La Banque africaine d’import-export confirme sa capacité à mobiliser des capitaux internationaux. Grâce à une émission obligataire largement sursouscrite, l’institution renforce ses moyens d’action pour financer le commerce, les infrastructures et les projets industriels sur le continent.
Afreximbank vient de signer la plus importante émission obligataire de son histoire sur les marchés internationaux. L’institution financière panafricaine a levé 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs internationaux, une opération qui illustre l’intérêt persistant des marchés pour les actifs liés au développement économique de l’Afrique.
Le succès de cette émission dépasse les attentes de la banque. Les investisseurs ont présenté des souscriptions atteignant 3,8 milliards de dollars, soit plus du double du montant recherché. Cette forte demande a permis à Afreximbank d’obtenir des conditions de financement plus favorables et de réduire le coût de son emprunt avant la fixation définitive des taux.
Des ressources destinées à soutenir l’économie africaine
Les capitaux mobilisés permettront à la banque de renforcer ses interventions dans plusieurs secteurs stratégiques.
Afreximbank prévoit d’utiliser ces ressources pour financer les échanges commerciaux entre pays africains, soutenir les projets industriels et accompagner les investissements destinés à accélérer la transformation économique du continent.
Cette stratégie s’inscrit dans la mission de l’institution, qui vise à faciliter le commerce intra-africain tout en réduisant la dépendance des économies africaines vis-à-vis des importations de produits manufacturés.
L’opération a été structurée autour de deux obligations de 750 millions de dollars chacune.
La première présente une échéance à moyen terme, avec un remboursement prévu en 2032, tandis que la seconde offre une maturité plus longue jusqu’en 2036. Cette approche permet de répondre aux attentes de différentes catégories d’investisseurs institutionnels recherchant des horizons de placement variés.
La participation d’investisseurs venus d’Europe, du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Asie confirme la portée internationale de cette émission.
Cette opération marque le retour d’Afreximbank sur le marché des obligations libellées en dollars américains après plusieurs années d’absence.
Entre-temps, la banque avait diversifié ses sources de financement en levant des fonds sur les marchés japonais et chinois à travers des émissions en yens et en yuans. Cette stratégie vise à limiter la dépendance à un seul marché financier tout en élargissant sa base d’investisseurs.
Le retour sur le marché du dollar intervient dans un contexte où les besoins de financement des économies africaines restent élevés, notamment pour soutenir les investissements productifs.
Une institution financière en pleine montée en puissance
Cette levée de fonds intervient alors qu’Afreximbank continue de renforcer son rôle dans le financement du développement économique du continent.
À la fin de l’année 2025, l’institution affichait près de 48,5 milliards de dollars d’actifs et de garanties, pour des fonds propres de 8,4 milliards de dollars. Cette solidité financière, associée aux notations attribuées par les agences internationales, lui permet d’accéder régulièrement aux marchés internationaux dans de bonnes conditions.
La réussite de cette émission confirme également la crédibilité acquise par la banque auprès des investisseurs internationaux, qui continuent de considérer Afreximbank comme l’un des principaux véhicules de financement de la croissance africaine.
Au-delà du montant levé, cette opération envoie un message aux marchés financiers : les projets portés par les institutions africaines continuent d’attirer des capitaux internationaux malgré un environnement économique mondial marqué par des taux d’intérêt élevés et une forte volatilité.
Pour Afreximbank, cette capacité à mobiliser d’importantes ressources constitue un levier essentiel pour accompagner les ambitions du continent en matière de commerce, d’industrialisation et d’intégration économique au cours des prochaines années.




