Sunday, May 31, 2026
Google search engine
Accueil Blog Page 11

Kenya : Direction générale d’Ecobank,  Rebecca Mbithi pour le renforcement de la croissance

0
Kenya : Direction générale d’Ecobank, Rebecca Mbithi pour le renforcement de la croissance
Kenya : Direction générale d’Ecobank, Rebecca Mbithi

Ecobank, leader bancaire panafricain qui met en avant sa stratégie d’expansion, continue d’améliorer ses performances et d’élargir son empreinte en Afrique de l’Est. Le groupe a récemment annoncé la nomination de Rebecca M. Mbithi au poste de Directrice Générale de sa filiale kenyane, une décision stratégique pour booster la croissance de la banque dans un marché clé.

Rebecca Mbithi, qui occupe ces fonctions depuis le 9 février 2026, succède à Joséphine Anan-Ankomah, désormais Directrice Régionale pour l’Afrique centrale, orientale et australe (CESA). Le conseil d’administration, présidé par Yesse Oenga, a exprimé une grande confiance en la capacité de Mbithi à diriger Ecobank Kenya, mettant en avant son expérience et ses compétences en leadership.

Une leader déterminée et expérimentée

Forte de plus de 20 ans d’expérience dans le secteur financier, Rebecca Mbithi a fait ses preuves dans des rôles de direction notable. Avant de rejoindre Ecobank, elle a dirigé Family Bank Limited, où elle a orchestré un programme de redressement et de croissance. Elle a également été membre du conseil d’administration de NCBA Kenya et vice-présidente de l’Association des banquiers du Kenya (KBA).

Cette nomination arrive à un moment où Ecobank Kenya affiche une croissance solide. Son bénéfice avant impôt a considérablement augmenté, passant de 132,9 millions de shillings (environ 1 million de dollars) en 2022 à 734 millions au troisième trimestre 2025. Cette évolution est le fruit d’une maîtrise des coûts et d’une efficacité opérationnelle accrue.

La banque a également réussi sa recapitalisation, affichant des fonds propres de base de 8,8 milliards de shillings en septembre 2025, surpassant les exigences réglementaires jusqu’en 2028. Il incombe à la nouvelle directrice générale de continuer sur cette lancée.

Un réseau établi et en croissance

Depuis son entrée sur le marché kenyan en 2007, Ecobank a su s’installer solidement avec 16 agences, 16 distributeurs automatiques, et plus de 100 points Xpress Point, tout en employant plus de 370 collaborateurs. Sur le plan continental, Ecobank est présente dans 32 pays d’Afrique subsaharienne et compte plus de 32 millions de clients.

Mondial 2030 : Un avenir prometteur pour le tourisme méditerranéen

0
Mondial 2030 : Un avenir prometteur pour le tourisme méditerranéen
Le Maroc, l’une des destinations les plus dynamiques de la Méditerranée

Le Forum d’affaires Maroc-Espagne-Portugal, tenu récemment au Complexe Mohammed VI de Salé, a été le point de départ d’initiatives visant à garantir que la Coupe du Monde 2030 soit un catalyseur de réussite durable. Les intervenants, dont Hamid Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme, et Younes Boumahdi, vice-président de la Fédération des industries culturelles et créatives, ont mis en lumière une feuille de route ambitieuse. L’objectif ? Assurer que cet événement sportif ne demeure pas éphémère, mais qu’il pave la voie à deux décennies de prospérité partagée.

L’inquiétude est palpable : que restera-t-il de ce Mondial une fois le dernier coup de sifflet donné ? La crainte d’un événement sans héritage durable hante les professionnels du secteur. Hamid Bentahar insiste : il ne s’agit pas de promesses, mais d’actions concrètes. Pas besoin d’attendre 2030 pour commencer à récolter les fruits de cette coopération. Le premier exemple est déjà visible : une augmentation de 12 % des arrivées de touristes espagnols prévue dès 2024.

Dès cette année, des actions stratégiques sont mises en œuvre. La CNT a vu une opportunité avec l’accueil de congrès d’agents de voyages espagnols, une initiative qui sera répliquée avec le Portugal. Par ailleurs, des startups marocaines de la travel tech seront en compétition pour proposer des solutions innovantes. Les salons internationaux, tels que le FITUR à Madrid, témoignent d’un intérêt croissant, avec une augmentation significative de la présence marocaine.

Younes Boumahdi souligne un défi fondamental : éviter la chute brutale d’intérêt généralement observée après des méga-événements. Au lieu de cela, l’idée est de transformer ce pic spectaculaire en un développement touristique et culturel durable. Des itinéraires culturels intégrés seront mis en place, car les touristes modernes cherchent bien plus que des monuments.

De l’infrastructure à l’animation continue

Un stade doit être plus qu’un simple lieu de matchs. Boumahdi évoque la nécessité de diversifier son utilisation : concerts, spectacles et événements culturels devraient devenir courants afin de générer richesse et emplois. Les avancées technologiques évoquées par Pau Abelló, Directeur Général Sénior de Roca, ajoutent une dimension d’efficacité, avec des équipements sanitaires intelligents garantissant durabilité et optimisation.

Le président de la CNT, Hamid Bentahar, place la Coupe du Monde sous le signe de la Méditerranée. Avec près de 900 millions de visiteurs dans le bassin, cette coupe ambitionne d’être une fête célébrant l’unité euro-méditerranéenne. Les opportunités maritimes doivent être exploitées, notamment par le développement de croisières intra-méditerranéennes.

Le rêve d’un corridor touristique harmonieux entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal a été exprimé, permettant aux visiteurs d’accéder à ces trois pays sans formalités complexes. Cela impliquerait la possibilité de voyager avec une simple carte d’identité, avec un impact estimé de 10 % d’augmentation des flux touristiques.

Les échanges entre partenaires portugais révèlent un changement d’approche : ils souhaitent investir au Maroc, et non seulement envoyer des touristes. Hamid Bentahar appelle les autorités marocaines à libérer les potentiels d’investissement en facilitant l’accès à des terrains dans des destinations clés.

Enfin, au-delà du tourisme, la collaboration culturelle est cruciale. La création de festivals conjoints pourrait renforcer les liens entre les trois pays. Comme l’a souligné Pau Abelló, cette Coupe du Monde représente une occasion unique de bâtir un avenir commun.

Pour garantir un héritage durable de cet événement, les actions doivent être concrètes et dès aujourd’hui. Le dialogue et la collaboration entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal sont essentiels à la construction de cette vision partagée. À Salé, les premières pierres de ce projet ambitieux ont d’ores et déjà été posées.

Championnats du Monde de Bodyboard : Agadir a accueilli l’évènement

0
Championnats du Monde de Bodyboard : Agadir a accueilli l’évènement
Championnats du Monde de Bodyboard : Agadir a accueilli l’évènement

Les Championnats du Monde de Bodyboard 2026, tenus à la plage d’Anza, à Agadir, ont captivé les passionnés de surf et d’adrénaline du monde entier. Cet événement prestigieux a marqué la fin d’une série de compétitions intenses, réunissant les meilleurs athlètes de la discipline.

Événement de haut niveau

Le Sud-Africain Tristan Roberts a brillé en remportant le titre tant convoité, surmontant des concurrents redoutables tels que le Marocain Badr Eddine Chajri. Les podiums ont également vu la présence du Brésilien Gabriel Braga et du Français Pierre Louis Costes, témoignant ainsi de la diversité et du talent qui caractérisent ce sport.

Organisés par la Fédération Royale Marocaine de Surf (FRMS), les championnats ont attiré des compétiteurs renommés venus de pays comme le Chili, le Pérou, le Mexique, les Maldives, le Portugal, la France, l’Espagne, les États-Unis, l’Afrique du Sud, le Brésil et l’Australie. Ces nations ont propulsé l’événement sur le devant de la scène internationale, renforçant la réputation d’Agadir comme destination de choix pour le bodyboard.

Les impressions des champions

Tristan Roberts a exprimé sa joie lors de la proclamation des résultats, affirmant : « Il y a tellement de passion ici pour le bodyboard et le niveau de l’organisation est exceptionnel. » De son côté, Badr Eddine Chajri a partagé son excitation après avoir atteint la seconde place pour la première fois de sa carrière. Cette performance a sans doute été un tremplin pour sa motivation, avec l’espoir de faire briller le drapeau marocain lors des futures compétitions.

La FRMS a souligné l’importance de cet événement en l’inscrivant dans le calendrier officiel de l’International Bodyboarding Corporation (IBC). Cela témoigne du potentiel remarquable du littoral marocain à accueillir des compétitions de haut niveau à l’échelle mondiale. L’engouement pour le bodyboard à Agadir préfigure un avenir prometteur pour les événements sportifs à venir.

La Chine s’ouvre aux exportateurs africains : Une aubaine pour le Cameroun

0
La Chine s’ouvre aux exportateurs africains : Une aubaine pour le Cameroun
Le président camerounais SEM Paul Biya et le président chinois Xi Jimping

Une nouvelle ère s’annonce pour les échanges commerciaux entre la Chine et les pays africains, dont le Cameroun qui pourrait en tirer de nombreux bénéfices. Dès le 1er mai 2026, on ne parlera plus de barrières douanières entre la Chine et 53 nations africaines. Ce qui pourrait transformer les dynamiques commerciales du continent.

La décision historique annoncée par le président chinois Xi Jinping vise à renforcer les relations économiques avec l’Afrique. L’objectif principal est de corriger les déséquilibres commerciaux qui ont longtemps caractérisé ces relations, tout en offrant de nouvelles perspectives de développement pour le continent.

À l’horizon 2026, le Cameroun, parmi les pays bénéficiaires, pourrait voir ses exportations bénéficier d’un accès sans droits de douane au marché chinois. Cette initiative pourrait avoir plusieurs conséquences positives. Notamment en ce qui est de l’accroissement des exportations. En effet, les ventes de produits camerounais, notamment le cacao, le café et l’aluminium, pourraient connaître une hausse significative en Chine. Ce qui ouvrirait des marchés inexplorés. Il sera aussi question de la stimulation de l’économie locale à travers un accès facilité aux marchés asiatiques. Les agriculteurs et les industriels camerounais pourraient voir leurs revenus augmenter, entraînant une meilleure dynamique économique au niveau national. En ce qui est du renforcement des chaînes de valeur, la possibilité de maximiser les avantages de cette décision, sera crucial pour le Cameroun qui pourra développer des infrastructures et des chaînes de valeur adaptées, permettant ainsi à ses exportateurs de répondre aux exigences du marché chinois.

Un contexte stratégique

La Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 2008, cherche à rétablir un équilibre dans ses échanges avec le continent. Les exportations africaines vers la Chine, souvent concentrées dans quelques pays comme l’Angola et la République démocratique du Congo, sont majoritairement composées de matières premières. En 2025, le déficit commercial entre les deux régions a atteint un niveau alarmant de 102 milliards de dollars.

Si l’initiative de la Chine allant dans le sens d’une abolition des droits de douane pourrait sembler modeste face à la valeur ajoutée des exportations africaines, le Cameroun a l’opportunité d’exploiter cette situation pour diversifier ses échanges et améliorer ses infrastructures. Des réformes en matière de logistique, d’agriculture et d’industrie pourraient renforcer la position du pays sur le marché asiatique.

Autrement dit, le démantèlement tarifaire prévu par la Chine d’ici mai 2026 représente une opportunité unique pour le Cameroun et d’autres pays africains. En tirant parti de ces nouvelles facilités commerciales, le pays pourrait non seulement améliorer ses exportations, mais aussi stimuler une croissance durable sur le long terme.

Évolution du Passeport Camerounais : Un chemin laborieux vers plus de mobilité

0
Évolution du Passeport Camerounais : Un chemin laborieux vers plus de mobilité
Le Passeport Camerounais

Selon un Aperçu du Classement Mondial de la Liberté de Circulation au cours des deux dernières décennies, le passeport camerounais a fait des progrès modestes en matière de mobilité internationale, selon les données du Henley Passport Index. Cependant, bien que le pays ait enregistré quelques avancées, le changement réel dans l’accès aux destinations à l’étranger reste minime.

En 2006, le Cameroun atteignait son meilleur classement avec une 70ᵉ position mondiale, offrant un accès sans visa ou avec visa à l’arrivée uniquement à 26 pays. Dix ans plus tard, en 2016, sa position a chuté à la 92ᵉ place, bien que le nombre de destinations accessibles ait augmenté à 45, égalant le classement d’autres nations comme l’Angola et le Nigeria.

Les années suivantes montrent peu d’évolution. En 2025, le Cameroun est toujours resté à 92ᵉ, avec 50 destinations. Le classement, version 2026 le fait grimper à la 84ᵉ place, avec un accès pour 47 pays. Malgré ces légers progrès, le Cameroun reste derrière d’autres passeports africains.

Comparaison avec d’autres passeports

Les Seychelles, premier pays africain, se classent 25ᵉ avec 156 destinations accessibles. L’Afrique du Sud, quant à elle, occupe la 48ᵉ position avec 106 destinations, tandis que le Cameroun est surpassé par le Bénin, le Gabon et la Côte d’Ivoire. Sur le plan mondial, le contraste est flagrant avec des pays comme Singapour, Japon et Corée du Sud, qui offrent un accès à 187 pays ou plus.

Cette situation a des répercussions concrètes sur la vie des Camerounais. Étudiants, entrepreneurs et professionnels se heurtent fréquemment à des démarches longues et coûteuses pour obtenir un visa, freinant ainsi les échanges, limitant les opportunités économiques et affectant la mobilité académique. De plus, la croissance lente du passeport met en lumière les insuffisances de la « diplomatie des visas » et le manque d’accords bilatéraux efficaces.

Malgré le doublement du nombre de destinations accessibles en vingt ans, le Cameroun demeure en retrait par rapport à la moyenne mondiale, où plusieurs pays offrent un accès sans formalités à plus de 90 destinations. Dans un monde de plus en plus globalisé, la force d’un passeport se révèle être un indicateur essentiel de pouvoir diplomatique, économique, mais également de stabilité politique, condition sine qua non à une intégration réussie sur la scène internationale.

Montée du e-commerce au Cameroun : Vers une règlementation fiscale croissante

0
Montée du e-commerce au Cameroun : Vers une règlementation fiscale croissante
le marché central de Douala

Dans un contexte économique en pleine mutation, le e-commerce camerounais connaît une croissance remarquable, avec une augmentation de 18 % de son chiffre d’affaires en 2024. Cet essor soulève des questions sur la régulation fiscale à venir, au bénéfice de l’État camerounais.

Le rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND20-30) publié par le ministère de l’Économie révèle que les plateformes de commerce en ligne au Cameroun ont enregistré une hausse de 18 % de leur chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente. Cette dynamique encourageante est également marquée par la formation de 75 entreprises en 2024, comparativement aux 52 de 2022. Ce qui est l’expression d’une volonté accrue d’exploitation des opportunités offertes par le commerce électronique.

Un écosystème en pleine évolution

L’essor du e-commerce au Cameroun est propulsé par un soutien institutionnel vigoureux, notamment de la part du ministère du Commerce, ainsi que par des initiatives techniques du secrétariat du Commonwealth. Les efforts ainsi fournis ont permis aux PME de promouvoir et de commercialiser leurs produits à une échelle internationale. Le rapport souligne que cette dynamique devrait se renforcer grâce à l’émergence de nouveaux acteurs et solutions facilitant l’accès aux paiements et à la logistique.

Parmi les initiatives notables, MTN Cameroun a lancé une carte prépayée virtuelle via sa filiale Mobile Money Corporation pour cibler les millions de Camerounais non bancarisés. De son côté, Campost, le service postal camerounais, prévoit de relancer sa présence sur le marché avec une nouvelle plateforme de commerce en ligne nommée « Bolamba » au cours de cette année 2026. Des dispositifs logistiques seront installés dans les aéroports clés du pays.

Un nouvel enjeu fiscal pour l’État

Avec un investissement estimé entre 2 et 3 milliards de FCFA, Campost vise à capturer une part significative d’un marché évalué à 811,09 millions d’euros (environ 531 milliards de FCFA). Ce potentiel de croissance renforce l’intérêt de l’État camerounais en vue de la mise en place d’une politique fiscale adaptée au commerce électronique.

Ces dernières années, le gouvernement a progressivement instauré des mesures fiscales pour encadrer les transactions en ligne. Depuis 2020, les ventes réalisées via des plateformes de e-commerce doivent s’acquitter de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Le prélèvement des droits de douane sur les marchandises importées a été appliqué depuis 2023, dans le but de limiter les pertes fiscales dues à la digitalisation croissante des échanges.

Depuis 2024, un taux réduit de 5 % s’applique à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux (BNC) pour les particuliers utilisant des plateformes numériques pour vendre des biens ou services. Au cours de cette année, toutes les plateformes en ligne opérant sans établissement physique au Cameroun seront assujetties à un Impôt sur les Sociétés (IS), avec un taux minimum de 3 % sur le chiffre d’affaires local, évoluant selon le volume d’activités.

Le paysage du e-commerce au Cameroun, en pleine transformation, est porté par une croissance soutenue et des initiatives réglementaires. Alors que les plateformes en ligne continuent d’évoluer, le cadre fiscal devrait se développer pour répondre aux nouvelles réalités économiques, offrant ainsi un espace sécurisé pour les entreprises et un potentiel de revenus accru pour l’État.

 

Cimenterie Medcem : Un investissement pour rien ?

0
Cimenterie Medcem : Un Investissement pour rien ?
Cimenterie Medcem

La cimenterie Medcem, située à Douala, est à l’arrêt depuis plus de deux ans, entraînant un manque à gagner estimé à 13 milliards de FCFA. Cette situation soulève des questions quant à la gestion des infrastructures et à la vulnérabilité du site face aux inondations récurrentes.

La cimenterie Medcem, un projet ambitieux lancé en 2016 grâce à un partenariat entre le groupe turc Eren Holding et la chaîne camerounaise Quifeurou, est à l’arrêt depuis novembre 2023. Au cœur de cette crise se trouvent des inondations fréquentes qui ont gravement affecté la production. Les dommages causés ont engendré la perte d’importantes quantités de matières premières, entravant la relance de l’activité.

Impact exponentiel sur l’économie locale

L’arrêt de l’usine a d’ores et déjà eu des répercussions considérables sur l’économie locale. Avec un investissement initial de 13 milliards de FCFA, l’entreprise avait pour objectif de générer 250 emplois directs et 700 indirects. En outre, elle bénéficiait d’avantages fiscaux substantiels, tels que des exonérations entre 5 et 10 ans. Aujourd’hui, cette situation a induit un énorme manque à gagner qui met en péril non seulement les emplois, mais aussi les perspectives de développement économique envisagées.

D’après des sources proches du dossier, la vulnérabilité du site trouve son origine dans des problèmes d’infrastructure liés aux travaux de génie civil menés par le Port autonome de Douala (PAD). Les eaux de pluie, venant de la route principale, inondent régulièrement le site, rendant la poursuite des activités impossible. « Le magasin de bois s’est complètement effondré. Dans ces conditions, il n’était plus judicieux de poursuivre les activités », a fait savoir un interlocuteur.

Incertitudes

Malgré les efforts du top management visant à relancer la machine, la situation reste complexe. Le personnel a été partiellement placé en chômage technique. Ce qui souligne l’urgence d’une gestion proactive. À l’heure où la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND-30) espère faire de l’industrialisation un levier de croissance, l’incapacité de Medcem à fonctionner met en lumière le besoin d’un suivi rigoureux des investissements post-installation.

La fermeture prolongée de la cimenterie Medcem, au-delà du manque à gagner colossal, présente un signal d’alarme pour les futurs projets d’investissement dans la région. La nécessité d’une meilleure sélection des sites et d’un environnement propice devient évidente pour garantir la pérennité de l’industrie au Cameroun. On est même en droit de se demander si ce projet avait été maturé avant sa mise en œuvre.

État des lieux de la Microfinance au Cameroun en 2026 : Un secteur crucial avec 659,4 milliards de FCFA de crédits

0
État des lieux de la Microfinance au Cameroun en 2026 : Un Secteur crucial avec 659,4 Milliards de FCFA de Crédits
Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a annoncé la liste des établissements de microfinance (EMF) agréés au Cameroun pour 2026, soulignant l’importance croissante de ce secteur dans le paysage économique national.

Acteurs clés de la Microfinance Camerounaise

Au 31 décembre 2025, le Cameroun comptait 385 EMF agréés, contre 390 établissements de l’année précédente. Ce qui a constitué un léger déclin. Cette communication visait à protéger les usagers des EMF clandestins, qui représentent un risque dans un secteur vital pour l’économie du pays. Ces institutions jouent un rôle indispensable, surtout dans les zones rurales où l’accès aux banques traditionnelles, est limité.

En 2024, les EMF camerounaises ont accordé des crédits pour un montant de 659,4 milliards de FCFA, selon la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), qui régule le secteur dans la région Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, RCA). Ce chiffre marquait une augmentation de près de 41 milliards de FCFA par rapport à l’année précédente, représentant 57,6 % de la part de marché de la microfinance dans la sous-région.

Dominance sur le marché régional

Les statistiques de la Cobac révèlent que les crédits des EMF camerounaises sont trois fois plus importants que ceux de leurs homologues congolais et six fois supérieurs à ceux du Gabon. Cette prédominance se reflète également dans le maillage du réseau, avec 384 des 521 EMF agréés dans la région Cemac, soit 73,7 %.

Un équilibre fragile

Cet essor de la microfinance doit toutefois être mis en perspective avec les défis auxquels le pays est confronté. Le Cameroun est considéré comme la locomotive de la Cemac, détenant environ 40 % du tissu industriel sous-régional. Un parc industriel diverse renforce la clientèle pour les acteurs financiers, que ce soit les EMF ou les banques commerciales.

Cependant, la prospérité du secteur est assombrie par des liquidations et des placements sous administration provisoire, faisant naître des craintes chez les clients concernant la sécurité de leurs dépôts et la continuité du service de crédit. Cette situation résulte d’un renforcement de la supervision des EMF, initié par la Cobac en 2015.

Réformes en cours et nouvelles exigences

David Kengne, Directeur Général de Microfinance Academy, souligne que la réforme de 2015 a permis d’élargir le champ de contrôle au-delà des simples ratios financiers. Auparavant, un établissement pouvait être considéré comme sain tant qu’il respectait ses indicateurs financiers, même s’il souffrait de problèmes internes.

Le nouveau cadre impose des exigences strictes en matière de gestion opérationnelle, de conformité et d’audit interne. À partir de 2021, la Cobac a intensifié ses contrôles, menant à la fermeture d’établissements non conformes, afin d’assainir un secteur jugé stratégique pour le financement régional.

Port Autonome de Kribi : 35 milliards de FCFA de recettes douanières en janvier 2026

0
Port Autonome de Kribi : 35 milliards de FCFA de recettes douanières en janvier 2026
Port de Kribi

L’infrastructure commence l’année 2026 sur une note positive, avec 35 milliards de FCFA de recettes douanières enregistrées en janvier. Ce chiffre souligne son importance croissante pour l’économie nationale.

Performance impressionnante du Port de Kribi (PAK)

Le 2 février 2026, au cours de la cérémonie de présentation des vœux au Directeur Général du PAK, des données révélatrices ont été partagées. En seulement un mois, le port a mobilisé 35 milliards de FCFA de recettes douanières, soulignant ainsi son rôle clé dans le paysage logistique du Cameroun.

Bilan éloquent de 2025

Le Directeur Général du PAK n’a pas manqué de faire le point sur l’année 2025, au cours de laquelle le port a généré un total de 350 milliards de FCFA en recettes douanières. Ce résultat témoigne d’une dynamique favorable dans la collecte des ressources publiques et dans le renforcement de la chaîne logistique nationale, alors que les capacités portuaires continuent de se développer et que les flux commerciaux s’intensifient.

Perspectives budgétaires pour 2026

Dans un contexte de fortes attentes budgétaires, l’administration des douanes a pour objectif de mobiliser plus de 1 200 milliards de FCFA de recettes pour l’exercice 2026, représentant une augmentation de 7,97 % par rapport aux prévisions de 2025, établies autour de 1 144 milliards de FCFA. Dans cette dynamique, la contribution du port de Kribi, en constante progression, se révèle être un atout considérable pour atteindre ces objectifs financiers.

Connectivité numérique au Tchad : Une accélération de la réhabilitation d’une route de fibre optique vers le Cameroun au menu

0
Connectivité numérique au Tchad : Une accélération de la réhabilitation d’une route de fibre optique vers le Cameroun au menu
Connectivité numérique au Tchad : Une accélération de la réhabilitation d’une route de fibre optique vers le Cameroun au menu

 

En quête d’une meilleure connectivité internationale, le Tchad intensifie ses efforts pour réhabiliter la route de fibre optique N’Djamena–Mberé, une initiative stratégique pour le pays.

Le Tchad, pays enclavé sans accès direct à la mer, fait face à d’importants défis en matière de connectivité numérique. La dépendance du pays par rapport à ses voisins côtiers, notamment le Cameroun, devient cruciale pour accéder aux câbles sous-marins qui transportent la majorité du trafic Internet mondial.

Il y a quelques temps, le gouvernement tchadien a demandé aux opérateurs locaux SOTEL et Airtel de poursuivre rapidement la réhabilitation de la route de fibre optique reliant N’Djamena à Mberé. Cet axe est fondamental pour améliorer la connectivité nationale. Cependant, pour que les travaux démarrent réellement, les deux entreprises doivent revoir le protocole d’accord signé en avril 2025, dont certaines clauses avaient été suspendues en raison de préoccupations concernant la souveraineté numérique. A ce sujet, au cours d’une réunion tenue le 5 avril 2025, le ministre des Télécommunications, Boukar Michel, avait exprimé des préoccupations spécifiques et encouragé un dialogue entre SOTEL et Airtel afin de rectifier les clauses problématiques et d’élaborer des avenants alignés avec les intérêts stratégiques de l’État.

Ces efforts s’inscrivent dans une démarche réfléchie pour renforcer la qualité des services de télécommunication, assurer une continuité et améliorer la performance tout en respectant les principes de souveraineté numérique et de sécurité publique.

L’axe N’Djamena–Mberé, reliant la capitale tchadienne à la frontière camerounaise, est particulièrement stratégique. Il représente actuellement l’unique point d’accès aux capacités internationales fournies par les câbles sous-marins. Un accord signé en mai 2025 a permis au Cameroun de s’engager à activer rapidement le tronçon Nana–Mberé.

En diversifiant ses points de connectivité avec ce projet, le Tchad réduit sa dépendance à l’égard de Kousseri. Une situation au cours de laquelle le pays a été privé d’Internet pendant plus de 24 heures en octobre 2024, a été révélatrice de l’urgence qu’il y avait à diversifier ses infrastructures pour prévenir tout isolement numérique.

Parallèlement, le Tchad envisage d’autres alternatives pour surmonter son enclavement numérique. Le projet de Dorsale transsaharienne de fibre optique (DTS) est en cours, promettant un accès aux câbles sous-marins en Méditerranée et en Atlantique en passant par le Niger, le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, l’Algérie et la Tunisie. De plus, le pays a renforcé ses liens avec la Libye et surtout l’Égypte qui est le pays africain le mieux connecté aux réseaux sous-marins.

error: Content is protected !!