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Forum Unstoppable Africa 2025: Un Avenir numérique prometteur

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Forum Unstoppable Africa 2025U
Forum Unstoppable Africa 2025U

L’événement phare de la Global Africa Business Initiative (GABI) met en lumière les initiatives révolutionnaires qui propulsent le continent vers un avenir numérique prometteur

Le 23 septembre 2025, New York a été le théâtre d’une rencontre déterminante pour l’Afrique lors de l’événement Unstoppable Africa 2025. Ce forum a rassemblé des leaders d’entreprise et des décideurs politiques pour discuter des ambitions de l’Afrique en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique. Les annonces faites lors de cet événement marquent une étape cruciale dans le positionnement de l’Afrique en tant qu’acteur clé de l’économie mondiale.

De nombreux projets ambitieux
Le milliardaire zimbabwéen Strive Masiyiwa a révélé des projets ambitieux visant à établir le premier réseau africain d’usines d’IA d’ici 2026, propulsé par des technologies de pointe comme les GPU NVIDIA. Ces installations visent à stimuler l’innovation locale et à renforcer la compétitivité de l’Afrique sur le marché mondial de l’IA.

Meta, représentée par Kojo Boakye, a également exprimé son engagement envers le potentiel numérique de l’Afrique, en mettant en avant des opportunités d’investissement dans cet écosystème en pleine expansion. Ces initiatives soulignent un changement de paradigme vers des solutions locales, soutenues par des investissements substantiels et une planification à long terme.

Au-delà des technologies, l’événement a permis d’annoncer des projets d’infrastructure et des initiatives financières, comme le programme « Africa Savings for Growth » lancé par l’Africa Finance Corporation (AFC), visant à orienter l’épargne institutionnelle vers des investissements durables et inclusifs. Cette initiative pourrait mobiliser plus de 1 170 milliards de dollars d’actifs institutionnels à travers le continent.

GABI a également introduit deux nouveaux « Action Pathways » : l’un axé sur la transformation numérique, et l’autre sur les soins de santé. Ces programmes visent à établir des synergies entre entreprises, gouvernements et innovateurs pour renforcer la compétitivité de l’Afrique. Le « Healthcare Action Pathway » se concentre sur l’amélioration de l’accès aux services médicaux, tandis que le « Digital Transformation Action Pathway » met l’accent sur l’infrastructure numérique et la formation des talents.

Les discussions ont également porté sur le développement des industries créatives, y compris la musique et la mode, illustrant la diversité et le dynamisme du paysage africain. L’événement a culminé avec la participation de personnalités inspirantes telles qu’Ava DuVernay et Tiwa Savage, dont les contributions ont résonné avec le message d’autonomisation et d’innovation.

Amina J. Mohammed, secrétaire générale adjointe des Nations unies, a conclu le forum en affirmant que la résilience de l’Afrique repose sur sa capacité à renforcer ses marchés et à avancer selon ses propres termes. Unstoppable Africa 2025 a ainsi confirmé le rôle clé du continent dans l’évolution des marchés mondiaux.

Cameroun : Energie propre, Maroua et Guider, de bons élèves

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Gaston Eloundou
Gaston Eloundou

Le 15 septembre 2025, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a lancé les travaux d’extension des centrales solaires de Maroua et Guider, marquant une étape cruciale pour le Cameroun. Avec un investissement de 38 millions d’euros (environ 25 milliards de FCFA), ces infrastructures vont voir leur capacité passer de 35,8 MWc à 64,4 MWc d’ici 2026, renforçant ainsi l’approvisionnement en électricité de la région de l’Extrême-Nord.

De faibles Coûts de Production
Le projet, bien qu’initié par la société norvégienne Scatec et sa filiale Release, s’appuie sur l’expertise locale de Sphinx Energy, fondée par Henri Serge Job. Diplômé de la Technische Universität Dresden et titulaire d’un MBA de la Wharton School, Job a joué un rôle clé dans le développement de ces centrales, depuis la sécurisation des sites jusqu’à la négociation des contrats avec Eneo, le distributeur d’électricité au Cameroun.

L’expertise de Sphinx Energy a permis d’atteindre un coût de production de 35 FCFA par kilowatt, le plus bas jamais enregistré au Cameroun. En comparaison, les autres projets solaires et même les centrales hydroélectriques affichent des coûts de production plus élevés, ce qui pourrait transformer l’économie énergétique du pays.

Henri Serge Job, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur énergétique, a débuté sa carrière chez AES Corporation, qui avait racheté Sonel, le fournisseur d’électricité au Cameroun. Après plusieurs postes dans le domaine de l’énergie, il a fondé Sphinx Energy en 2017, avec l’ambition d’améliorer l’accès à l’électricité en Afrique à des coûts compétitifs.

Avant d’atteindre le sommet de sa carrière, Job a commencé modestement en travaillant dans la cuisine d’un McDonald’s aux États-Unis. Cependant, son parcours l’a conduit à occuper des postes significatifs dans le secteur financier et énergétique, lui permettant d’acquérir une expertise précieuse.

Un Avenir radieux du Solaire au Cameroun
Avec le soutien d’experts comme Henri Serge Job, le Cameroun s’engage vers une transition énergétique durable. Les projets en cours à Maroua et Guider représentent non seulement un progrès technologique, mais aussi une opportunité de développement économique pour toute la région.

Bauxite de Minim Martap: Canyon Resources renforce son financement

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Canyon Resources renforce son financement du Bauxite de Minim Martap
Canyon Resources renforce son financement du Bauxite de Minim Martap

Canyon Resources a récemment annoncé une avancée majeure dans le développement de son projet de bauxite à Minim Martap, situé dans la région de l’Adamaoua, au Cameroun. Grâce à un financement de 215 millions de dollars australiens (environ 85,3 milliards FCFA), la société se prépare à franchir des étapes cruciales pour la mise en production de ce projet stratégique. Ce financement s’articule autour d’un placement institutionnel et d’un soutien important de son principal actionnaire, Eagle Eye Asset Holdings (EEA), ainsi que de l’entrée au capital du groupe Afriland.

Détails du Financement
Le financement se divise en deux tranches : la première, déjà réalisée, a permis de lever 36 millions AUD (14,3 milliards FCFA) auprès d’investisseurs institutionnels. La seconde tranche, qui devrait être validée lors de l’assemblée générale de novembre, pourrait générer 170 millions AUD (67,5 milliards FCFA), avec une contribution de 100 millions AUD (39,7 milliards FCFA) d’EEA et jusqu’à 70 millions AUD (27,8 milliards FCFA) de la part d’Afriland Bourse & Investissement. À l’issue de cette opération, EEA conservera 56,5 % du capital tandis qu’Afriland deviendra un actionnaire clé avec 10,1 %.

Les fonds levés seront alloués à trois priorités majeures :

  1. Le développement du projet de bauxite à Minim Martap (206 millions AUD).
  2. L’investissement dans Camrail, le concessionnaire du chemin de fer Douala-Ngaoundéré (46 millions AUD).
  3. La couverture des frais généraux et administratifs (14 millions AUD).

Peter Secker, PDG de Canyon, a souligné que ce financement permettra non seulement d’accélérer le développement de Minim Martap, mais aussi de renforcer la sécurité logistique grâce à un meilleur contrôle du réseau ferroviaire.

Perspectives et Enjeux Logistiques
Le calendrier prévoit que la première tranche sera finalisée début octobre, avec des premières expéditions de bauxite attendues pour le premier semestre 2026. L’entrée d’Afriland au capital représente un symbole fort pour l’appropriation locale du projet et témoigne de la confiance des institutions financières camerounaises.

Un des enjeux majeurs demeure la logistique, en particulier la sécurisation du transport de la bauxite entre Ngaoundéré et le port de Douala. Tout problème logistique pourrait avoir des conséquences néfastes sur la rentabilité du projet.

Canyon bénéficie d’un contexte de marché propice avec des réserves de bauxite à Minim Martap atteignant 144 millions de tonnes, valorisant le projet à 835 millions USD (512 milliards FCFA). La société prévoit également d’investir 96 millions USD (59 milliards FCFA) supplémentaires pour démarrer la production début 2026.

L’arrivée d’Afriland en tant qu’actionnaire facilitera les relations avec les régulateurs et pourrait renforcer les attentes en matière d’emplois locaux et de respect des normes environnementales. De plus, la stabilité économique de la zone CEMAC demeure une variable cruciale à surveiller. Avec un financement solide et un partenariat local stratégique, Canyon Resources est bien positionnée pour faire de Minim Martap un acteur clé de l’économie

Forum Afrique – Singapour: Cameroun au Cœur des Opportunités

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Forum Afrique - Singapour
Forum Afrique - Singapour

Le Cameroun s’est récemment illustré lors de sa première participation au Forum Afrique-Singapour, un événement phare dédié à l’établissement de partenariats économiques entre les deux régions. Organisé à l’hôtel Grand Copthorne Waterfront à Singapour, le forum, sous le thème « Renforcer les capacités, tracer une croissance durable », a rassemblé plus de 500 acteurs économiques d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs. L’objectif : explorer des opportunités d’investissement et solidifier les liens économiques.

Représenté par Bitchoka Nkak Calvin, chef de la Division du suivi, de l’évaluation et de la stratégie à l’Agence de promotion des investissements (API), le Cameroun a mis en avant son paysage économique dynamique. Calvin a souligné les réformes en cours visant à améliorer le climat des affaires, tout en évoquant une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de 3,5 % en 2024. Cette progression est alimentée par une hausse des prix du cacao, une meilleure récolte de coton et une fourniture d’électricité plus fiable.

Les investissements entrants nets ont atteint 571,9 milliards FCFA, marquant une augmentation de 15,7 % par rapport à 2023. Cela témoigne d’une confiance grandissante des investisseurs dans le potentiel économique du pays.

Atouts Naturels, Réformes Stratégiques et partenariats favorables
Bitchoka a mis en lumière les ressources naturelles abondantes du Cameroun, ainsi que ses incitations fiscales et douanières attrayantes. Avec 65 % des projets validés par l’API axés sur l’agro-industrie, le pays se positionne comme un acteur clé dans ce secteur. Les infrastructures, l’énergie, le numérique et le tourisme représentent également des domaines d’investissement prometteurs.

Les réformes récentes, telles que la digitalisation des services publics et le développement des infrastructures, visent à renforcer l’attractivité du Cameroun sur la scène internationale.

Le forum a également mis en exergue le dynamisme croissant des relations économiques entre l’Afrique et Singapour. Les échanges bilatéraux ont augmenté de plus de 50 %, passant de 12,1 à 18,7 milliards de dollars singapouriens en quelques années. Les investissements cumulés des entreprises singapouriennes en Afrique s’élèvent désormais à 26,9 milliards de dollars, touchant des secteurs variés tels que l’énergie, les infrastructures, et les services numériques.

Grace Fu, ministre singapourienne de la Durabilité et de l’Environnement, a souligné l’importance des liens institutionnels entre l’Afrique et l’Asie du Sud-Est. Elle a rappelé que les traités bilatéraux d’investissement récemment ratifiés avec la Côte d’Ivoire et le Nigeria offrent un cadre de protection aux investisseurs, favorisant ainsi l’intensification des flux financiers.

La participation du Cameroun à l’ASBF a constitué une opportunité unique pour promouvoir son potentiel d’investissement et ses réformes économiques, le positionnant comme une destination de choix en Afrique centrale. Plusieurs entreprises camerounaises ont saisi cette occasion pour établir des contacts avec des sociétés singapouriennes, explorant des partenariats dans des secteurs clés tels que l’agro-industrie, l’énergie, et les infrastructures.

La présence du Cameroun au Forum Afrique-Singapour envoie un message fort quant à sa volonté de collaborer avec des investisseurs internationaux. En renforçant les partenariats interrégionaux et en élargissant sa présence dans les réseaux mondiaux d’investissement, le Cameroun se positionne comme un acteur dynamique et fiable sur la scène économique internationale.

African Energy Week: Présence remarquable de l’OPEP

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African Energy Week 2025
African Energy Week 2025

Le secrétaire général de l’OPEP met en lumière les opportunités d’investissement sur le continent.

Le Cap, Afrique du Sud – Le 23 septembre 2025, Haitham Al Ghais, secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), participera à l’African Energy Week 2025 pour discuter du rôle stratégique de l’Afrique dans le secteur énergétique mondial. Cet événement met en avant l’énorme potentiel énergétique du continent et la nécessité d’attirer des investissements pour renforcer ses infrastructures pétrolières et gazières.

Depuis son entrée en fonction en 2022, Al Ghais s’est imposé comme un fervent défenseur du secteur énergétique africain. Lors de son intervention à l’AEW 2025, il mettra l’accent sur l’importance du continent pour la sécurité énergétique mondiale, en affirmant que l’OPEP considère le soutien aux initiatives africaines comme une priorité stratégique.

L’Afrique possède des réserves pétrolières considérables, estimées à environ 120 milliards de barils, offrant ainsi un potentiel de croissance significatif. Al Ghais a récemment réaffirmé l’engagement de l’OPEP à exploiter ces ressources, soulignant que cela constitue un axe majeur de la stratégie de l’organisation. Ce soutien vise à établir un mix énergétique durable, répondant aux besoins actuels tout en préparant l’avenir.

Un exemple concret est l’engagement de l’OPEP auprès de la Namibie, un pays en pleine ascension sur le marché pétrolier mondial grâce à des découvertes offshore majeures. La production devrait débuter dans la prochaine décennie, et l’OPEP est prête à accompagner ce développement par des investissements et des partenariats stratégiques.

« La présence d’Al Ghais à l’AEW 2025 souligne la reconnaissance par l’OPEP de l’Afrique comme un acteur clé dans le secteur énergétique mondial. En favorisant des partenariats solides et en stimulant les investissements, l’OPEP aspire à libérer le potentiel énergétique du continent et à soutenir une croissance durable », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

L’OPEP, en tant que partenaire officiel de l’AEW 2025, démontrera son engagement envers l’Afrique à travers des sessions clés comme la “World Oil Outlook” et la table ronde OPEP-Afrique. Ces initiatives visent à éclairer les tendances du marché et à identifier les opportunités d’investissement, tout en promouvant le développement du secteur pétrolier et gazier en Afrique.

Maroc: Dynamisation des services financiers

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Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a organisé à Casablanca une conférence pour présenter le Casablanca Payment Agreement
Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a organisé à Casablanca une conférence pour présenter le Casablanca Payment Agreement

Le 18 septembre dernier, Casablanca a été le théâtre d’une conférence marquante, réunissant plus de 150 acteurs clés de l’écosystème monétique marocain. Organisée par le Centre Monétique Interbancaire (CMI), cet événement a été l’occasion de présenter le Casablanca Payment Agreement, une initiative ambitieuse visant à moderniser et dynamiser les services financiers au Maroc.

Une Vision pour l’Avenir
Le CMI, en collaboration avec ses partenaires, continue de jouer un rôle prépondérant dans la transition vers une économie de plus en plus digitalisée. L’objectif de cette conférence était de promouvoir l’évolution des paiements par carte, tout en renforçant la confiance et en stimulant l’innovation dans le secteur. Rachid Saihi, directeur général du CMI, a déclaré : « Avec le Casablanca Payment Agreement, nous annonçons une étape historique qui place l’innovation, la confiance et la coopération au cœur de la transformation de la monétique au Maroc. »

Cet événement a rassemblé des représentants des régulateurs, des banques, des établissements de paiement, ainsi que des partenaires technologiques et financiers. La forte mobilisation des participants témoigne de l’engagement collectif en faveur d’une transformation significative du paysage monétique. Avec plus de 80 000 points de vente équipés et plus de 200 millions d’opérations traitées en 2024, le CMI a démontré son rôle moteur dans l’essor des services numériques.

Une Plateforme Technique Neutre et Inclusive
En mai 2025, le CMI a franchi une étape décisive en se positionnant comme une plateforme technique neutre et interopérable. Ce changement vise à favoriser l’émergence de nouveaux acteurs sur le marché, avec l’ambition de créer un environnement compétitif et accessible. Le lancement du Casablanca Payment Agreement marque le début d’une nouvelle ère pour la monétique au Maroc, consolidant ainsi la vision d’un marché moderne et inclusif.

L’initiative a déjà porté ses fruits, avec plusieurs nouveaux partenaires tels qu’Al Filahi Cash et Attijari Payment qui ont lancé leurs services d’acquisition de paiement. En moins de six mois, sept acquéreurs ont été opérationnels, un résultat impressionnant pour un projet de cette envergure. Rachid Saihi souligne : « Cette réussite est le fruit d’un effort collectif associant l’ensemble des acteurs. ».

Le CMI s’inscrit pleinement dans la stratégie Digital Morocco 2030, qui vise à placer l’innovation et la digitalisation au cœur de la transformation économique du pays. En ouvrant le marché à la concurrence, le CMI contribue à créer des conditions favorables à un développement durable de la monétique nationale.

Le Casablanca Payment Agreement est plus qu’un simple projet ; c’est une véritable révolution pour le secteur monétique marocain. Avec une ambition claire et un engagement collectif, le CMI et ses partenaires s’engagent à bâtir un avenir où les services financiers sont accessibles, modernes et inclusifs pour tous.

Relance de la Cicam: Un avenir pour la production locale

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Le Cameroun s'apprête à revitaliser son secteur textile avec un marché captif de 30 milliards FCFA, alliant l'État et Arise IIP pour soutenir la production locale.
Le Cameroun s'apprête à revitaliser son secteur textile avec un marché captif de 30 milliards FCFA, alliant l'État et Arise IIP pour soutenir la production locale.

Le Cameroun s’apprête à revitaliser son secteur textile avec un marché captif de 30 milliards FCFA, alliant l’État et Arise IIP pour soutenir la production locale.

Dans le cadre de discussions stratégiques avec Arise IIP, le gouvernement camerounais envisage de réserver des marchés jugés « captifs » pour relancer la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam). Ces marchés, d’une valeur estimée entre 24 et 30 milliards de FCFA par an, concernent principalement les uniformes scolaires, les vêtements hospitaliers, ainsi que les tenues pour les gardiens de prison et les policiers, à l’exception des forces armées.

L’ambition d’Arise IIP est de moderniser la Cicam tout en structurant une filière textile intégrée, allant de la production du coton brut à la confection finale. Ce projet repose sur un partenariat avec Sodecoton pour l’approvisionnement en coton, et la Cicam pour la transformation et la distribution. Autrefois leader dans la transformation cotonnière de la région Cemac, la Cicam est en passe de sortir d’une période d’inactivité, grâce à l’entrée d’Arise dans son capital.

Investir dans la modernisation de la production
Pour concrétiser cette relance, un plan d’investissement de 200 milliards de FCFA a été annoncé, destiné à moderniser les usines, installer de nouvelles lignes de production et recapitaliser l’entreprise. L’objectif est de rendre la Cicam compétitive face à une concurrence étrangère de plus en plus forte.

Actuellement, la Cicam ne détient qu’environ 5 % du marché national du coton-textile-confection. Cette situation est exacerbée par les importations massives de vêtements chinois et l’essor du marché de la friperie. En 2023, le Cameroun a importé 61 221 tonnes de vêtements de seconde main pour une valeur de 30,2 milliards de FCFA, représentant près de 35 % des importations de friperie de la zone Cemac. La Chine, à elle seule, contrôle près de 80 % du marché camerounais du textile, mettant encore plus de pression sur les producteurs locaux.

Pour inverser cette tendance, la Cicam s’appuiera sur l’expertise et les capitaux d’Arise IIP, ainsi que sur le soutien de l’État pour sécuriser les marchés internes et promouvoir la transformation locale. Cette relance est alignée avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui vise à transformer l’économie camerounaise. Le plan ambitionne d’augmenter la production cotonnière à 600 000 tonnes par an et d’assurer une transformation locale de 50 % de cette production d’ici 2030, renforçant ainsi la filière textile et générant davantage de valeur ajoutée. La collaboration entre l’État camerounais et Arise IIP marque un tournant décisif pour la Cicam et pour l’ensemble du secteur textile du pays. Grâce à des investissements significatifs et à la sécurisation des marchés, le Cameroun aspire à redynamiser sa production locale et à faire face à la concurrence mondiale.

Tradex SA : 269,4 Millions de Litres de Carburants Vendus en 2024

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Tradex SA a vendu 269,4 millions de litres de carburants en 2024
Tradex SA a vendu 269,4 millions de litres de carburants en 2024

En 2024, Tradex SA a réalisé des ventes impressionnantes de 269,4 millions de litres de carburants, consolidant sa position sur le marché des hydrocarbures. Avec une stratégie de diversification bien établie, l’entreprise continue de croître, accompagnée d’une offre de services innovants.

Une Performance Remarquable
D’après les données recueillies par Investir au Cameroun, Tradex SA a écoulé, au cours de l’année 2024, 269,4 millions de litres de carburants, 688 697 litres de lubrifiants et 12,03 millions de litres de gaz butane à travers son réseau. À la fin juillet 2025, les indicateurs de performance affichent une progression continue : +7,4 % pour les carburants, +34,6 % pour les lubrifiants et +17,3 % pour le gaz, par rapport à l’année précédente.

Cette dynamique de croissance est le fruit d’une stratégie de diversification entamée depuis 2001. En élargissant son portefeuille de produits et services, Tradex a réussi à établir une trajectoire de croissance stable. En 2003, l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 31 milliards de FCFA, montant qui a grimpé à 78 milliards de FCFA en 2006, année marquée par son entrée dans la distribution de produits pétroliers.

Une Expansion Continue
Depuis, Tradex a su multiplier ses relais de croissance. Le lancement de TradexLub en 2010 a permis de dépasser la barre des 100 milliards de FCFA de chiffre d’affaires. En 2012, l’entrée dans le soutage aviation et le lancement de la carte pétrolière ont propulsé le chiffre d’affaires à 193 milliards de FCFA, atteignant même 243 milliards de FCFA en 2013 avec l’introduction de la bouteille TradexGaz. En 2018, les carburants premium Maxiboost ont encore rehaussé les revenus à 272 milliards de FCFA.

Au-delà des hydrocarbures, Tradex explore de nouveaux horizons. Depuis 2025, certaines stations à Yaoundé et Douala se distinguent par leur offre de beignet-haricot-bouillie (BHB), en partenariat avec la chaîne locale Tchop et Yamo. Les boutiques des stations ont également été relancées sous diverses enseignes (Trad’Shop, Trad’Shop by Mâ, Seven by Trad’Shop, Drinks Center by Trad’Shop), en collaboration avec des commerçants locaux.

En intégrant une offre de restauration conviviale, Tradex ambitionne d’accroître la fréquentation de ses stations et, par conséquent, ses ventes. Cette initiative vise à rivaliser directement avec TotalEnergies, qui propose déjà des viennoiseries et des sandwichs via La Croissanterie. Un pari qui pourrait s’avérer payant, car en 2015, Momar Nguer, alors DG Afrique du groupe Total, avait estimé que la restauration rapide en station pouvait augmenter les ventes de carburants de 10 %.

Tradex mise également sur l’expansion de son réseau, avec une moyenne de cinq nouvelles stations construites chaque année. Actuellement, l’entreprise compte 90 stations réparties dans les dix régions du pays, renforçant ainsi sa présence sur le marché.

Maroc : secteur des médias, une réforme s’impose

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Débat organisé le 18 septembre 2025 à Casablanca par l'Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) sur le paysage médiatique au Maroc
Débat organisé le 18 septembre 2025 à Casablanca par l'Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) sur le paysage médiatique au Maroc

Le projet de loi 25-26 sur le Conseil national de la presse (CNP) représente une opportunité sans précédent pour revitaliser un secteur médiatique marocain en crise. Face à une chute alarmante des ventes et à une domination du digital, cette réforme pourrait poser les bases d’une presse indépendante et crédible.

La crise qui touche le secteur médiatique marocain est sans précédent. Lors d’un débat organisé le 18 septembre 2025 à Casablanca par l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), des chiffres inquiétants ont été présentés. En cinq ans, les ventes de presse écrite ont chuté de 58 %, tandis que 80 % des entreprises médiatiques sont désormais numériques. En 2024, la presse papier n’a capté que 7 % des investissements publicitaires, un chiffre révélateur de la précarité du secteur.

Mohammed Haitami, président-directeur général du groupe Le Matin, a dressé un portrait sans concession de la situation. En 2024, le Maroc comptait 554 entreprises de presse, dont 443 étaient exclusivement numériques. Les ventes quotidiennes de journaux sont passées de 4 399 exemplaires en 2019 à seulement 1 850 en 2024, avec des prévisions encore plus pessimistes pour 2025. De plus, 51 % des entreprises ne disposent pas du minimum de quatre journalistes, soulignant une précarisation généralisée.

Le Projet de Loi 25-26 : une Bouée de sauvetage ?
Face à ce tableau sombre, le projet de loi 25-26 est perçu par l’ANME comme une chance historique de redéfinir le paysage médiatique. Driss Chahtane a affirmé que cette réforme vise à redonner au CNP son autonomie et à protéger la profession. Toutefois, certains experts mettent en doute l’efficacité d’un simple cadre législatif pour résoudre des problèmes économiques et structurels profonds.

Abdelmounaïm Dilami, fondateur de l’ANME, a rappelé l’âge d’or de la presse marocaine dans les années 1990, où un marché publicitaire structuré favorisait une presse indépendante. Cependant, l’irruption du numérique a bouleversé ce modèle économique, détruisant la viabilité des médias traditionnels.

Une refonde stratégique du secteur s’impose
La crise actuelle ne se limite pas à l’économie ; elle touche aussi l’identité même du journalisme. Khalid El Hourri, directeur de publication d’« Assabah », a souligné la nécessité d’une action urgente pour bâtir une presse forte. Les statistiques révèlent une précarisation alarmante : 27,6 % des entreprises n’emploient qu’un seul journaliste, et les retours d’invendus dépassent 90 % pour certaines publications.

L’émergence de l’intelligence artificielle représente à la fois une menace et une opportunité. Les médias doivent se reconnecter aux valeurs fondamentales du journalisme et s’adapter à une consommation d’information de plus en plus visuelle. Ce changement nécessite des investissements et des compétences que beaucoup d’entreprises peinent à acquérir, d’où un appel à la mobilisation collective.

Les participants à la table-ronde ont lancé un appel à tous les acteurs du secteur pour une mobilisation collective. Driss Chahtane a insisté sur la responsabilité partagée des journalistes, chercheurs, éditeurs et organismes pour une refonte stratégique du secteur. Le projet de loi 25-26 est une occasion unique de revitaliser le secteur de la presse au Maroc. Si les acteurs du milieu parviennent à s’unir pour saisir cette opportunité, ils pourraient jeter les bases d’une presse indépendante, éthique et durable. Le temps presse, et la route vers la réforme est semée d’embûches, mais l’issue pourrait être porteuse d’espoir.

Première Centrale Solaire Flottante d’Afrique : Une Avancée Majeure pour Tanger Med

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Tanger Med inaugure la première centrale solaire flottante d'Afrique
Tanger Med inaugure la première centrale solaire flottante d'Afrique

Dans une initiative révolutionnaire, Tanger Med inaugure la première centrale solaire flottante d’Afrique, alliant production d’énergie durable et protection des ressources hydriques. Ce projet ambitieux marque une étape significative dans la transition énergétique du Maroc.

Un Projet Inédit sur le Lac de Tanger-Méditerranée
Sur les eaux paisibles du barrage de Tanger-Méditerranée, un projet novateur prend forme : la toute première station solaire flottante d’Afrique. Initiée par le ministère de l’Équipement et de l’Eau, en collaboration avec l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos, cette installation de 10 hectares sera composée de 22 000 panneaux photovoltaïques. Son objectif principal est double : fournir une énergie propre au port de Tanger Med tout en limitant l’évaporation des eaux du barrage.

Ce projet, annoncé lors de la réunion du Conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos en mars 2024, représente une avancée significative dans la production d’énergie renouvelable au Maroc. Les panneaux solaires seront assemblés à proximité du barrage avant d’être déplacés vers le cœur du réservoir, créant ainsi une infrastructure innovante sur l’eau.

Collaboration et Soutien Institutionnel
La réalisation de cette centrale solaire flottante repose sur une synergie entre le ministère de l’Équipement et de l’Eau et plusieurs institutions publiques et privées. Ensemble, elles visent à renforcer la capacité nationale de production d’énergie verte, essentielle dans le contexte actuel de changement climatique et de recherche de solutions durables.

En plus de la production d’électricité destinée principalement au port de Tanger Med, cette installation flottante offre une protection contre l’évaporation des eaux du lac, particulièrement en été. En bloquant les rayons directs du soleil, les panneaux contribuent à préserver cette ressource vitale.

La centrale solaire flottante de Tanger Med incarne une vision d’avenir où l’énergie renouvelable et la gestion des ressources hydriques s’harmonisent. En inaugurant ce projet, le Maroc se positionne comme un leader en matière d’innovation énergétique en Afrique.

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