Dans un contexte marqué par une demande croissante en mobilité urbaine, le Ghana s’engage résolument à améliorer son système de transport public. Cette initiative vise non seulement à répondre aux besoins immédiats, mais aussi à soutenir une transformation à long terme du paysage des transports nationaux.
Livraison de 100 bus par etro Mass Transit
La ministre des Transports du Ghana, Dorcas Affo-Toffey, a récemment annoncé que 100 bus supplémentaires seront prochainement livrés à la compagnie Metro Mass Transit (MMT). Cette initiative, attendue pour mars, s’inscrit dans un projet ambitieux de mise à niveau du parc d’autobus ghanéen, avec un objectif de plus de 300 bus supplémentaires d’ici la fin de l’année.
MMT est confrontée à plusieurs défis, notamment une flotte réduite et des problèmes de maintenance, qui limitent sa capacité à répondre à la demande croissante pour des services de transport urbain. En novembre 2024, la société avait déjà reçu 100 bus électriques, mais ceux-ci sont jugés insuffisants compte tenu de la réduction significative de sa flotte opérationnelle.
Un constat alarmant
Selon des sources médiatiques, le parc de véhicules opérationnels de MMT a chuté drastiquement, passant d’environ 1000 bus à 400 au cours des dernières années. Ce déclin illustre les défis structurels auxquels l’entreprise fait face, forçant une large part des déplacements urbains à se reposer sur des acteurs privés tels que les minibus “Trotro”, les taxis et les services de VTC.
Vers une diversification modale
Malgré les ambitions de diversification des modes de transport, les progrès restent lents. Sous l’administration précédente, un projet de construction de 4000 km de voies ferrées avait été envisagé pour améliorer la compétitivité logistique du pays. Cependant, près de 75 % de ce réseau reste à construire, signalant un besoin urgent d’investissements et de réformes dans le secteur.




