Le Cameroun contribue à hauteur de 40 à 58% chaque année à la constitution des réserves de change de la CEMAC, garantissant ainsi une partie importante des importations de la sous-région.
Le Cameroun, pilier économique de la CEMAC
Selon Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du ministère camerounais des Finances, le Cameroun abrite environ 40% du tissu industriel de la CEMAC et contribue en moyenne à 49% aux réserves de change de l’espace communautaire chaque année. Cela signifie que le Cameroun garantit déjà tout seul une bonne partie des importations de l’ensemble des pays de la sous-région.
Fonctionnement des réserves de change
Les réserves de change sont constituées de l’ensemble des paiements en devises reçus par les États et leurs agents économiques, et qui leur permettent à leur tour d’effectuer des paiements en devises à leurs partenaires étrangers. Selon les accords monétaires entre les pays de la CEMAC et la France, 50% de ces avoirs sont généralement rapatriés à la BEAC, tandis que 50% sont logés dans le compte d’opérations ouvert dans les livres du Trésor français.
Une solidarité financière régionale
Ce système de réserves de change permet aux pays de la CEMAC de payer solidairement leurs factures d’importations respectives. Ainsi, un pays donné peut effectuer des importations dont la facture est largement supérieure à ses propres avoirs en compte d’opérations, en utilisant les avoirs des autres pays disposant de volumes de devises beaucoup plus importants que leurs propres besoins d’importations.
Une augmentation des réserves en 2025 ?
Selon le Comité de politique monétaire de la BEAC, les réserves de change des pays de la CEMAC devraient augmenter de 4% en 2025, à 7584,9 milliards de FCFA, soit 4,8 mois d’importation de biens et services. Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, met cette embellie sur le compte des premiers résultats des politiques d’import-substitution des États et du rapatriement effectif des fonds de restauration des sites miniers.
In fine Le Cameroun joue un rôle majeur dans la constitution des réserves de change de la CEMAC, garantissant ainsi une partie importante des importations de la sous-région. Les réserves de change devraient augmenter en 2025, grâce aux politiques d’import-substitution et au rapatriement des fonds de restauration des sites miniers.




