Sunday, March 15, 2026
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Essor de l’aquaculture en cages flottantes : une solution prometteuse au Burkina Faso

Avec 80 % de ses besoins couverts par des importations, le pays s’engage dans une stratégie visant à développer ce secteur d’activité, afin d’accroître l’offre locale de poissons.

 Aussi est-il permis de penser qu’une solution a été trouvée au Burkina Faso dont on sait qu’il fait face à un défi alimentaire majeur, notamment en matière de consommation de produits halieutiques.

Un projet ambitieux pour renforcer la production aquacole

Le 4 février, Ismaël Sombié, ministre de l’Agriculture, a inauguré un projet novateur à Dori, dans la région du Liptako, dédié à la production de poissons en cages flottantes sur le barrage de Yakouta. Ce projet marque une étape cruciale dans la modernisation de l’aquaculture burkinabé.

La technique des cages flottantes consiste à élever des poissons dans des structures immergées fixées à la surface de l’eau. Lors de la cérémonie d’inauguration, 22 cages ont été disposées avec 150 000 alevins. À terme, le projet aspire à atteindre une capacité de 50 cages, avec une production estimée à 200 tonnes de poissons par an.

Une croissance prometteuse

Cette initiative témoigne d’un intérêt grandissant pour la pisciculture en cages flottantes en tant que moyen de développer le secteur aquacole. Ce n’est pas la première expérience du genre au Burkina Faso. En avril 2024, un projet similaire a été lancé au barrage de Samandéni, où 180 cages ont été installées, avec pour objectif d’atteindre une production de 54 000 tonnes par an.

Le projet « Dumu Ka Fa », soutenu par le fonds de souveraineté alimentaire qui a été lancé au barrage de Bagré et impliquant 44 promoteurs privés, se situe dans la même logique. Il pourrait générer 1 500 tonnes de poissons par an.

Un potentiel sous-exploité

Actuellement, la contribution de l’aquaculture reste marginale. En 2023, le pays a enregistré des prises totales de 31 406 tonnes, dont seulement 1 127 tonnes venaient de l’aquaculture. Avec une consommation apparente de 241 441 tonnes, le Burkina Faso doit combler un gap de plus de 200 000 tonnes par les importations.

Entre 2020 et 2024, le pays a importé en moyenne 165 141 tonnes de produits halieutiques, avec un coût estimé à 19,3 milliards de francs CFA (34,7 millions de dollars).

Vers un avenir durable

Les autorités estiment que le potentiel de l’aquaculture pourrait atteindre 110 000 tonnes par an, un chiffre que le pays n’exploite actuellement qu’à 1 %. Pour soutenir ce développement, le gouvernement a mis en place des mesures incitatives, notamment une exonération de la TVA sur les aliments pour poissons afin de réduire les coûts de production.

Dans un contexte où l’alimentation représente environ 80 % des coûts de production aquacole en Afrique, ces initiatives sont cruciales. Un rapport du Forum économique mondial souligne que les contraintes d’approvisionnement en aliments pour poissons augmentent les coûts de production de 10 à 20 % par rapport à la moyenne mondiale.

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Couverture du magazine Ça Presse N011, Août 2025

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