L’établissement financier, au regard de son déploiement à nul autre pareil, se traduisant par la facilitation de financement d’un montant de 250 millions USD à Aradel Energy, entend jouer un rôle fondamental sur ce secteur du marché, au moment même où de grandes compagnies internationales ont tendance à se retirer.
En soutien à l’essor stratégique de la société pétrolière nigériane Aradel Energy, Standard Bank s’est manifestée à travers un financement de 250 millions USD dont la finalité est d’augmenter la production des actifs existants d’Aradel. Ce qui constitue dans le même temps une action d’élargissement de ses activités sur un terrain pas très sollicitée constituée de champs onshore dans les localités d-Ogbele et d-Omerelu, ainsi qu’en évoluant sur le permis OPL 227 en eaux peu profondes.
Selon certains analystes, il s’agira à terme pour Aradel, d’accroître sa participation dans ND Western à hauteur de 40 %. La conséquence immédiate entrainera une augmentation de son capital de 41,67 % à 81,67 %. Sur cette nouvelle configuration, Aradel aura un contrôle majoritaire, lui permettant de peser de tout son poids sur la gestion et le développement des actifs de ND Western.
Consolidation dans le Delta du Niger
ND Western, détenant 45 % du bloc pétrolier OML 34, est un acteur clé dans la production d’environ 400 à 420 millions de pieds cubes de gaz quotidiennement dans le Delta du Niger. En augmentant sa participation, Aradel renforce sa présence sur ces actifs stratégiques. Par ailleurs, avec cette acquisition, sa participation indirecte dans Renaissance Africa Energy s’élève à 53,3 %, la positionnant comme l’actionnaire dominant.
« L’acquisition de parts supplémentaires dans ND Western consolide la présence du groupe sur toute la chaîne de valeur pétrolière et gazière, et soutient nos objectifs de croissance à long terme », a déclaré Adegbite Falade, PDG d’Aradel.
Un début de transition vers le contrôle local
Dans un cadre marqué par le retrait progressif des grandes compagnies internationales, cette opération témoigne de l’essor des producteurs locaux au Nigeria, bénéficiant du soutien d’institutions financières africaines. Ces acteurs locaux revitalisent la production sur des blocs négligés, optimisent les infrastructures en place, et mobilisent d’importants financements pour renforcer leurs opérations.
Selon les régulateurs, plus de la moitié de la production de brut au Nigeria est désormais générée par ces nouveaux acteurs, une augmentation significative par rapport aux 40 % d’il y a quelques années. Cette dynamique répond à des politiques publiques qui favorisent le contenu local et la participation nationale, tout en illustrant l’aspiration du Nigeria à sécuriser sa souveraineté énergétique et dynamiser son économie.
L’enjeu majeur consiste à maintenir cette production face à des défis opérationnels, sécuritaires et environnementaux, tout en garantissant une gestion durable des ressources et en engendrant une transformation durable du paysage pétrolier nigérian.




