La Banque africaine de développement (BAD), en Août 2025, a renforcé son partenariat avec le Cameroun en finançant des projets stratégiques. Son portefeuille actif, estimé à plus de 1 600 milliards de FCFA, vise à moderniser les infrastructures routières, énergétiques et agricoles du pays.

Un portefeuille de financement conséquent
Selon les chiffres publiés par la BAD, le portefeuille actif du Cameroun s’élève à plus de 1 600 milliards de FCFA. Ce financement concerne plusieurs secteurs prioritaires, notamment les routes, l’énergie, l’agriculture et l’accès à l’eau potable. Parmi les projets phares, un prêt de près de 330 millions d’euros est destiné à la réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua, un maillon essentiel du corridor Douala-N’Djamena qui dessert le Tchad et la sous-région.
Un levier pour la croissance et l’intégration régionale
Ces investissements visent non seulement à moderniser les infrastructures nationales mais aussi à améliorer la compétitivité du Cameroun dans la sous-région CEMAC. Le corridor Douala-N’Djamena, par exemple, est vital pour le commerce entre le Cameroun et le Tchad. Sa modernisation réduira les coûts logistiques, facilitera les échanges transfrontaliers et contribuera à dynamiser l’intégration économique régionale.
Les attentes des populations et du secteur privé
Les acteurs économiques camerounais voient dans ces financements un catalyseur pour booster les échanges, créer des emplois et améliorer la mobilité. Cependant, les attentes sont grandes quant à la rapidité et à l’efficacité dans l’exécution des projets. Des retards ou des surcoûts pourraient en effet diluer les bénéfices escomptés.
Quelles perspectives pour la coopération Cameroun-BAD ?
La BAD se positionne comme un partenaire clé du développement camerounais. Son appui devrait s’intensifier dans les années à venir, avec un accent particulier sur la transition énergétique et l’agriculture durable. Pour le Cameroun, la gestion optimale de ces financements reste cruciale afin d’assurer un impact tangible sur la croissance et sur les conditions de vie des populations.




