Sunday, May 31, 2026
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Inclusion totale pour le Centre Multifonctionnel de Bépanda : Un budget de 167.000.000 FCFA adopté

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Inclusion totale pour le Centre Multifonctionnel de Bépanda : Un budget de 167.000.000 FCFA adopté
Inclusion totale pour le Centre Multifonctionnel de Bépanda : Un budget de 167.000.000 FCFA adopté

Conduit par Mme Else Olive Kingue Lengue, Administrateur Directeur Général et sous l’impulsion de Dr Roger Mbassa Ndinè, Maire de la ville de Douala, le Centre Multifonctionnel de Bépanda sait sur quel pied danser et à quoi s’en tenir tout au long de l’exercice 2026 dans le cadre de ses activités.

On est depuis le 11 avril 2026 fixé au sujet du budget qui régira le fonctionnement du Centre Multifonctionnel de Bépanda (CMB). Celui a été adopté au cours d’une rencontre à laquelle ont pris part tous les responsables de ce Centre, en tête desquels, Mme Else Olive Kingue Lengue, en présence de Dr Roger Mbassa Ndinè, Président du Conseil d’Administration (PCA) et Maire de la ville de Douala. L’enveloppe budgétaire se chiffre à 167 000 000 FCFA.

Si cette enveloppe servira à couvrir une grande majorité des besoins de ce Centre, il faut déjà dire d’emblée que cela est la résultante de la bonne administration de Mme Else Olive Kingue Lengue. Une observation qui n’a d’ailleurs pas échappé au PCA qui l’a d’ailleurs reconnu : « Nous nous réjouissons que le centre fonctionne normalement, cela devient une routine et c’est ce que nous voulions », a-t-il déclaré. Partant de ce qu’il a été donné de constater une certaine normalité au service de l’efficacité, résultante de l’instauration par Dr Roger Mbassa Ndinè, d’une gouvernance de précision, où la tenue régulière des organes statutaires doit être le point focal d’une administration moderne.

Il faut dire que relativement aux exigences de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) en matière de dotation, l’administration du Centre Multifonctionnel de Bépanda est appelée à faire preuve de sagacité quant à ce qui est de son mode managériale. Plutôt que de subir la stagnation des ressources, le staff doit désormais déployer ses activités avec une imagination renouvelée. Autrement dit, le CMB se devra de sortir de son ancien registre pour se muer en une plateforme attractive pour les bailleurs de fonds et les partenaires internationaux. Une nouvelle orientation en direction des sociétés afin de bénéficier des retombées de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Ainsi donc, en positionnant le Centre comme l’interlocuteur privilégié pour les investissements sociaux des entreprises locales, l’administration aura mis en route un écosystème de financement hybride. Le partenariat avec les associations deviendra alors un levier stratégique, permettant une co-création d’activités où chaque acteur social participe activement à la mission de service public du Centre.

Comme pour dire que le CMB devra désormais fonctionner comme une entreprise qui permettrait de faire de ce Centre, un modèle d’insertion. Dr Roger Mbassa Ndinè reste d’autant plus convaincu que l’envol des activités du Centre est palpable depuis l’arrivée de Mme Else Olive Kingue Lengue qui s’applique à traduire dans les faits, les orientations à elle données par sa hiérarchie. Car il faut dire ici que toutes diversités sociales doivent se sentir embarqués dans le train de la modernité urbaine.

L’exercice 2026 devrait donc se comprendre comme étant un contrat de performance qui nécessitera l’établissement d’un bilan.

Bangangté : Le Ndé-Nord renforce ses bases et affine sa stratégie politique

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Bangangté : Le Ndé-Nord renforce ses bases et affine sa stratégie politique
Bangangté : Le Ndé-Nord renforce ses bases et affine sa stratégie politique

La conférence conjointe des sections RDPC, OFRDPC et OJRDPC a réuni à Bangangté des centaines de militants autour de l’impératif de consolider l’unité du parti, évaluer son fonctionnement et préparer efficacement les échéances à venir dans un contexte politique de plus en plus exigeant.

La maison du parti Paul Biya de Bangangté a été le théâtre, le 23 mars 2026, d’une grande messe politique avec pour officiant principal Célestine Ketcha Courtès, la présidente de la section RDPC Ndé-Nord. La mobilisation a été impressionnante. Plus d’un millier de militants, venus des 315 sous-sections, ont convergé vers Bangangté pour répondre à l’appel de la MINHDU. Femmes, jeunes et anciens ont rempli la Maison du Parti dans une ferveur militante rare, réaffirmant leur fidélité au Président Paul Biya et leur disponibilité totale pour les combats politiques à venir. Une démonstration de force qui a prouvée que le RDPC, l’OFRDPC et l’OJRDPC dans le Ndé-Nord restent mobilisés, soudés, disciplinés

et prêts à transformer leur énergie en victoire lors des échéances électorales de 2026. Aussi, le moins qu’on puisse dire est que ce rendez-vous statutaire aura été, s’il en fut besoin, révélateur de la vitalité, du parti au pouvoir à Bangangté.

Il est utile de préciser que cette conférence conjointe s’inscrit dans le cycle organisationnel précis des rencontres périodiques destinées à faire vivre le parti depuis ses fondations les plus locales. En effet, une conférence conjointe de sections constitue un moment stratégique où le parti se regarde lui-même, évalue son action, ajuste ses méthodes et redéfinit ses priorités. Elle permet de faire le bilan des activités menées au sein des Sous-Sections, d’analyser le fonctionnement des organes de base et de tracer les perspectives pour l’année en cours.

Et c’est le lieu de noter que cette évaluation interne a occupé une place centrale dans les échanges. Après une tournée de terrain dans les différentes sous-sections, la présidente de section a mis en avant les avancées enregistrées, tout en appelant à une vigilance accrue face aux défis persistants. De cette analyse, l’enseignement qui s’est dégagé avec force est que la solidité du parti ne se mesure pas seulement à ses victoires nationales, mais se construit jour après jour dans la qualité de son organisation à la base.

Au fil des interventions, la mission essentielle d’une conférence conjointe qui est de renforcer la cohésion interne et maintenir l’unité du parti s’est imposée. Dans un contexte politique marqué par tensions et recompositions, cette exigence est apparue déterminante. En effet, au-delà du cérémonial habituel, les échanges ont révélé une volonté claire de recentrer les énergies sur l’essentiel. Il ne s’agissait pas seulement de dresser un bilan, mais de projeter le parti vers l’avenir, en consolidant ses acquis et en corrigeant ses insuffisances. La participation massive des délégués, venus représenter les nombreuses sous-sections, a donné à cette rencontre une dimension stratégique.

Une dynamique de redynamisation à la base

Toujours au cœur des interventions, la question de la redynamisation des organes de base a occupé une place centrale. Après la descente de la patronne de la section sur le terrain, le constat se veut globalement encourageant. Les structures locales restent actives, mais nécessitent un accompagnement constant pour maintenir leur efficacité. Dans cette perspective, les responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer la proximité avec les militants. Cette approche passe par une meilleure écoute des préoccupations locales, mais aussi par un encadrement plus rigoureux des activités politiques. Progressivement, l’idée s’impose que la force du parti repose d’abord sur la vitalité de ses bases.

Dans le même élan, un accent particulier a été mis sur l’implication des jeunes et des femmes. Considérés comme des leviers essentiels, ils apparaissent désormais comme des acteurs incontournables du renouvellement politique. Leur formation, leur encadrement et leur insertion sociale ont été présentés comme des priorités à consolider.

D’autre part, si cette conférence a permis de faire le point sur les acquis, qu’il s’agisse de la formation des militants, de l’accompagnement social ou encore de certaines initiatives de développement local, les résultats obtenus ont été présentés comme des indicateurs encourageants. Toutefois, ces acquis appellent à être consolidés dans la durée. Bien plus, elle a tout autant ouvert la voie aux perspectives à venir, tant les échéances électorales, déjà en ligne de mire, imposent une organisation rigoureuse et une mobilisation constante.

Dans cette optique, les responsables de la base ont été invités à anticiper, à structurer leurs actions et à renforcer leur présence sur le terrain. L’objectif étant de maintenir la dynamique actuelle tout en améliorant les performances là où des marges de progression existent encore. Dans cette logique, la notion de vigilance a été largement évoquée. Face aux mutations du paysage politique et à l’influence croissante des nouveaux canaux d’expression, notamment les réseaux sociaux, les militants ont été invités à faire preuve de discernement et de responsabilité. Il s’agit désormais de défendre les acquis tout en s’adaptant aux nouvelles réalités.

Ainsi, la conférence conjointe de Bangangté plus qu’un moment de rassemblement, s’est imposée comme un véritable outil de gouvernance interne, un espace de régulation politique et un levier de projection stratégique. Une étape décisive dans la consolidation des bases et la préparation des batailles à venir.

Quand le coton réinvente ses racines au Nord-Cameroun : Résilience, défis et perspectives locales

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Quand le coton réinvente ses racines au Nord-Cameroun : Résilience, défis et perspectives locales
Quand le coton réinvente ses racines au Nord-Cameroun : Résilience, défis et perspectives locales

Au cœur des plaines du Nord, la filière coton vit une mutation profonde. Plutôt que de se limiter au récit des pertes, ce nouveau regard met en lumière les dynamiques de résilience paysanne, les réponses techniques émergentes et les enjeux de gouvernance locale qui façonneront l’avenir du coton au Cameroun. Entre inondations saisonnières, ravageurs et tensions financières, c’est l’organisation collective et l’adaptation des pratiques culturales qui détermineront si la culture du coton renait ou s’effrite.


Le coton, culture vivrière et cash-crop historique du Nord-Cameroun, traverse une phase critique. Depuis 2023, les exploitants, coopératives et acteurs publics doivent composer simultanément avec des événements climatiques extrêmes et la résurgence d’un ravageur dévastateur : la jasside. Si le diagnostic chiffré fait état de pertes importantes, l’enjeu principal aujourd’hui est d’inventer des réponses locales et durables pour maintenir l’outil de production et les revenus des familles rurales.

Des champs sous l’eau, des champs sous pression


Les fortes pluies d’août-septembre ont transformé des bassins de production en zones inondées. Ces épisodes, liés au dérèglement climatique, provoquent des pertes directes de récoltes mais aussi des effets en cascade : érosion des sols, difficultés de semis et de fertilisation, et altération des calendriers agricoles. Parallèlement, la jasside — insecte suceur de sève — attaque les plants, réduisant vigoureusement les rendements.

Impact quantitatif et conséquences sociales


Entre 2023 et 2025, la surface cultivée est tombée de 234 000 à 197 000 hectares. En 2024, la Sodecoton a signalé 11 000 hectares détruits et 17 000 hectares partiellement affectés par la jasside. Le rendement moyen a chuté de 1 600 à 1 300 kg/ha, entraînant une perte de revenus estimée à plus de 10 milliards FCFA par an. Ces chiffres masquent toutefois des réalités humaines : agriculteurs endettés, dossiers de crédits en souffrance (arriérés autour de 2 milliards FCFA) et abandon progressif de la culture par certaines familles faute de moyens.

Les limites des réponses traditionnelles


La lutte chimique contre la jasside est coûteuse et difficilement accessible pour les petits producteurs. Les mesures de secours ponctuelles peinent aussi à traiter la variabilité climatique qui fragilise les bassins de production. Sans stratégies adaptées, les recettes espérées par les plans de relance risquent de rester théoriques.

Vers une approche intégrée et locale
Pour inverser la tendance, plusieurs leviers s’imposent :

  • Diversification des pratiques culturales : rotations, cultures de couverture et aménagements hydrauliques pour réduire l’impact des crues et améliorer la structure des sols.
  • Lutte intégrée contre la jasside : surveillance accrue, recours aux variétés plus résistantes, promotion d’auxiliaires (prédateurs naturels) et accompagnement technique à moindre coût pour limiter la dépendance aux intrants chimiques.
  • Renforcement des capacités et des coopératives : organisation collective pour acheter des intrants en commun, mutualiser les moyens de lutte et garantir un accès négocié au marché.
  • Instruments financiers adaptés : crédits indexés sur les risques climatiques, micro-assurances agricoles et mécanismes de report ou d’allègement des dettes en période de choc pour éviter les abandons.
  • Gouvernance locale et infrastructures : investissement ciblé dans les systèmes de drainage, barrages de petite taille et pistes pour maintenir l’accès aux marchés en saison des pluies.

Objectifs nationaux et réalisme opérationnel


La Sodecoton affiche des ambitions : 440 000 tonnes en 2026 et 600 000 tonnes en 2029-2030, conformément à la SND30. Ces objectifs exigent toutefois la combinaison de politiques publiques robustes (recherche variétale, subventions ciblées, assurances) et d’un maillage local efficace pour sécuriser les bassins producteurs.

Scènes de terrain : initiatives à suivre


Déjà, des expériences pilotes montrent la voie : associations villageoises qui organisent des tours de veille phytosanitaire, projets d’irrigation locale améliorant la résilience face aux épisodes pluvieux, ou programmes de formation sur la fertilisation durable et la gestion intégrée des ravageurs. Ces initiatives, souvent portées par des ONG, des structures étatiques et des acteurs privés, constituent des briques concrètes pour stabiliser la filière.

Du sauvetage à la transformation


Au-delà des pertes chiffrées, la vraie question est celle de la transformation structurelle de la filière coton camerounaise. L’urgence est de dépasser les mesures palliatives pour déployer une stratégie de résilience qui articule sciences agronomiques, financement innovant, et gouvernance locale. Si ces conditions sont réunies, le coton peut non seulement retrouver des niveaux de production élevés, mais aussi offrir des revenus plus stables et durables aux ménages ruraux.

Côte d’Ivoire x Siarc 2026 : Quand l’artisanat devient levier de coopération économique sous‑régionale

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Côte d’Ivoire x Siarc 2026 : quand l’artisanat devient levier de coopération économique sous régionale
Côte d’Ivoire x Siarc 2026 : quand l’artisanat devient levier de coopération économique sous régionale

Au-delà d’un simple honneur protocolaire, la désignation de la Côte d’Ivoire comme invitée spéciale de la 9e édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc) transforme l’événement en une plateforme stratégique pour dynamiser les échanges, standardiser les filières et stimuler la création de valeur locale en Afrique de l’Ouest et centrale. Décryptage des enjeux économiques et des opportunités concrètes pour artisans, PME et institutions.


La récente décision de nommer la Côte d’Ivoire invitée spéciale du Siarc 2026, qui se tiendra à Yaoundé du 27 juillet au 7 août 2026, dépasse le simple geste diplomatique. Annoncée le 26 mars à l’issue d’une rencontre entre les ministres camerounais et ivoirien en charge des PME et de l’artisanat, cette initiative ouvre une fenêtre sur une ambition plus large : faire de l’artisanat un vecteur de coopération économique régionale et d’industrialisation douce.

Un pivot vers la professionnalisation des filières


La visibilité offerte par une présence d’honneur peut servir de tremplin pour professionnaliser des chaînes de valeur artisanales souvent fragmentées. La rencontre ministérielle à Yaoundé, tenue en marge d’une conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, illustre la volonté de lier promotion commerciale et cadre règlementaire. À court terme, les artisans ivoiriens et camerounais pourront échanger bonnes pratiques en matière de design, packaging, normes de qualité et logistique. À moyen terme, ces échanges favorisent la structuration de coopératives, la certification de produits et l’accès à des marchés plus rémunérateurs.

Commerce et débouchés : une logique d’intégration régionale


Le Siarc n’est pas qu’un salon d’exposition : c’est un marché, un lieu de négociation et un accélérateur de contrats. En invitant la Côte d’Ivoire, le Cameroun mise sur la création de corridors commerciaux entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Les débouchés possibles concernent autant les marchés locaux et touristiques que les segments d’exportation vers l’Union européenne et au‑delà, si l’on consolide qualité et volumes. Pour les PME artisanales, l’enjeu est d’apprendre à transformer l’exposition en commandes régulières et en partenariats industriels.

Innovation et transmission : repenser les savoir‑faire


Le thème annoncé pour Siarc 2026, « Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale ? », prend tout son sens dans ce contexte binational. L’innovation ici ne signifie pas effacer la tradition, mais la réinterpréter pour des usages contemporains : nouveaux matériaux, procédés respectueux de l’environnement, collaboration avec designers et écoles techniques, et usages numériques (vente en ligne, marketing, traçabilité). La présence ivoirienne offre un terrain d’expérimentation pour croiser des esthétiques, des techniques et des besoins de marchés différents.

Effet d’entraînement sur l’emploi et l’économie locale


L’artisanat reste un puissant pourvoyeur d’emplois, surtout pour les femmes et les jeunes. En capitalisant sur la visibilité du salon et sur des dispositifs de formation et d’appui au financement (microcrédit, subventions ciblées, incubation), l’événement peut générer des retombées économiques durables : hausse des revenus pour les ménages, développement de PME locales, création d’emplois indirects dans la logistique et le commerce. Un accompagnement public‑privé permettra de transformer ces opportunités en effets concrets.

Vers des synergies institutionnelles et commerciales


La rencontre ministérielle et l’invitation d’honneur constituent aussi une occasion d’établir des accords bilatéraux : facilitation des participations aux foires, allègements douaniers pour matières premières et produits finis, reconnaissance mutuelle de standards, et programmes conjoints de formation professionnelle. Ce type d’accords peut réduire les frictions commerciales et accroître l’attractivité des produits artisanaux africains sur les marchés régionaux et internationaux.

Risques et conditions de succès


Pour que la désignation de la Côte d’Ivoire ait un impact durable, plusieurs conditions sont à réunir : actions concrètes de renforcement des capacités des artisans, appui à la commercialisation (plateformes numériques, foires régulières), accès au financement et mise en place de mesures de suivi‑évaluation pour mesurer l’effet sur les revenus et l’emploi. Sans cela, l’honneur diplomatique risque de n’apporter qu’une visibilité éphémère.

In fine


La présence de la Côte d’Ivoire comme invitée spéciale du Siarc 2026 peut marquer un tournant si elle s’accompagne d’initiatives pragmatiques visant la structuration des filières, l’accès aux marchés et la formation. L’artisanat, ainsi repositionné, devient non seulement un vecteur de culture, mais aussi un pilier concret du développement économique régional.

Réseaux de mobilité au Cameroun : Quand l’expertise polonaise devient une option stratégique

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Réseaux de mobilité au Cameroun : quand l’expertise polonaise devient une option stratégique
Réseaux de mobilité au Cameroun : quand l’expertise polonaise devient une option stratégique

Face à l’urgence de moderniser ses corridors de transport, le Cameroun multiplie les dialogues internationaux et examine une nouvelle voie : un partenariat technique avec la Pologne. Plus qu’une simple recherche de financement, Yaoundé cible un transfert de compétences, des solutions industrielles et des coopérations ciblées — du rail aux ports — pour transformer durablement sa chaîne logistique nationale.

Le besoin d’une montée en compétence nationale


Le renouvellement et l’extension des infrastructures de transport ne sont plus uniquement une question d’investissements. Au Cameroun, les décideurs insistent désormais sur la capacité à gérer, maintenir et optimiser ces actifs sur le long terme. À cet égard, l’intérêt manifesté par des délégations étrangères comme celle de Pologne ouvre une porte vers des partenariats axés sur le renforcement des capacités techniques nationales plutôt que sur de simples livraisons d’équipements.

Des échanges qui ciblent la formation et le transfert de savoir-faire


Lors d’une rencontre liée à la 14e Conférence ministérielle de l’OMC, les autorités camerounaises ont présenté leurs priorités — aéroports, routes, chemins de fer et ports — à Aleksander Siemaszko, responsable du commerce et de la coopération internationale côté polonais. L’offre polonaise ne s’est pas limitée à des propositions d’exportation de matériels : elle porte sur la formation des personnels, la mise en place de programmes d’échange entre institutions spécialisées, et l’élaboration de cadres techniques conjoints. Pour le Cameroun, ce type d’appui représente une opportunité de professionnaliser ses équipes opérationnelles et de sécuriser la maintenance future des infrastructures.

Le rail : pivot d’une stratégie logistique intégrée
Parmi les priorités camerounaises, le réseau ferroviaire occupe une place centrale. La modernisation du rail est perçue comme un levier pour décongestionner les axes routiers, réduire les coûts logistiques et faciliter l’accès aux ports. La Pologne, via des entreprises spécialisées, pourrait contribuer à la fourniture d’équipements, l’accompagnement technique et la formation aux pratiques de maintenance. Au-delà des rails eux-mêmes, il s’agit de créer des compétences locales pour exploiter et entretenir durablement le matériel roulant et les installations.

Ports et logistique : repenser les chaînes d’acheminement


Le développement portuaire et logistique figure également parmi les domaines ciblés. L’expertise polonaise est envisagée pour moderniser les infrastructures portuaires, optimiser les plateformes de transbordement et former aux métiers maritimes. Pour l’économie camerounaise, améliorer l’interfaçage entre ports, rail et routes signifie réduire les temps d’attente, renforcer la compétitivité des exportations et attirer davantage d’opérateurs logistiques internationaux.

Multiplication des contacts : vers une diversification des partenaires


Les récents entretiens avec des représentants polonais ne sont pas une première : des échanges semblables ont eu lieu auparavant avec l’ambassadeur de Pologne et d’autres interlocuteurs. Cette répétition traduit la stratégie de Yaoundé de diversifier ses partenaires techniques et financiers plutôt que de dépendre d’un seul fournisseur. En pratique, cela permet d’accéder à différentes expertises, d’évaluer des modèles industriels variés et de négocier des modalités de transfert de compétences mieux adaptées aux besoins locaux.

Projets concrets sur la table


Parmi les projets évoqués figurent la création ou la réhabilitation de lignes ferroviaires (axes Douala–Ngaoundéré, Edéa–Kribi–Campo, Douala–Idenau), la réfection d’ouvrages d’art (ponts et viaducs), ainsi que l’acquisition de matériel roulant moderne. Sur le plan aérien, les axes de coopération incluent la formation des personnels et la discussion d’un éventuel accord bilatéral sur le transport aérien, qui pourrait faciliter les liaisons et les échanges techniques.

Des négociations encore exploratoires — mais stratégiques
À ce stade, les discussions restent exploratoires : aucune signature d’accord majeur n’a été annoncée. Néanmoins, l’insistance sur le transfert de compétences et la maintenance marque une évolution dans la manière dont le Cameroun aborde ses partenariats. L’objectif est désormais double : accélérer les chantiers d’infrastructures tout en s’assurant que les retombées techniques bénéficient durablement au pays.

Enjeux et recommandations pour la suite

  • Structurer les partenariats autour d’accords de formation et de co-gestion des projets afin d’assurer un transfert de compétences mesurable.
  • Prioriser les projets à fort effet levier logistique (liaisons portuaires–ferroviaires) pour maximiser l’impact économique.
  • Mettre en place des dispositifs de suivi et d’évaluation technique indépendants pour sécuriser la qualité et la durabilité des travaux.
  • Diversifier les sources d’expertise pour comparer les meilleures pratiques et conditions de transfert technologique.

In fine


L’intérêt manifesté par la Pologne s’inscrit dans une stratégie plus large du Cameroun : passer d’un modèle où l’on achète des infrastructures à un modèle où l’on construit des capacités nationales. À condition d’en structurer correctement les modalités, ces collaborations peuvent accélérer la modernisation des réseaux de transport tout en ancrant durablement les compétences nécessaires pour les exploiter.

Afrique ꓽ la restauration des sols   – Clé d′une sécurité alimentaire durable

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Afrique ꓽ la restauration des sols - Clé d′une sécurité alimentaire durable
Afrique ꓽ la restauration des sols - Clé d′une sécurité alimentaire durable

Alors que les stratégies classiques — fertilisation, irrigation, mécanisation — restent indispensables, la vraie transformation agricole en Afrique passera par la remise en état des sols. Regénérer la fertilité et donner aux agriculteurs les moyens de comprendre et d’entretenir leurs terres permettrait d’augmenter les rendements, d’améliorer la nutrition et de renforcer la résilience face au climat. Tour d’horizon des enjeux, des initiatives qui fonctionnent et des obstacles à surmonter.

L’agriculture est le moteur économique et social de l’Afrique : elle représente environ 25 % du PIB du continent et mobilise près de 60 % de sa population active. Pourtant, derrière ces chiffres se cache une réalité préoccupante : une grande partie des terres cultivées perd progressivement leur capacité productive. La conséquence est directe — faibles rendements, revenus fragiles pour les petits exploitants et risque accru d’insécurité alimentaire.

Une dégradation qui ronge le potentiel agricole


La détérioration des sols n’est pas un phénomène nouveau, mais son ampleur inquiète. Des études montrent que plus de 80 % des terres agricoles africaines présentent des signes de dégradation biophysique ou chimique. Depuis le début des années 2000, la proportion de populations rurales vivant sur des terres appauvries a augmenté, traduisant la progression d’un problème structurel : érosion, salinisation, perte de matière organique, ensablement, baisse de la nappe phréatique… autant de symptômes qui réduisent la fertilité et la capacité de rétention en eau des sols.

Dans ce contexte, les innovations variétales et l’apport d’engrais n’atteignent pas toujours leur plein potentiel. Des recherches montrent que les gains de rendement des nouvelles variétés sont nettement plus faibles en Afrique que dans d’autres régions, précisément parce que les sols ne disposent pas des éléments de base nécessaires pour soutenir une production élevée et durable.
Restaurer et maintenir la santé des sols, ce n’est pas seulement ajouter des nutriments : c’est reconstruire un écosystème du sol capable de soutenir les cultures, de stocker l’eau, de recycler la matière organique et d’atténuer les effets du climat. Des sols sains: augmentent la productivité à long terme et la qualité nutritionnelle des récoltes ; réduisent la vulnérabilité aux aléas climatiques (sécheresses, pluies extrêmes) ; permettent une utilisation plus efficace des engrais, réduisant les coûts et les pertes et contribuent à la séquestration du carbone et à la résilience environnementale.

Approches intégrées : combiner technologies, savoirs et diagnostics


Les solutions efficaces reposent sur une approche intégrée. La gestion intégrée de la fertilité des sols (ISFM) illustre bien cette logique : combiner apports minéraux et organiques, améliorer la matière organique du sol, adapter les pratiques culturales (rotation, cultures de couverture, agroforesterie) et fournir des conseils techniques contextualisés. Mais pour être pertinentes, ces recommandations doivent reposer sur des diagnostics précis : analyses de sol, cartes locales et données numériques adaptées aux différentes zones agroécologiques.
Sur le terrain, plusieurs pays et initiatives ouvrent la voie. Des feuilles de route nationales sur la santé des sols sont en cours d’élaboration ou d’application dans des pays comme le Nigeria, le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal. À l’échelle régionale, des programmes récents (par exemple des initiatives lancées en 2024) visent à restaurer des millions d’hectares et renforcer la résilience de millions de producteurs, en mettant l’accent sur les femmes agricultrices et les petits exploitants.

Ces programmes combinent actions sur le terrain (restauration des terres, augmentation de la matière organique, pratiques culturales améliorées) et services de conseil basés sur des données — cartes de sols, recommandations localisées, outils numériques d’aide à la décision — pour que chaque exploitation reçoive des conseils adaptés à son profil pédologique.

Malgré ces progrès, plusieurs freins limitent l’impact : coût et accès : les engrais et amendements restent coûteux et difficiles d’accès, surtout dans les zones enclavées du Sahel; services limités : l’analyse des sols et le conseil agricole restent insuffisants et trop souvent dispersés entre institutions, rendant les recommandations fragmentées et génériques; capacités humaines : il manque encore de personnels formés en conseil de terrain — agents de vulgarisation, techniciens et conseillers communautaires — capables de traduire les diagnostics en pratiques opérationnelles chez les agriculteurs et financement et coordination : la restauration des sols demande des investissements de long terme et une coordination entre acteurs publics, privés et organisations paysannes.Pour transformer ces constats en résultats concrets, il faut à la fois : renforcer les systèmes d’analyse et de cartographie des sols pour produire des recommandations localisées ; promouvoir l’ISFM et des pratiques agroécologiques qui restaurent la matière organique et la structure des sols ; subventionner et faciliter l’accès aux intrants appropriés tout en développant les filières d’amendements locaux (compost, fumier, biochar…) ; investir dans la formation d’agents de terrain et le renforcement des capacités des agriculteurs et coordonner les initiatives nationales et régionales pour diffuser les bonnes pratiques à grande échelle

La sécurité alimentaire en Afrique ne se jouera pas uniquement sur la quantité d’engrais appliqués ou sur la mécanisation des exploitations. Elle se joue d’abord sur la santé des sols : leur capacité à nourrir durablement les plantes, à retenir l’eau, à résister aux chocs climatiques et à fournir des aliments nutritifs. Remettre les sols au cœur des stratégies agricoles, via des diagnostics locaux, des pratiques intégrées et des services de conseil adaptés, est un investissement qui paie sur le long terme — pour les revenus des agriculteurs, la nutrition des populations et la résilience du continent face au changement climatique.

Entreprenariat africain :La Tony Elumelu Foundation comme levier

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Entreprenariat africain :La Tony Elumelu Foundation comme levier
Entreprenariat africain :La Tony Elumelu Foundation comme levier

Alors que l’écosystème africain de startups se transforme, la Tony Elumelu Foundation (TEF) annonce une cohorte record de 3 200 entrepreneurs pour 2026 — sélectionnés parmi plus de 265 000 candidatures. Au-delà du soutien financier, la fondation mise sur la formation, le mentorat et le maillage panafricain pour faire éclore des entreprises capables de créer des emplois durables et d’attirer des investissements locaux.

Un signal fort pour l’entrepreneuriat africain


La Tony Elumelu Foundation (TEF) confirme sa place d’acteur central du soutien entrepreneurial en Afrique en révélant la liste de la cohorte 2026 : 3 200 jeunes entrepreneurs retenus après une sélection très compétitive. Cette annonce, attendue ce dimanche 22 mars 2026, intervient après une session d’échanges entre la direction de la fondation et des médias africains, menée par la Directrice Générale Somachi Chris-Asoluka.
Pour l’édition 2026, plus de 265 000 candidatures ont été examinées. Ce volume exceptionnel ne souligne pas seulement l’ambition des jeunes Africains : il met aussi en lumière l’écart persistant entre idées prometteuses et accès au capital et aux capacités opérationnelles. « L’Afrique regorge d’idées et d’innovation », a rappelé Somachi Chris-Asoluka, « mais ces initiatives ont besoin d’écosystèmes solides pour se transformer en entreprises viables. »
L’attractivité du programme TEF ne tient pas uniquement à sa subvention initiale de 5 000 dollars non remboursables. Le modèle de la fondation combine: une bourse d’amorçage pour lancer l’activité; une formation structurée en gestion et développement d’entreprise; un accompagnement par des mentors expérimentés et l’accès à un réseau panafricain d’entrepreneurs et d’investisseurs.
Cette combinaison vise à diminuer le risque d’échec post-lancement et à augmenter la capacité des entrepreneurs à lever des fonds supplémentaires.

Des impacts mesurables, sectoriels et géographiques


Depuis son lancement en 2015 par Tony O. Elumelu, la fondation a soutenu des dizaines de milliers d’entreprises et contribué à la formation de millions de jeunes. Les secteurs ciblés – agriculture, technologie, santé, éducation et énergies renouvelables – correspondent aux besoins structurels du continent et offrent des opportunités importantes d’emploi et d’innovation locale. TEF vise aussi à étendre son action aux marchés moins desservis pour garantir une distribution plus équitable des ressources.
TEF insiste sur la pérennisation des entreprises : l’aide financière est pensée comme un déclencheur, non comme une fin. Le focus sur la formation, le mentorat et les synergies entre acteurs publics et privés permet de renforcer les compétences managériales, d’améliorer l’accès aux marchés et d’augmenter la résilience des jeunes entreprises face aux cycles économiques.
Lors de la rencontre avec la presse, la Directrice Générale a mis l’accent sur la responsabilité des médias pour faire connaître les success stories locales. Raconter ces parcours contribue non seulement à inspirer d’autres entrepreneurs, mais aussi à attirer des investisseurs et des partenaires qui accélèrent la montée en puissance des écosystèmes régionaux.
La proclamation des lauréats 2026 sera diffusée en direct, attirant l’attention des acteurs économiques et du grand public à travers l’Afrique. À travers cette nouvelle cohorte, la Tony Elumelu Foundation réaffirme sa stratégie : catalyser le potentiel des jeunes en combinant financement, compétences et réseaux pour transformer des idées en entreprises durables et créatrices d’emplois.
La cohorte 2026 illustre une réalité double : l’abondance d’idées entrepreneuriales en Afrique et la nécessité d’un accompagnement structuré pour transformer ces idées en croissance inclusive. En appuyant 3 200 porteurs de projets parmi plus d’un quart de million de candidats, la TEF continue de jouer un rôle clé dans la professionnalisation et l’expansion de l’entrepreneuriat africain.

Jeunesse et réseaux sociaux : L′image de l’adolescence redessinée

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Jeunesse et réseaux sociaux : L′image de l’adolescence redessinée
Jeunesse et réseaux sociaux : L′image de l’adolescence redessinée

Entre quête d’appartenance, pression esthétique et exposition constante, les plateformes transforment profondément l’adolescence féminine. Décryptage des effets psychologiques spécifiques aux filles et repères pratiques pour parents, éducateurs et décideurs.


Les réseaux sociaux ne sont plus un simple espace de divertissement : ils structurent les modes de relation, d’information et d’identité des jeunes. Pour les adolescentes, ces espaces prennent souvent une dimension particulière — accélérant les comparaisons, magnifiant les normes corporelles et multipliant les risques d’exposition (harcèlement, sexualisation, rumeurs). Comprendre comment ces mécanismes fonctionnent est la première étape pour limiter les dommages et renforcer les ressources de protection.

Pourquoi les filles sont-elles particulièrement touchées ?

L’adolescence est une fenêtre de vulnérabilité où l’image de soi se redéfinit. Les transformations corporelles et émotionnelles rendent la jeune fille plus perméable aux messages externes. Des études et observations cliniques montrent que les adolescentes passent en moyenne plus de temps sur certaines plateformes orientées image (ex. Instagram, TikTok), augmentant la fréquence d’exposition aux contenus idéalisés. Les filles subissent plus souvent le cyberharcèlement à caractère sexuel, la diffusion de rumeurs humiliantes ou des messages insistants et malveillants.L’importance accordée à l’apparence, accentuée par des outils de retouche et des filtres, favorise l’insatisfaction corporelle et la recherche de validation externe.

Mécanismes psychologiques en jeu

Il y a en premier lieu la comparaison sociale permanente : Voir en boucle des corps, des succès et des vies mises en scène crée une norme invisible — et souvent inatteignable — contre laquelle les adolescentes se mesurent. Puis il y a une idéalisation et quête de validation : Les “likes” et commentaires deviennent des indices de valeur sociale, encourageant une évaluation externe constante. A cote, se trouve la confusion réel/virtuel : Quand la frontière entre vie réelle et contenu édité s’efface, l’adolescente peut adopter des comportements ou objectifs irréalistes pour coller à une image construite et enfin, la répétition et le renforcement : L’algorithme renvoie ce qui a déjà suscité de l’engagement, enfermant parfois l’utilisatrice dans des boucles nuisibles (contenus de diète extrême, challenges dangereux, idéalisation de la minceur).

Les conséquences observées vont de l′image corporelle dégradée: insatisfaction, complexes, parfois dysmorphie aux difficultés scolaires liées à l’attention et à la concentration en passant par les troubles du comportement alimentaire (TCA) et pratiques à risque, l′anxiété, la dépression, le sentiment de solitude et troubles du sommeil, la baisse d’estime de soi et l′isolement social réel malgré une vie sociale numérique active.

Contenus et comportements particulièrement nocifs

Parmi ceux−ci, il y a les contenus hypersexualisés et la sexualisation précoce : images, défis ou commentaires qui précipitent une maturation sociale et sexuelle inappropriée. En plus, il y a les idéaux de beauté retouchés et inaccessibles : filtres, photos retouchées, influenceurs promouvant régimes extrêmes. A côté se trouve le cyberharcèlement ciblé : humiliations publiques, rumeurs, extorsion d’images. Enfin, l′on trouve des plateformes qui récompensent l’engagement extrême : mécanismes de gratification qui encouragent une consommation addictive (scroll infini, notifications, challenges viraux).

Mais il faut également savoir détecter les signes d’alerte pour les parents et proches. Parmi eux, il y a le retrait social, isolement ou repli sur soi malgré une activité en ligne intense ; le changement du rapport au corps : insatisfaction persistante, changements drastiques dans l’apparence, hypervigilance aux commentaires ; l′humeur dépressive, les crises d’anxiété, les pensées suicidaires ou l′automutilation ; les difficultés scolaires, les troubles du sommeil ou une alimentation perturbée et enfin, l′hypersexualisation précoce du comportement ou recherche excessive d’approbation en ligne.

Seulement, il existe des stratégies pour soutenir les différentes parties prenantes. Elles vont des dialogues ouverts, non moralisateurs : intéressez-vous aux usages (quels comptes, pourquoi, ce qui plaît) plutôt que d’interdire sans explication. Favoriser la parole construit la confiance; en passant par l′éducation critique aux médias: enseigner à repérer retouches, contenus sponsorisés, stratégies d’engagement et filtres algorithmiques; les limites et rituels numériques : instaurer des temps sans écran (repas, chambre, sommeil), des règles graduelles et négociées plutôt que des interdictions totales ; l′encouragement des activités hors ligne : sport, arts, clubs — renforcer l’estime de soi par des compétences réelles ; la surveillance bienveillante : poser des règles claires et connaître les applications utilisées, sans espionnage intrusif ; préférer les outils parentaux en accord avec l’âge et la discussion. En outre, il y a le soutien psychologique précoce : ne pas minimiser les symptômes anxieux ou dépressifs ; consulter un professionnel lorsque nécessaire, les interventions scolaires : programmes d’éducation aux médias, formation des enseignants sur la détection du cyberharcèlement et dispositifs d’accompagnement et la responsabilité des plateformes et régulation : plaidoyer pour des mesures protégeant les mineures (paramètres de confidentialité par défaut, limitation de la monétisation liée à l’engagement des mineurs, retrait rapide des contenus abusifs).

Mais il n’y a pas que du négatif, il y a également du positif. Les réseaux sociaux offrent aussi des ressources : espaces d’entraide, accès à des modèles diversifiés quand ils sont bien choisis, communautés de soutien autour de problématiques (ex. santé mentale, créativité). Le défi est d’orienter l’usage vers ces bénéfices, tout en limitant l’exposition aux dynamiques toxiques.

Aussi, pour les décideurs et acteurs éducatifs il y a lieu de concevoir des politiques publiques qui intègrent la santé numérique (prévention, accès à des soins, campagnes d’information) ;soutenir la formation des parents et des éducateurs à la médiation numérique ;encourager la recherche locale sur les pratiques adolescentes pour adapter les réponses ; etmettre en place des canaux de signalement et d’accompagnement efficaces et accessibles pour les victimes de cyberviolence. Et pour que cela marche bien, il faut agirà plusieurs niveaux.


La fragilité de l’image corporelle et de l’estime de soi chez les adolescentes est exacerbée par des usages intensifs et des contenus idéalisés sur les réseaux sociaux. Mais la solution n’est ni l’interdiction totale ni la résignation : elle repose sur l’éducation, le dialogue, des cadres clairs, l’accès au soutien psychologique et des politiques publiques adaptées. En combinant ces leviers — parents, écoles, plateformes et institutions — il est possible de réduire les risques et d’aider les adolescentes à naviguer dans le monde numérique avec plus d’autonomie et de confiance.

Jeunesse et réseaux sociaux :Rabat va abriter un sommet régional

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Jeunesse et réseaux sociaux :Rabat va abriter un sommet régional
Jeunesse et réseaux sociaux :Rabat va abriter un sommet régional

Le Royaume transforme un engagement pris au sein de la Ligue arabe en une plateforme régionale : forums, recommandations politiques et large couverture médiatique — un rendez‑vous conçu pour examiner les impacts sociaux, éducatifs et psychologiques des plateformes numériques sur les jeunes.

Le Maroc met la dernière main à l’organisation d’un forum international consacré à l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes, transformant Rabat en un laboratoire temporaire de politiques publiques numériques. L’appel d’offres international n°24/2026, consulté par notre rédaction, détaille un dispositif minutieux : accueil d’environ 250 personnes, programme heure par heure pour chaque délégation et exigences formelles pour assurer visibilité et résultats concrets.

Une initiative née d’une résolution collective


L’idée de ce forum trouve ses racines dans la 49e réunion des ministres arabes de la Jeunesse et des Sports, tenue au siège de la Ligue des États arabes au Caire. À l’issue de ces échanges, la Ligue et le Maroc ont convenu d’organiser conjointement une rencontre destinée à analyser les effets des plateformes numériques sur les nouvelles générations. Le choix de Rabat n’est pas anodin : il reflète la volonté du Royaume de se positionner en centre d’expérimentation et de coordination régionale sur un enjeu à la fois social, éducatif et sanitaire.
Le cahier des prescriptions spéciales définit un périmètre de travail large : évaluer les dimensions sociale, culturelle, éducative et psychologique des réseaux sociaux, tout en repérant les opportunités offertes par ces outils pour la formation, l’insertion et l’engagement citoyen des jeunes. Plus qu’un simple espace de discussion, le forum doit déboucher sur des recommandations concrètes à destination des gouvernements participants, visant à orienter l’élaboration de politiques publiques adaptées aux défis numériques contemporains.
Si l’essentiel des 24 pays invités appartiennent au monde arabe — de la Tunisie au Yémen en passant par l’Égypte, le Liban ou la Jordanie — la liste inclut également quatre États non arabes : la Turquie, le Sénégal, le Cameroun et le Japon. Cette ouverture témoigne d’une ambition de coopération Sud‑Sud et d’un souci de perspectives internationales, en particulier pour confronter des expériences très différentes de régulation, d’éducation aux médias et d’accompagnement psychologique des jeunes. Le forum rassemblera près de 200 participants entre intervenants, délégations et organisateurs locaux.

Communication et visibilité : un format pensé pour l’impact


La dimension communicationnelle du projet est particulièrement soignée. Le prestataire retenu devra créer l’identité visuelle de l’événement, produire des vidéos quotidiennes et garantir la présence d’au moins vingt médias nationaux et internationaux. Une salle de presse équipée sera ouverte pendant cinq jours et une conférence de presse est programmée — autant de mesures destinées à maximiser le rayonnement des conclusions du forum et à inscrire ses recommandations dans le débat public.
En accueillant cette rencontre à l’interface entre diplomatie régionale, politiques de jeunesse et enjeux numériques, le Maroc ne se contente pas d’offrir un lieu : il propose un cadre de travail où les décideurs pourront tester, comparer et coconstruire des réponses politiques et bonnes pratiques. L’enjeu est clair : comment transformer la proximité naturelle des jeunes avec les écrans en opportunités éducatives et sociales, tout en minimisant les risques pour la santé mentale et la cohésion sociale ? Rabat espère que ce forum fournira des pistes concrètes pour y répondre.

Santé publique : L’air de la maison, un danger ?  

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Santé publique : L’air de la maison, un danger ?
Les moisissures ne sont pas seulement une tache inesthétique sur un mur

Les moisissures ne sont pas seulement une tache inesthétique sur un mur : elles sont le signe d’un déséquilibre de l’habitat qui peut altérer durablement la qualité de l’air que nous respirons. Au-delà du simple inconfort, l’humidité chronique et la prolifération fongique dans les logements constituent un enjeu réel de santé publique. Comment reconnaître le danger, quels mécanismes expliquent les effets sur la santé, et surtout quelles solutions pratiques adopter pour protéger les personnes les plus vulnérables ? Décryptage.

Introduire la menace invisible


Dans nos logements modernes, bien isolés et hermétiques, l’air circule parfois trop peu — et l’humidité, elle, s’installe. Sous forme de taches noires, vertes ou grises sur les murs et dans les coins sombres, les moisissures trahissent la présence d’un milieu favorable aux champignons microscopiques. Ces derniers libèrent des spores et d’autres substances dans l’air intérieur : des éléments invisibles mais capables, à la longue, de nuire à la santé. Plutôt que de traiter ce problème comme une simple nuisance esthétique, il convient d’en faire une question de prévention sanitaire.
Une petite tache de moisissure récemment apparue n’implique pas systématiquement un risque grave. Le problème s’aggrave lorsque l’humidité revient sans cesse ou que la prolifération s’étend malgré les nettoyages : on parle alors d’exposition chronique. C’est la répétition et la durée d’exposition aux spores et aux composés microbiennement volatils qui augmentent la probabilité d’effets sanitaires — irritation des voies respiratoires, aggravation d’asthme, ou réponses allergiques. Si la moisissure réapparaît après nettoyage ou si des symptômes respiratoires apparaissent chez les occupants, la source d’humidité doit être recherchée et traitée durablement plutôt que masquée par un coup d’éponge.
Les spores inhalées peuvent irriter et stimuler le système immunitaire. Chez les personnes sensibles, cette stimulation provoque des manifestations concrètes : rhinites, crises d’asthme, toux persistante, ou réactions d’hypersensibilité. Certaines espèces fongiques peuvent produire des mycotoxines ou des composés organiques volatils microbiens, qui contribuent à des inconforts plus généraux (maux de tête, fatigue, irritation des yeux ou de la gorge). Les symptômes sont souvent peu spécifiques et peuvent être confondus avec d’autres causes, d’où l’importance d’associer l’observation de l’habitat à la surveillance de l’état de santé des habitants.

Facteurs domestiques et climatiques qui favorisent la prolifération


Plusieurs situations répètent la même recette : présence d’humidité, mauvaise ventilation et surfaces froides. Les origines sont diverses — infiltrations, fuites, condensation sur des murs mal isolés, séchage du linge à l’intérieur — et s’ajoutent aux choix constructifs contemporains : isolation renforcée, fenêtres étanches et ventilation insuffisante. Le climat influe également : saisons humides ou épisodes pluvieux prolongés augmentent le risque de condensation et d’infiltration. En l’absence d’un renouvellement d’air adapté, la vapeur d’eau accumulée devient le milieu idéal pour la prolifération fongique.
Certains groupes sont particulièrement exposés aux conséquences sanitaires : les nourrissons et jeunes enfants (systèmes respiratoires encore en développement), les personnes asthmatiques ou allergiques, les malades chroniques respiratoires, les personnes âgées et les individus immunodéprimés. Pour ces publics, la prévention passe par une qualité de l’air intérieur strictement maîtrisée : surveillance active, prévention des fuites et actions correctrices rapides.

Les mesures concrètes et les priorités consistent à ꓽ ventiler régulièrement : ouvrir en grand plusieurs minutes par jour ou utiliser une ventilation mécanique adaptée (VMC) pour assurer un renouvellement de l’air ; réduire l’humidité à la source : ventiler pendant et après la douche ou la cuisine, éviter de faire sécher le linge à l’intérieur sans extraction, et maintenir une température homogène pour limiter la condensation ; repérer et réparer : colmater les fuites, traiter les infiltrations et contrôler l’isolation des murs et des toitures ; nettoyage adapté : éliminer les colonies visibles avec des méthodes appropriées et, si le problème persiste, faire appel à des professionnels pour traiter la cause (remplacement de matériaux saturés d’eau, assèchement, déshumidification) et surveiller l’état de santé : noter l’apparition de symptômes respiratoires récurrents et consulter en cas d’aggravation, surtout pour les personnes à risque.


Si les moisissures couvrent des surfaces étendues, réapparaissent après nettoyage, ou si des symptômes persistants apparaissent chez les occupants, il est recommandé de solliciter un professionnel pour un diagnostic précis (mesures d’humidité, inspection des structures, identification des sources) et des solutions techniques (assèchement, travaux d’étanchéité, rénovation de l’isolation). Dans les situations graves, un avis médical est également conseillé pour évaluer l’impact sanitaire et adapter la prise en charge.
Lutter contre l’humidité et les moisissures, ce n’est pas seulement effacer des traces sur un mur : c’est préserver la qualité de l’air et la santé des habitants. Des gestes simples, une surveillance attentive et des interventions ciblées peuvent transformer un habitat à risque en un domicile sain. Face à la recrudescence des épisodes climatiques extrêmes et à l’augmentation du temps passé à l’intérieur, prendre au sérieux l’humidité de son logement revient à protéger durablement sa santé et celle de ses proches.

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