depuis le 17 août 2022.

Du côté congolais, le projet a été repris par Sangha Mining, également affiliée à Bestway Finance. Sundance a poursuivi l’État congolais devant les juridictions internationales pour avoir retiré le projet de sa filiale Congo Iron. Un arrangement amiable a été conclu avec le Congo le 1er juillet 2024, mais cet accord n’affecte pas l’arbitrage en cours contre le Cameroun.

Exploitation de la Bauxite à Minim-Martap : Le Cameroun Attribue un Quatrième Permis à Canyon Resources

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Exploitation de la Bauxite à Minim-Martap : Le Cameroun Attribue un Quatrième Permis à Canyon Resources

Le 13 septembre 2024, Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, a officiellement délivré un permis d’exploitation à la société Camalco, filiale de la junior-minière australienne Canyon Resources, pour l’exploitation du gisement de bauxite de Minim-Martap, situé dans la région de l’Adamaoua. Ce permis, signé par le Président Paul Biya le 2 septembre 2024, marque le coup d’envoi de la mise en œuvre de ce projet de grande envergure.

Un Permis Marquant l’Histoire du Secteur Minier Camerounais

Le permis de Camalco est le quatrième titre d’exploitation de la mine solide jamais attribué au Cameroun et le troisième en seulement deux ans. En effet, en 2022, deux permis avaient été accordés pour l’exploitation du fer. Le premier, délivré à Sinosteel pour le projet de Lobé à Kribi, a été signé le 1er juillet 2024, tandis que le second a été attribué à Cameroon Mining Company Sarl pour le gisement de Mbalam-Nabeba, à cheval entre le Cameroun et le Congo.

La toute première licence d’exploitation minière solide au Cameroun remonte à 2003, lorsque la société Geovic avait reçu l’autorisation d’exploiter le gisement de Nickel-Cobalt de Nkamouna. Toutefois, ce projet a connu des retards majeurs et Geovic a fini par céder ses actifs à Phoenix Mining en 2022.

Une Nouvelle Ambition pour Minim-Martap

Le projet de Minim-Martap pourrait bien changer la donne. Selon le ministère des Mines, la première pierre sera posée en 2025, avec l’embauche d’une centaine de jeunes Camerounais. La transformation de la bauxite en alumine est prévue pour 2027, ce qui ferait du Cameroun le premier pays africain à disposer d’une chaîne complète de transformation de la bauxite en alumine.

Cependant, le principal défi reste l’évacuation du minerai jusqu’au port de Douala, un obstacle que les parties prenantes cherchent activement à lever.

Un Gisement de Classe Mondiale

Le potentiel du gisement de Minim-Martap est impressionnant. D’après les analyses menées par Canyon Resources, sur seulement 16 des 79 plateaux bauxitiques identifiés, le gisement renferme déjà 892 millions de tonnes de bauxite, dont 250 millions de tonnes à très haute teneur, particulièrement adaptées à la production d’aluminium. L’évaluation des 63 plateaux restants pourrait porter le total à environ 2 milliards de tonnes, faisant de Minim-Martap l’un des plus grands gisements de bauxite au monde.

Ananas : Pourquoi les exportations du Cameroun stagnent malgré des opportunités mondiales croissantes

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Depuis cinq ans, les exportations d’ananas du Cameroun peinent à décoller, malgré les opportunités croissantes sur les marchés de l’Union européenne (UE) et des États-Unis. En 2023, les pays de l’UE, notamment la France, sont restés les principaux consommateurs de l’ananas camerounais. « Les trois principaux clients de l’ananas camerounais sont la France (59%), la Belgique (32%) et l’Italie (4,7%). Les États-Unis représentent également un débouché potentiel avec 32,2% des importations de ce produit », révèle un rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise publié par le Comité de compétitivité, une structure du ministère de l’Économie.

Un marché mondial en expansion, mais une performance modeste

Malgré cet intérêt de la part des marchés européens et américains, le Cameroun demeure un exportateur marginal sur la scène mondiale. En 2023, le pays a perdu une place dans le classement mondial des exportateurs d’ananas frais, se positionnant au 37e rang, loin derrière des concurrents africains comme la Côte d’Ivoire, qui occupe la 19e position avec 0,4% des parts de marché mondiales. La demande mondiale d’ananas a pourtant augmenté de 7,3% en 2023, mais le Cameroun n’a capté que 0,1% des parts de marché, un chiffre stagnant depuis 2020.

Les facteurs limitant la compétitivité camerounaise

Le faible rendement et la superficie limitée dédiée à la production d’ananas au Cameroun expliquent en partie cette contre-performance. Le rapport souligne que la productivité à l’hectare au Cameroun est deux fois moins importante que dans des pays comme le Costa Rica, leader mondial des exportations d’ananas. En 2023, le Costa Rica et les Philippines contrôlaient respectivement 49,2% et 14,8% du marché mondial.

Pour que le Cameroun tire parti du potentiel mondial de l’ananas, il est crucial d’améliorer la productivité et d’étendre les superficies dédiées à la culture de ce fruit.

SpaceX : Retour Triomphal de l’Équipage de Polaris Dawn après la Première Sortie Spatiale Privée

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Les astronautes de la mission Polaris Dawn de SpaceX sont rentrés sur Terre en toute sécurité après avoir réalisé la première sortie spatiale privée de l’Histoire. Leur capsule Crew Dragon a amerri dimanche matin dans le golfe du Mexique, au large de Dry Tortugas, en Floride.

Détails de la Mission

  1. Réalisations de la Mission
    Les astronautes ont passé cinq jours en orbite. Mardi soir, leur orbite a atteint un point culminant de 1400 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, battant le précédent record de 1375 kilomètres établi par la mission Gemini XI en 1966. Jeudi, deux membres de l’équipage ont effectué la première sortie spatiale privée, marquant un jalon significatif pour les missions commerciales.
  2. Objectifs et Innovations
    La mission Polaris Dawn visait à tester la nouvelle combinaison spatiale de SpaceX, conçue pour protéger les astronautes des radiations et des températures extrêmes du vide spatial tout en offrant une mobilité maximale. Cette combinaison, développée sur une période de plus de deux ans, est à la pointe de la technologie et représente une avancée majeure pour la sécurité des missions spatiales privées.
  3. Impact sur l’Industrie Spatiale
    Polaris Dawn représente une avancée importante pour l’industrie spatiale commerciale, réduisant le monopole historique des missions spatiales gouvernementales. Cet exploit démontre les capacités croissantes des entreprises privées dans le domaine spatial et ouvre la voie à de futures missions commerciales.

Nigeria : Lancement de l’Essence Dangote à la Pompe le 1er Octobre

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Lancement de l’Essence Dangote à la Pompe le 1er Octobre

Après huit ans de travaux, de négociations et plusieurs reports, la plus grande raffinerie d’Afrique, propriété d’Aliko Dangote, a commencé à livrer ses premiers litres d’essence au Nigeria le 15 septembre. Cette raffinerie, située à plus de 70 kilomètres à l’est de Lagos, est un projet phare pour le pays.

Détails du Lancement

  1. Premiers Volumes Livrés
    Environ 500 camions-citernes ont été mobilisés par la compagnie pétrolière nationale NNPC (Nigerian National Petroleum Company) pour acheminer 25 millions de litres d’essence (PMS – Premium Motor Spirit) depuis la raffinerie vers les stations-service. La production de cette raffinerie devrait débuter le 1er octobre.
  2. Capacité et Coût du Projet
    Cette raffinerie a une capacité finale prévue de 650 000 barils par jour, avec un coût total de 20 milliards de dollars (18,1 milliards d’euros), soit plus du double du budget initial. Elle est conçue pour couvrir les besoins en carburant du Nigeria et permettre des exportations, contribuant ainsi à l’autosuffisance énergétique du pays.
  3. Impact Économique et Pratiques de Prix
    Le Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique, importe actuellement presque tout son carburant en raison de l’arrêt de fonctionnement de ses quatre raffineries étatiques. Le ministre des Finances, Wale Edun, a salué ce projet comme une étape cruciale vers l’industrialisation et l’autosuffisance énergétique. Toutefois, la raffinerie pourrait ne pas résoudre immédiatement les problèmes de prix élevés à la pompe. Depuis la fin des subventions gouvernementales, le prix du litre d’essence est passé de moins de 200 nairas (0,11 euro) à 850 nairas (0,47 euro), avec des hausses récentes exacerbant la crise économique du pays.
  4. Répercussions pour les Consommateurs
    La fin des subventions sous le président Bola Tinubu a entraîné une hausse significative des prix des carburants, aggravant la situation économique avec une inflation dépassant les 33 % en juillet. Bien que l’arrivée de l’essence Dangote pourrait contribuer à stabiliser l’approvisionnement, les prix à la pompe pourraient rester élevés pour les consommateurs.

Transport Aérien : Le Tchad Confie à CAMC Engineering la Construction de Son Second Aéroport International

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Tahir Hamid Nguilin, ministre tchadien des Finances (au centre) signant le protocole d'accord avec le PCA de CAMCE à sa gauche

Le Tchad a récemment signé un accord avec la société chinoise CAMC Engineering pour la construction de son second aéroport international, N’Djermaya, situé à 35 km de la capitale N’Djamena. Ce projet s’inscrit dans un plan plus large visant à renforcer les infrastructures de transport aérien du pays et à soutenir l’augmentation des flux de passagers et de fret.

Détails du Projet

  1. Construction de l’Aéroport
    L’accord, signé lors du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (Focac) à Beijing, prévoit la construction d’un aéroport moderne qui comprendra une piste de 3 500 mètres avec un prolongement d’arrêt de 120 mètres. L’infrastructure sera également reliée à N’Djamena par une autoroute. Bien que le montant exact du projet n’ait pas été divulgué, il représente une étape clé pour le Tchad, visant à faire du pays un hub majeur dans la région Cemac.
  2. Contexte et Objectifs
    Ce projet s’inscrit dans une initiative lancée en octobre 2011 par l’ancien président Idriss Deby Itno. Il vise à moderniser les infrastructures aéroportuaires du Tchad pour améliorer les échanges commerciaux et le transport de passagers. En parallèle, le pays a conclu un prêt de plus de 20 milliards de Fcfa avec la France pour réhabiliter l’aéroport international de N’Djamena. Cette réhabilitation inclut la rénovation de l’aérogare, l’extension du pavillon présidentiel, et l’agrandissement du parking avion.
  3. Coopération Sino-Tchadienne
    Outre la construction de l’aéroport de N’Djermaya, la coopération entre le Tchad et la Chine se renforce avec la signature de six autres accords lors du Focac. Ces accords concernent :
  • La réhabilitation et l’extension du réseau d’électricité de N’Djaména.
  • Une étude de faisabilité pour l’alimentation en eau potable et les réseaux associés.
  • La construction de fermes agricoles intégrées modernes dans plusieurs localités.
  • Une étude de faisabilité pour la réhabilitation et le renforcement des réseaux d’assainissement à N’Djaména.
  • Le renforcement des capacités de l’armée tchadienne.

Impact et Perspectives

La construction de l’aéroport international de N’Djermaya représente un développement stratégique pour le Tchad, visant à accroître sa compétitivité régionale en matière de transport aérien. Avec ces nouvelles infrastructures, le pays espère non seulement améliorer sa connectivité, mais aussi soutenir sa croissance économique en facilitant le commerce et les déplacements internationaux.

Transformation du Cacao au Cameroun : La Stratégie de Neo Industry pour Intégrer le Top 3 du Secteur

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Emmanuel Neossi, PCA et fondateur de Neo Industry

Neo Industry, quatrième plus grand transformateur de cacao au Cameroun, dévoile sa stratégie ambitieuse pour renforcer sa position sur le marché et rejoindre le trio de tête du secteur. Actuellement dominé par Sic Cacao, Chococam, et Atlantic Cocoa, le marché camerounais de la transformation du cacao est sur le point de connaître une nouvelle dynamique.

Plan d’Actions de Neo Industry

  1. Extension de la Capacité de Transformation
    Neo Industry prévoit d’augmenter sa capacité de production de 32 000 tonnes à 42 000 tonnes de cacao d’ici fin 2024, représentant une hausse de 31,25%. L’usine de Fondjomoko, située à Kékem, région de l’Ouest, est au cœur de cette expansion. Actuellement, l’usine produit 12 000 tonnes de beurre de cacao, 8 000 tonnes de poudre, et 6 000 tonnes de masse de cacao.
  2. Partenariat Stratégique
    L’entreprise a renouvelé son partenariat avec le groupe Samen Patrice, un négociant local de cacao. Le nouveau contrat vise à augmenter le volume de cacao livré de 25 000 tonnes à 200 000 tonnes pour la campagne 2024-2025. Cette augmentation permettra à Neo Industry de transformer 75% du volume national de fèves produit lors de la campagne précédente.
  3. Cartographie des Plantations et Optimisation des Ressources
    La stratégie inclut une cartographie des plantations abandonnées et des efforts pour revitaliser les plantations non identifiables. Les prévisions indiquent une augmentation significative de la production de cacao, avec des hectares de plantations récemment réactivées produisant jusqu’à 260 tonnes de cacao.

Objectifs et Impact

Avec cette expansion, Neo Industry vise non seulement à augmenter sa part de marché mais aussi à soutenir le secteur de la transformation du cacao au Cameroun. En 2023, le Cameroun a produit 266 725 tonnes de cacao, mais seulement 85 671 tonnes ont été transformées localement, représentant environ 32% de la production totale. Neo Industry aspire à aider le pays à atteindre l’objectif de 50% de transformation locale fixé par le gouvernement dans le cadre du plan de relance des filières cacao-café.

Cette initiative pourrait également contribuer à atteindre l’objectif de production de 600 000 tonnes de cacao, tout en offrant un coup de pouce significatif à l’industrie locale et en renforçant la position de Neo Industry parmi les leaders du marché.

La Hongrie Accorde un Prêt de 98,3 Milliards de FCFA au Tchad pour Développer l’Agriculture, l’Eau et le Numérique

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La Hongrie a récemment signé une convention de prêt de 150 millions d’euros (98,3 milliards de FCFA) avec le Tchad pour soutenir le développement dans les secteurs clés de l’agriculture, de l’industrie alimentaire, de l’approvisionnement en eau et de la numérisation. Cette décision renforce les relations bilatérales entre les deux pays et marque une étape significative dans l’appui hongrois au Tchad.

Contexte et Objectifs du Prêt

Lors de sa visite officielle à Budapest, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a rencontré à plusieurs reprises le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Cette visite a culminé avec la signature du prêt, visant à financer des projets essentiels pour le développement économique et social du Tchad.

Le prêt hongrois inclut également une aide humanitaire de 1 million de dollars pour améliorer le système de santé du pays, par le biais de l’initiative Hungary Helps.

Secteurs Ciblés et Leur Importance

  1. Agriculture : Le secteur agricole est crucial pour l’économie tchadienne, représentant 23 % du PIB. Ce secteur emploie les deux tiers de la population, avec une majorité de femmes. Cependant, il souffre d’un sous-financement persistant. Les fonds visent à améliorer la production vivrière et la culture de rente, ainsi qu’à soutenir les investissements nécessaires pour la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
  2. Eau : Le secteur de l’eau rencontre des défis importants, notamment la disponibilité et l’accès limité à l’eau potable. Beaucoup de Tchadiens dépendent encore de l’eau de puits, ce qui a des implications sur la santé publique. Le financement vise à améliorer les infrastructures et à garantir un meilleur accès à l’eau potable.
  3. Numérique : L’appui à la numérisation comprend des projets pour moderniser les infrastructures numériques, améliorer les services publics et favoriser le développement économique par le biais des technologies de l’information et de la communication.

Impact et Perspectives

Ce soutien financier marque un tournant pour le Tchad en permettant le renforcement des capacités dans des secteurs stratégiques. Le prêt représente une opportunité importante pour le pays de surmonter les défis actuels en matière de développement rural et d’amélioration des conditions de vie.

La collaboration avec la Hongrie non seulement améliore les infrastructures essentielles mais aussi ouvre la voie à une coopération bilatérale accrue, avec des bénéfices potentiels pour les deux nations.

Premier Anniversaire de l’Alliance des États du Sahel (AES) : Un Bilan Prometteur de Réalisations Militaires et de Coopération Régionale

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Chefs d'Etats de l'AES de la gauche vers la droite Burkina, Mali, Niger.

Ce lundi 16 septembre, le Mali, le Burkina Faso et le Niger célèbrent le premier anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma, marquant la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). En seulement un an, cette alliance a accompli des succès militaires significatifs dans la lutte contre les groupes armés terroristes, tout en jetant les bases d’une coopération régionale durable.

Contexte et Objectifs de l’AES

Née dans un climat de tensions avec la CEDEAO, l’AES s’est rapidement imposée comme un cadre de collaboration face aux défis sécuritaires, économiques et diplomatiques. Face à l’inefficacité perçue des solutions externes, les dirigeants de l’AES ont mis en œuvre une stratégie axée sur la sécurité collective et le développement économique régional, marquant une rupture avec les approches antérieures.

Une Confédération au Service de la Coopération

Dès les premières semaines de l’AES, les ministres des Affaires étrangères des pays membres ont œuvré à la rédaction des textes fondateurs de l’organisation, jetant ainsi les bases de la Confédération des États du Sahel. Celle-ci a été officiellement entérinée lors du premier Sommet de l’AES à Niamey, le 6 juillet 2024, réunissant pour la première fois les trois chefs d’État.

Lors de ce sommet, le Colonel Assimi Goïta, président de la transition du Mali, a été élu premier président de la Confédération. Il s’est engagé à renforcer la Force unifiée pour combattre les menaces terroristes, tout en promouvant des projets de développement mutuel entre les pays membres.

Succès Militaires et Coordination des Forces

L’une des réalisations majeures de l’AES est la création d’une Force unifiée des États du Sahel, officialisée en mars 2024 lors d’une réunion des Chefs d’État-major à Niamey. Cette force trilatérale a permis une meilleure coordination des opérations militaires contre les groupes armés terroristes, y compris la possibilité de poursuites transfrontalières.

La mutualisation des ressources et des stratégies a porté ses fruits, notamment lors de la libération de Kidal, une ville malienne longtemps sous contrôle de groupes armés. La reconquête de Kidal symbolise une souveraineté retrouvée pour le Mali et marque un tournant décisif dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Réintégration des Zones Libérées et Stabilisation

Grâce aux actions conjointes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) des trois pays, plusieurs zones autrefois dominées par les groupes terroristes ont été sécurisées. La réinstallation progressive des administrations publiques et des populations dans ces localités témoigne de l’efficacité de la coopération entre les États de l’AES.

Perspectives pour l’Avenir

Alors que l’AES célèbre son premier anniversaire, les chefs d’État poursuivent leurs efforts pour renforcer la coordination militaire tout en élargissant la coopération à des domaines clés tels que le développement économique, la sécurité alimentaire et les infrastructures.

Parmi les projets futurs, la création d’une Banque d’investissement de l’AES et d’un Fonds de stabilisation reflète la volonté des États de mutualiser leurs ressources pour garantir la prospérité et la stabilité de la région. Ces initiatives cadrent parfaitement avec les objectifs initiaux de l’Alliance, qui en seulement un an, a déjà démontré son potentiel à transformer la région.

Cameroun : Plus de 5 Milliards de FCFA Investis pour l’Entretien de la Route Edéa-Kribi en Deux Ans

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Le gouvernement camerounais poursuit ses efforts pour améliorer l’état de la route nationale 7 reliant Edéa à Kribi. En deux ans, plus de 5 milliards de FCFA ont été alloués pour la réhabilitation de cette voie essentielle.

Engagement Récent et Budget Alloué

Récemment, le gouvernement a engagé l’entreprise camerounaise Somaf pour effectuer des travaux d’entretien urgents sur la route Edéa-Kribi, pour un montant d’environ 3,5 milliards de FCFA. Cette décision fait suite à des visites de reconnaissance effectuées par une délégation du Ministère des Travaux Publics (Mintp) le 11 septembre, afin d’évaluer les dégâts sur l’itinéraire.

Investissements Antérieurs

En 2022, près de 2 milliards de FCFA avaient déjà été investis pour le même projet. Ces fonds avaient permis à l’entreprise française Razel de mener à bien des travaux d’entretien sur un linéaire de 105 km. Depuis lors, des conditions météorologiques défavorables ont aggravé l’état de la chaussée, nécessitant des interventions supplémentaires pour combler les nids de poule et restaurer une circulation fluide.

Urgence et Plan d’Action

Face à l’urgence de la situation, le Mintp a prescrit à l’entreprise Somaf d’intervenir immédiatement avec des matériaux spécifiques pour traiter les points critiques. Le 13 septembre, des travaux temporaires ont débuté afin de rendre la route praticable jusqu’au démarrage des travaux plus complets prévu à la fin des pluies.

Perspective de Projet d’Aménagement

Les travaux de réhabilitation de la route Edéa-Kribi s’inscrivent dans le cadre du Projet d’Aménagement des Routes de Désenclavement de la Zone Industrielle et Portuaire de Kribi (Parzik). Annoncé en 2020 et financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur de 219 milliards de FCFA, ce projet vise à renforcer la chaussée existante et à construire un échangeur au niveau du raccordement avec l’autoroute Lolabé-Kribi-Edéa. Malgré les annonces optimistes, le démarrage effectif de ce projet reste incertain, bien que la route Edéa-Kribi soit incluse dans les projets routiers répertoriés pour 2023 par le Programme d’Investissement Prioritaire (PIP).

Le fort investissement dans la route Edéa-Kribi souligne l’engagement du gouvernement camerounais pour améliorer les infrastructures essentielles à la mobilité et au développement économique de la région. Ces efforts visent à assurer une meilleure connectivité entre les zones industrielles et portuaires de Kribi et le reste du pays.

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