Malgré une hausse des flux d’investissements directs étrangers en 2024, le Cameroun reste en marge du top 20 africain des destinations les plus attractives. Ce paradoxe met en lumière des faiblesses structurelles qui freinent le potentiel du pays.
Des IDE en progression mais encore insuffisants
D’après le World Investment Report 2025 de la CNUCED, les investissements directs étrangers (IDE) au Cameroun ont atteint 529 milliards de FCFA en 2024, contre 457 milliards en 2023. Cette hausse de près de 16 % traduit un regain d’intérêt des investisseurs. Cependant, ces montants demeurent modestes au regard des besoins de financement du pays et du potentiel économique de ses secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’énergie et les infrastructures.
Une attractivité freinée par les défis structurels
Malgré ces chiffres positifs, le Cameroun n’apparaît pas dans le top 20 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs étrangers. Les experts pointent plusieurs causes : une fiscalité jugée lourde et instable, des lenteurs administratives, une gouvernance parfois opaque, et des infrastructures encore insuffisantes. Ces obstacles réduisent la compétitivité du pays par rapport à ses voisins directs tels que la Côte d’Ivoire ou le Sénégal.
Le paradoxe d’un pays riche en ressources
Les analystes recommandent de simplifier le climat des affaires, de renforcer la sécurité juridique et de mieux valoriser les partenariats public-privé. Le gouvernement camerounais, appuyé par la Banque mondiale et la BAD, s’engage à améliorer la transparence, à digitaliser les procédures et à diversifier les sources de financement. L’objectif est clair : transformer le Cameroun en un hub d’investissements compétitif dans la sous-région CEMAC.
Quelles pistes pour améliorer l’attractivité
Les analystes recommandent de simplifier le climat des affaires, de renforcer la sécurité juridique et de mieux valoriser les partenariats public-privé. Le gouvernement camerounais, appuyé par la Banque mondiale et la BAD, s’engage à améliorer la transparence, à digitaliser les procédures et à diversifier les sources de financement. L’objectif est clair : transformer le Cameroun en un hub d’investissements compétitif dans la sous-région CEMAC.




