“Albatros, mandataire unique pour sécuriser les flux financiers“
Nous voulons savoir, Monsieur le Ministre : en quoi le choix d’un opérateur unique, comme Albatros, garantit-il une meilleure sécurisation financière des flux ?
Je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’opportunité que vous me donnez. Nous venons de lancer officiellement, à Douala, les activités du groupe Albatros, qui est aujourd’hui le mandataire unique de l’État centrafricain. Il s’agit d’un choix stratégique. Nous allons vers la transformation, et c’est la philosophie même du Président de la République, chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra.
En effet, pendant longtemps, dans ce secteur, plusieurs mandataires se succédaient, et nous disposions de peu de visibilité sur les flux financiers, c’est-à-dire sur la mobilisation des ressources publiques. Après analyse et à la suite de plusieurs études, le gouvernement centrafricain a décidé de confier la gestion de la mobilisation de ses ressources issues de son commerce international à un seul groupe : le groupe Albatros. Cela concerne notamment le bordereau électronique de suivi de cargaison, la redevance armatoriale, la lettre internationale de voitures, les plaques provisoires, les vitres teintées, et ainsi de suite.
Le dispositif mis en place permet à l’État d’assurer un suivi rigoureux, dans la transparence, et de maîtriser la collecte de ses recettes, tout en maîtrisant l’assiette fiscale. Je pense que cela constituera un véritable levier de réformes économiques pour le gouvernement centrafricain.
Par ailleurs, le gouvernement y tient beaucoup, et nous avons confiance dans le groupe Albatros : il a su convaincre l’État centrafricain lors de la signature de cette convention.
Monsieur le Ministre, avec le Cameroun, existe-t-il des mesures prises pour faciliter le transit de ce nouveau dispositif via Douala et Kribi ?
Tout à fait. Le cadre est déjà en place. En termes de collaboration, nous disposons des textes de la CEMAC, ainsi que de conventions entre les deux pays. Je pense qu’avec mon homologue, mon frère, nous nous entendons déjà très bien : nous ne manquons pas d’échanger, que ce soit par courriers ou par appels téléphoniques, afin de réagir aux situations ponctuelles. Je reste donc vraiment optimiste : nous avançons très bien en termes de collaboration pour atteindre les résultats fixés.




