Face aux besoins de financement et aux réformes structurelles de la Stratégie Nationale de Développement 2030, les échanges récents entre Access Bank Cameroon et les ministères en charge de l’économie et des finances illustrent une évolution clé : les banques commerciales ne se contentent plus d’assurer des services financiers, elles coconstruisent des solutions publiques-privées pour accélérer les projets d’infrastructures, l’inclusion financière et la résilience macroéconomique.
Un partenariat qui dépasse la relation client‑État
Les récentes rencontres entre Access Bank Cameroon et les ministères camerounais (MINEPAT et MINFI) marquent une tendance croissante : la transformation du rôle des banques commerciales en véritables partenaires stratégiques des politiques publiques. La délégation d’Access Bank, conduite par Seyi Kumapayi et composée de responsables exécutifs de la filiale locale, a présenté des offres concrètes — financement, gestion de liquidités, solutions numériques — qui vont au‑delà des interactions classiques entre le secteur financier et l’État.
Lors des échanges avec le ministère des Finances, la banque a mis en avant son rôle dans la stabilité budgétaire via des investissements en titres publics et la capacité à fournir des liquidités en devises. Ces leviers permettent au gouvernement d’atténuer les tensions de trésorerie, de sécuriser les paiements et de faciliter les importations essentielles pour la production nationale. L’État, de son côté, y voit un appui utile pour maintenir la confiance des marchés et poursuivre les réformes.
Financer l’avenir : infrastructures, énergie et projets structurants
Access Bank a proposé des solutions de mobilisation de capitaux pour des projets d’infrastructures et d’énergie, y compris via des montages syndiqués et des partenariats avec des institutions internationales. Ce positionnement correspond à un besoin crucial du Cameroun : transformer les plans sectoriels en projets bancables capables d’attirer des investisseurs privés et étrangers. La banque se propose aussi comme intermédiaire pour structurer ces opérations et réduire le risque perçu par les partenaires financiers.
Un autre axe évoqué est l’apport technologique — plateformes de collecte, systèmes de paiement et solutions digitales destinées aux opérations publiques. En modernisant les canaux de recette et les systèmes de paiement, l’État peut améliorer la transparence, réduire les coûts de transaction et élargir l’accès aux services publics, tandis que la banque crée des synergies entre innovation et service public.
Lors de la réunion avec le MINEPAT, les échanges ont été orientés vers la Stratégie Nationale de Développement 2030. Access Bank a ciblé des secteurs prioritaires : infrastructures, agriculture, mines et énergie. L’approche proposée combine mobilisation de financements, assistance technique et partenariats de co‑financement, soulignant la nécessité d’un calibrage des projets pour les rendre attrayants aux yeux des bailleurs internationaux et des investisseurs privés.
La banque a rappelé son focus sur les PME, les entrepreneuses et les jeunes innovateurs. En ciblant ces segments, les financements et les programmes d’accompagnement contribuent non seulement à la croissance, mais aussi à l’emploi et à la réduction des inégalités territoriales. L’inclusion financière est identifiée comme un vecteur clé pour amplifier les retombées économiques locales et intégrer davantage d’acteurs au circuit formel.
Les ministres présents ont salué la qualité du dialogue et la robustesse institutionnelle d’Access Bank. Pour le Gouvernement, consolider des partenariats avec des institutions financières stables est essentiel pour sécuriser l’exécution des politiques publiques. Pour la banque, travailler étroitement avec l’État permet de mieux calibrer des produits financiers répondant aux contraintes et aux priorités nationales.
Ces rencontres montrent que les grandes banques multifonctions comme Access Bank peuvent jouer un rôle de catalyseur dans le passage des stratégies nationales aux réalisations concrètes. Le défi pour l’avenir sera d’opérationnaliser ces intentions : concevoir des projets bancables, assurer la transparence des mécanismes de financement, et promouvoir des modèles de gouvernance qui alignent intérêts publics et privés pour un développement durable et inclusif.




