La Banque mondiale et le Cameroun préparent un ambitieux programme de gestion durable des forêts du Bassin du Congo, couvrant également la République démocratique du Congo et la République centrafricaine. Ce projet, qui devrait voir le jour en juillet 2025, vise à concilier préservation de l’environnement et développement économique.
Le 23 septembre 2024, une rencontre importante s’est tenue à Yaoundé entre Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune du Cameroun, et une délégation de la Banque mondiale menée par Lia Carol Sieghart, Practice manager pour l’environnement, les ressources naturelles et l’économie bleue en Afrique de l’Ouest et centrale. Cette réunion a permis de discuter d’un nouveau projet ambitieux pour la gestion durable des forêts du Bassin du Congo.
Le projet, encore en phase de préparation, couvrira le Cameroun, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine. Selon Chakib Jemane, directeur régional du développement à la Banque mondiale, l’objectif est double : préserver ce massif forestier crucial tout en favorisant son exploitation économique durable.
Le Bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l’Amazonie, s’étend sur près de trois millions de kilomètres carrés répartis entre six pays. Face aux défis de la déforestation et de la surexploitation, principalement due aux entreprises étrangères, ce projet vise à mettre en place une gestion plus rationnelle et durable des ressources forestières.
Les enjeux sont multiples
- Protection de la biodiversité :
Le Bassin du Congo abrite une faune diverse, incluant des espèces emblématiques comme les gorilles, les éléphants, et plus de 250 espèces d’oiseaux. - Gestion durable du bois :
Le projet cherchera à encadrer l’exploitation forestière pour qu’elle s’inscrive dans une logique de développement durable. - Création d’emplois :
L’exploitation économique raisonnée de la forêt devrait générer des opportunités d’emploi pour les populations locales. - Préservation des ressources à long terme :
Une gestion durable permettrait de maintenir les bénéfices économiques et écologiques de la forêt sur le long terme.




