Le PDG du groupe Meno TV répondra aux questions de Steve Njoh.
Plusieurs sujets seront abordés.
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Le Maroc se trouve à un tournant décisif dans la redéfinition de ses structures territoriales, alors que le Conseil de sécurité demande une relance des négociations basées sur la proposition marocaine d’autonomie. Le pays envisage un passage stratégique d’un État gestionnaire à un État architecte, une mutation qui pourrait transformer les dynamiques politiques et administratives au sein du Royaume.
La résolution 2797 du Conseil de sécurité appelle à une redynamisation des discussions autour de l’autonomie. Yassine El Yattioui, expert en droit public, souligne que la proposition marocaine va bien au-delà d’un ajustement technique : elle représente une reconfiguration structurelle du pacte territorial. La continuité constitutionnelle du Maroc est préservée, mais avec une autonomie plus affirmée des régions, rendant leur statut non plus comme simples entités administratives, mais comme acteurs politiques légitimes dotés de compétences claires.
Le plan marocain n’est pas une simple révision de la régionalisation, mais plutôt une profonde révision de la gouvernance locale. Cette démarche inscrit des institutions politiques régionales capables d’exercer une autonomie réelle et de participer à la prise de décision. L’autonomie se transforme ainsi en un véritable modèle de gouvernance, où la région joue un rôle central, sans altérer l’ossature constitutionnelle de l’État.
Les fondations d’un modèle territorial marocain doivent être construites autour de l’unité souveraine de l’État. L’autonomie ne peut se concevoir que comme un moyen d’enrichir la gouvernance sans contrevenir à l’indivisibilité de la nation. La subsidiarité doit devenir une règle normative permettant l’allocation des compétences tout en renforçant la cohésion nationale.
Bien que des modèles européens puissent offrir des pistes de réflexion, leur transposition doit être faite avec prudence. Des éléments des systèmes espagnol, allemand ou français peuvent enrichir le débat, mais il est crucial que ces inspirations se fondent dans la réalité culturelle et politique du Maroc.
Le plan d’autonomie redéfinira les relations économiques entre le pouvoir central et les régions. Les régions auront plus de prérogatives en matière de budget et de développement, tout en restant subordonnées à une centralité stratégique. Ce modèle de co-gouvernance devra maintenir un équilibre entre autonomie régionale et compétences régaliennes nationales.
Sur le plan judiciaire, le compromis entre pouvoir central et régional se dessine autour d’une autonomie fonctionnelle. Si les structures judiciaires régionales existent, elles ne devront pas fragmenter l’ordre juridique marocain, qui doit rester unitaire.
Les négociations sur le plan d’autonomie ne seront pas exemptes de défis. Les questions liées à la répartition des compétences régaliennes constituent des lignes rouges à ne pas franchir. Une remise en cause des attributions souveraines fonderait des tensions. Il est essentiel de développer un cadre national clair qui respecte à la fois les spécificités locales et l’unité de l’État.
Enfin, une potentielle adoption du plan pourrait générer des aspirations similaires dans d’autres régions. Pour éviter une dynamique de concurrence territoriale, le Maroc devra établir des mécanismes de régulation et de coordination. La flexibilité institutionnelle sera cruciale, et l’autonomie régionale pourrait devenir une opportunité de modernisation de la gouvernance si elle est juridiquement encadrée.
Le Maroc s’approche d’une phase critique de transformation de sa gouvernance territoriale. Le passage d’un État gestionnaire à un État architecte pourrait non seulement stabiliser les régions mais aussi favoriser un avenir politique et économique harmonieux. Cette transition doit être soigneusement déterminée pour garantir la pérennité et la légitimité du modèle marocain.
Le Cap-Vert se prépare à faire un bond technologique significatif avec l’annonce d’une feuille de route dédiée au déploiement de la 5G. Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large de transformation numérique, promettant des avancées majeures dans divers secteurs de l’économie.
Dans un contexte où la transformation numérique s’accélère à l’échelle du continent africain, le Cap-Vert s’est démarqué en annonçant sa stratégie nationale pour le déploiement de la technologie mobile de cinquième génération (5G). Présentée officiellement le 11 février 2026, cette initiative vise à établir un cadre solide pour l’implémentation progressive de cette technologie dans l’archipel.
La feuille de route mise en place par les autorités cap-verdiennes repose sur un modèle de mise en œuvre responsable, débutant par l’adoption du modèle 5G Non-Standalone (NSA). Ce modèle s’appuie sur l’infrastructure 4G existante, permettant une transition fluide vers une connectivité plus avancée. L’approche progressive est essentielle, compte tenu des spécificités géographiques et socio-économiques du pays.
Des projets pilotes sont également prévus, ciblant des cas d’utilisation jugés prioritaires. Ces projets ont pour objectifs de tester des solutions technologiques dans des contextes réels. Comme le souligne le communiqué officiel, ces initiatives permettront d’évaluer la valeur ajoutée de la 5G en termes d’innovation, tout en récoltant des données essentielles sur ses impacts économiques, sociaux et territoriaux. Les résultats serviront de fondation pour l’expansion future du réseau et l’adaptation des politiques publiques associées.
Ce plan intervient alors que de nombreux pays africains se tournent vers la 5G, reconnue comme un levier crucial pour la transformation économique. Avec des débits nettement supérieurs à ceux des générations précédentes et une latence réduite, la 5G présente des atouts inestimables, notamment pour la connectivité massive des objets et la fiabilité des services. Le Cap-Vert ambitionne de se positionner en tant que « nation numérique », avec l’objectif d’accélérer sa trajectoire de croissance pour atteindre le statut de pays à revenu élevé dans la prochaine décennie.
L’État cap-verdien prévoit d’intégrer les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans plusieurs secteurs, dont l’éducation, la santé, le tourisme et l’agriculture. Actuellement, la contribution des TIC au PIB du pays est d’environ 5%, et cette stratégie vise à accroître cette part de manière significative.
Cependant, le déploiement de la 5G comportera des défis. Les investissements nécessaires pour inaugurer une telle technologie sont considérables, estimés entre 3 et 8 milliards de dollars, sans compter les coûts additionnels pour assurer une couverture nationale effective. De plus, l’acceptation et l’adoption de la 5G par la population sont des enjeux cruciaux. Les facteurs qui influenceront cette adoption incluent le coût des smartphones compatibles, l’accessibilité des forfaits de données 5G et les compétences numériques des utilisateurs.
En somme, le Cap-Vert s’engage résolument sur la voie de la modernisation technologique, avec l’espoir que le déploiement de la 5G stimulera non seulement son économie, mais aussi la qualité de vie de ses citoyens.

Libreville, 29 janvier 2026, le Gabon, positionné comme un carrefour d’opportunités économiques, a récemment accueilli la 44e mission multisectorielle du Club Afrique Développement (CAD) du groupe Attijariwafa Bank. Cet événement majeur, en partenariat avec l’Union Gabonaise de Banque (UGB), a eu lieu sous la présidence de Son Excellence, Monsieur le Vice-Président de la République du Gabon, Alexandre Barro Chambrier. Plus de 300 décideurs économiques et institutionnels issus de 11 nations africaines se sont réunis pour explorer les initiatives de développement commercial sur le continent.
La rencontre a rassemblé des délégations venues du Cameroun, du Congo, de la Côte d’Ivoire, d’Égypte, du Mali, du Maroc, de la Mauritanie, du Sénégal, du Tchad et de la Tunisie. Chacune de ces délégations était accompagnée de représentants des filiales du groupe Attijariwafa Bank présentes dans les pays participants, assurant ainsi une intégration régionale renforcée.
Des figures marquantes du secteur bancaire, comme M. Mohamed El Ghazi, Directeur Général de la Société Ivoirienne de Banque, et M. Rachid El Bouzidi, Directeur Général de CBAO Sénégal, ont dirigé les équipes de chefs d’entreprises ivoiriens et sénégalais. Les autres délégations ont bénéficié de l’expertise des différentes filiales du groupe, telles que SCB Cameroun, Crédit du Congo et Attijari bank Tunisie.

L’événement a également été l’occasion d’inaugurer un Marché de l’Investissement en Afrique centrale, présidé par le Vice-Président gabonais. Ce marché a attiré l’attention de nombreux acteurs clés, dont l’Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI) et des entités comme la Zone Économique Spéciale GEZ Nkok. Cette initiative a été saluée par les participants, qui ont pu obtenir des informations vitales sur les opportunités d’investissement en zone CEMAC.
La conférence, placée sous le thème « Gabon, terre d’opportunités », a compté la participation de personnalités éminentes telles que M. Mark Alexandre Doumba, Ministre de l’Économie Numérique, et Mme Zenaba Gninga Chaning, Ministre de l’Entrepreneuriat. M. Ghislain Moanza Mboma, Directeur Général de l’ANPI, a enrichi les discussions en illustrant le potentiel du Gabon dans des secteurs clés, confirmant ainsi le pays comme un acteur central dans le développement économique africain.
En 2025, Maroc Telecom a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 36,7 milliards de dirhams, soit environ 4 milliards de dollars. Ce chiffre, à peine en baisse de 0,1 % par rapport à 2024, révèle une augmentation de 1,4 % à taux de change constant. Les résultats, publiés le 13 février dernier, montrent que les filiales africaines, notamment celles sous la bannière Moov Africa, ont largement contribué à cette performance, tandis que le marché marocain a généré des revenus d’environ 18,7 milliards de dirhams, en pleine phase de maturité et de concurrence féroce.
Les filiales africaines de Maroc Telecom ont réalisé un chiffre d’affaires de 19,15 milliards de dirhams, soit une hausse de 5,3 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance positive est due en grande partie au développement des services de données et de Mobile Money, des secteurs devenus essentiels pour l’opérateur. Au dernier trimestre 2025, le chiffre d’affaires international a augmenté de 4,1 %, compensant partiellement le ralentissement observé sur le marché local.
Avec des investissements en dehors des licences qui représentent 25,6 % de leurs revenus, Maroc Telecom confirme son engagement envers le renforcement des infrastructures. Le lancement de la 5G au Maroc en novembre 2025, ainsi que les créations de joint-ventures telles qu’UniFiber et UniTower pour le déploiement de la fibre, visent à améliorer la qualité du réseau et à stimuler la digitalisation des services.
Maroc Telecom a désormais près de 77 millions d’abonnés, soit une augmentation de 3,6 %, soutenue principalement par la croissance de Moov Africa (+5,1 %). En revanche, la base d’abonnés au Maroc reste stable à environ 22 millions, tandis que la hausse de l’utilisation des données souligne la nécessité d’investir dans des infrastructures modernes.
Pour 2026, l’opérateur prévoit une poursuite de la croissance tant du chiffre d’affaires que de l’EBITDA, avec des dépenses d’investissement maintenues autour de 25 % des revenus, hors licences et fréquences. Les priorités comprennent l’expansion des services de données et de Mobile Money, des programmes massifs de digitalisation, ainsi que le renforcement des filiales africaines et l’expansion du réseau 5G pour garantir une compétitivité accrue sur le marché.
Le Gabon réalise un tournant significatif dans le secteur des transports avec l’introduction du ferry Elobey VI, destiné à améliorer la connexion maritime entre Libreville et Port-Gentil. Accompagné du projet ambitieux de construction d’une gare maritime à Libreville, cette initiative souligne l’engagement du gouvernement gabonais à moderniser sa flotte publique et à dynamiser les transports en commun.
Le nouveau ferry, présenté par le ministère des Transports, a été acquis dans le cadre d’un partenariat avec la société SOTRAMAT. Sa mission principale sera de faciliter non seulement les déplacements des personnes mais aussi le transport de marchandises, essentiel pour les échanges entre les deux grandes villes gabonaises.

Cette initiative s’inscrit dans une politique globale visant à optimiser la logistique fluvio-maritime du pays. Le développement du transport maritime devient crucial, surtout dans un contexte où le réseau routier national reste limité. Avec une infrastructure de près de 10 380 km, dont seulement 1 800 km sont bitumés, le Gabon fait face à des défis géographiques et structurels qui entravent la mobilité interne.
En complément de ce projet, le gouvernement met en avant la relance de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), qui vise à surmonter les obstacles opérationnels rencontrés par le passé et à garantir une meilleure offre de transport.
Le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales lance une nouvelle campagne de recrutement visant à soutenir 275 jeunes diplômés dans leur quête d’entrepreneuriat dans les secteurs de l’élevage et de la pisciculture. Ce processus s’inscrit dans le cadre du Projet de Développement des Chaînes de Valeur de l’Elevage et de la Pisciculture (PDCVEP), qui offre une plateforme prometteuse pour les jeunes entrepreneurs souhaitant dynamiser leur région.
L’appel à candidatures a pour objectif d’incuber ces jeunes talents, particulièrement ceux qui n’ont pas encore trouvé d’emploi, ainsi que les diplômés ayant récemment créé leur startup. Les candidatures seront soumises à des critères d’évaluation stricts, totalisant 100 points, afin de sélectionner les meilleurs projets.
Les jeunes entrepreneurs retenus bénéficieront d’un accompagnement dans dix centres d’incubation, répartis dans les dix régions du pays, avec un maximum de 25 participants par centre. Cette approche vise à consolider et à affiner les projets dans un cadre adapté aux réalités locales, favorisant ainsi l’émergence d’entreprises durables.
Le PDCVEP, soutenu par la Banque africaine de développement avec un financement de 65 milliards de FCFA, a pour ambition de renforcer la compétitivité et l’attractivité des produits agricoles, notamment dans les secteurs bovin, porcin et aquacole. Le projet a également pour but d’améliorer les revenus des acteurs de ces filières, tout en créant de nouveaux emplois grâce à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.
Pour une première phase, 266 jeunes entrepreneurs ont déjà été enregistrés. Ce qui témoigne de l’impact positif de ce programme sur le tissu économique local.
L’union de Marsa Maroc et des autorités libériennes a marqué un tournant dans le développement logistique de la région ouest-africaine. En 2024, cette collaboration visait à revitaliser le port de Monrovia, afin qu’il réponde aux aspirations économiques et logistiques cruciales.
Le partenariat entre Marsa Maroc et l’Autorité portuaire du Liberia a été officialisé par la signature d’un contrat de gestion visant l’exploitation de deux jetées au port de Monrovia. Ce projet s’inscrivait dans le cadre d’un plan ambitieux de modernisation porté par les autorités libériennes, axé sur l’optimisation des infrastructures existantes et l’attraction de nouveaux flux commerciaux.
Marsa Maroc, grâce à sa filiale Marsa Maroc International Logistics (MMIL), s’est engagé à réaliser des travaux de réhabilitation et à fournir des équipements modernes adaptés aux besoins actuels. L’expertise de l’entreprise dans la manutention de bulk sera cruciale pour garantir une exploitation fluide et efficace des jetées. La mise en service progressive de ces infrastructures est attendue pour le premier semestre 2026. Ce qui constituera une avancée significative pour la logistique portuaire de ce pays.
Ce partenariat représente la première étape d’une collaboration plus large entre les deux entités. Une seconde phase prévoit la signature d’un contrat de concession pour le développement d’un nouveau terminal polyvalent, renforçant ainsi la capacité d’accueil du port.
Les autorités libériennes ont également entrepris diverses réformes pour améliorer la gestion portuaire. Ce qui s’est traduit par la création d’une nouvelle autorité de régulation. Ces initiatives visent non seulement à moderniser les infrastructures, mais aussi à résoudre des problèmes historiques de gouvernance et de coûts élevés de manutention. Ces efforts sont essentiels pour attirer les importateurs, qui se détournaient auparavant du port de Monrovia au profit des ports voisins, à l’instar de celui de Conakry en Guinée.
En somme, le partenariat entre Marsa Maroc et le Liberia ouvre une nouvelle ère pour la logistique portuaire en Afrique de l’Ouest. Grâce à une série d’initiatives stratégiques, ce projet contribuera à la compétitivité économique du Liberia, tout en améliorant l’efficacité des échanges commerciaux dans la région.
Nairobi s’engage dans une vaste recapitalisation et recherche un partenaire privé pour revitaliser Kenya Airways. Cet effort vise à alléger le fardeau financier du transporteur national et à assurer sa pérennité sur un marché aérien en pleine mutation.
Le gouvernement kenyan a mis en place un appel à manifestation d’intérêt destiné à attirer un investisseur capable d’injecter entre 1,2 et 2 milliards USD dans Kenya Airways (KQ). Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à stabiliser la compagnie nationale, après plus de dix ans de défis financiers.
L’objectif principal de cette recapitalisation est de renforcer la structure financière de Kenya Airways. Le plan de transformation, décrit comme le plus ambitieux depuis des décennies, a pour but de rendre la compagnie plus compétitive face à d’autres grandes compagnies aériennes africaines, tant sur les segments long-courrier que régionaux.
Malgré une décennie de pertes, Kenya Airways a affiché en mars 2025 son premier bénéfice opérationnel en 11 ans. Bien que cette performance demeure fragile, elle est perçue comme une lueur d’espoir dans un environnement concurrentiel de plus en plus soutenu, accompagné de défis de financement.
Cette recherche d’investisseur intervient dans un contexte où l’État cherche à diminuer ses risques vis-à-vis d’entités en difficulté financière, dont la survie dépend souvent de renflouements par des subventions. Ce modèle est jugé insoutenable pour les finances publiques.
Le succès de cette opération dépendra de la réponse des investisseurs, qui scrutent attentivement la viabilité des modèles économiques proposés et la stabilité des régulations en place. Alors que la croissance du secteur aérien africain fait face à divers obstacles, notamment la volatilité des coûts du carburant et les pénuries de pièces détachées, l’avenir de Kenya Airways pourrait se dessiner en fonction de l’adhésion à ce plan ambitieux.
Le groupe financier panafricain Vista Group Holding a récemment sécurisé le rachat de Saham Assurances Niger, marquant une étape clé dans son expansion en Afrique de l’Ouest. Cette initiative vise à développer un marché d’assurance encore sous-exploité et à offrir des solutions adaptées aux besoins locaux.
Vista Group Holding, fondé par Simon Tiemtoré, a annoncé le 12 février 2026 l’acquisition de 99,99 % des actions de Saham Assurances Niger, dont le montant a été gardé confidentiel. La société a été rebaptisée Vista Assurances Niger, illustrant la stratégie d’expansion du groupe dans cette région.
Cette acquisition ouvre officiellement les portes de Vista Group au marché nigérien de l’assurance, un secteur qui, bien que peu développé, présente un fort potentiel. Cette opération intervient après la possible cession de la filiale nigérienne de Sanlam Allianz, où Vista Group avait été désigné comme acquéreur potentiel depuis septembre 2025.
Simon Tiemtoré a déclaré : « Avec Vista Assurances Niger, notre objectif est de rendre l’assurance accessible, de stimuler la confiance dans ce secteur et d’accompagner les ménages ainsi que les entreprises dans la gestion des risques du quotidien. »
Avant cette acquisition, Vista Group était déjà actif dans l’assurance à travers ses filiales en Guinée et au Burkina Faso. Avec cette nouvelle entité, le groupe consolide sa position avec trois assurances en Afrique de l’Ouest. Ce qui renforce son développement en parallèle de ses activités bancaires via Vista Bank.
Malgré une collecte de 44 milliards de francs CFA en primes d’assurance en 2023, le marché nigérien demeure l’un des plus petits au sein de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF). Avec une progression modeste de 1,5 % par rapport à l’année précédente, le Niger se classe parmi les derniers pays en termes de volume de primes.
En comparaison, d’autres nations comme la Côte d’Ivoire affichent des volumes de primes nettement plus élevés, concentrant une grande partie du marché de la FANAF. Le taux de pénétration des assurances au Niger reste faible, ce qui limite certaines opportunités de croissance.
L’enjeu pour Vista Group consiste à augmenter le volume des primes, élargir sa clientèle et maîtriser le risque technique. L’entrée sur ce marché représente une opportunité unique de transformer le paysage de l’assurance au Niger et d’apporter des solutions concrètes aux besoins des populations locales.