Le Conseil d’administration de Sonara a officiellement approuvé un budget de 291,9 milliards FCFA pour le Plan d’Accélération des mesures de Restructuration et de Réhabilitation (Parras 24). Cette décision, prise lors de la 140e session le 23 décembre 2025 à Yaoundé, marque une légère révision à la baisse par rapport aux 300 milliards FCFA initialement annoncés. Une réduction d’environ 8 milliards FCFA qui soulève des questions sur le financement du projet ambitieux visant à relancer le raffinage dans un délai de 24 mois.
Un budget révisé pour un projet critique
Annoncé par le Premier ministre Joseph Dion Nguté lors de son discours devant l’Assemblée nationale, le budget de 300 milliards FCFA avait été établi suite à une étude de faisabilité effectuée par Axens, une entreprise française. Ce montant représentait déjà une augmentation significative par rapport aux 250 milliards FCFA initialement prévus, sans que les raisons de cette hausse ne soient précises.
Il est intéressant de noter que le coût actuel de Parras 24 demeure bien plus élevé que les estimations initiales effectuées entre 2020 et 2021, qui variaient de 111 à 278 milliards FCFA. Cette augmentation est imputable à divers facteurs tels que l’actualisation des prix, l’élargissement du périmètre des travaux — y compris la réhabilitation des unités 15, 255 et 225 — et la nécessité d’une stratégie d’alimentation électrique, cruciale pour finaliser la modernisation de la raffinerie.
Diagnostics techniques encouragés
Cette révision budgétaire pourrait également refléter des résultats positifs des diagnostics techniques des installations. Les évaluations indiquent que 75 % des équipements dans la zone sinistrée sont réutilisables, tandis que seulement 8 % doivent être démantelés. Une partie significative des installations non touchées est jugée dans un état acceptable, permettant ainsi d’optimiser le périmètre des travaux et de réduire les coûts associés.
Six ans après l’incendie qui a conduit à l’arrêt de la raffinerie, l’État camerounais s’engage dans un plan de relance, visant à doubler la capacité de raffinage de 3,5 à 7 millions de tonnes de brut par an. La première phase du projet, s’étendant de janvier 2026 à décembre 2027, est essentielle pour ramener la raffinerie à son état opérationnel d’avant le sinistre. Selon un audit mené par Ekium, une partie importante des équipements endommagés est encore récupérable, ouvrant la voie à une reprise rapide et efficace.




