Une dame de 40 ans est passée de vie à trépas à cause de la fréquentation d’une église de réveil par son mari et dans laquelle il est strictement interdit d’accorder des soins médicaux à un être humain.
Dans un centre de santé de la place, on a reçu une dame de 40 ans, mère de trois enfants. Elle était agitée et mal en point. Elle transpirait abondamment, respirait très rapidement et était extrêmement pâle : les conjonctives, la paume des mains et la plante des pieds étaient blanches. Elle réclamait sans cesse de l’eau. « Donnez-moi de l’eau… donnez-moi de l’eau, s’il vous plaît, pitié. » Cliniquement, on avait déjà une idée du diagnostic, mais on attendait le taux d’hémoglobine en urgence pour confirmer. En moins de dix minutes, le résultat est sorti : 2g/dL. Tout le monde était sous le choc. C’était un paludisme grave avec anémie sévère. Toutes les minutes comptaient. Tout le personnel s’est mobilisé pour lui sauver la vie. Le médecin a appelé son mari dans son bureau pour lui expliquer l’urgence vitale : il fallait la transfuser. Le bon monsieur s’y oppose, car, selon les principes de sa religion, la transfusion sanguine est interdite.
Etat de choc total pour tout le monde. Les minutes étaient comptées. Tout le personnel de l’hôpital a essayé de le raisonner, mais il était catégorique. C’est alors qu’on a appelé le chef service, qui est venu à son tour lui expliquer la gravité de la situation et essayer de le convaincre. Seulement, il est resté sur sa position : la transfusion sanguine est interdite dans leur église et considérée comme une abomination. Pour lui, si c’était la volonté de Dieu, elle serait accueillie à bras ouverts par le Père céleste et connaîtrait la joie du paradis. Et si ce n’était pas sa volonté, elle s’en sortirait. La dame l’a supplié de céder. « Si tu as déjà eu un brin d’amour pour moi et pour nos enfants, laisse-les me sauver. ».
On a essayé toutes les formes de counseling. Rien. Puis, d’un coup, on entend : « Prends soin des enfants, s’il te plaît… » Puis un lourd silence a régné. La dame venait de pousser son dernier soupir. Personne n’avait le courage de placer un seul mot. Et pourtant, la solution existait. Mais au nom de la religion, monsieur avait décidé de la laisser partir. Au moment des formalités, la famille, qui avait été alertée, est arrivée. Le beau-frère, frère de la défunte, a attrapé l’époux religieux par le col, l’a projeté au sol et l’a assené de violents coups de poing. Les agents de la sécurité sont venus à son secours.
Décidément, beaucoup d’africains ne sont plus propriétaires de leurs propres cerveaux, ils appartiennent aux pasteurs, imams, prêtres et charlatans qui y mettent tout ce qu’ils désirent de circonstances troubles.
Wonder shall never end!
Mouhamad Mustafâ




