En dix ans, le Groupe de la Banque africaine de développement a investi 12,74 milliards de dollars pour connecter plus de 25 millions de personnes à l’électricité. Ces efforts visent à mettre fin à l’obscurité qui touche encore 600 millions d’Africains.
L’Afrique, continent riche en ressources naturelles, aspire à sortir de l’obscurité. En 2016, Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, exprimait avec force la nécessité d’éclairer l’Afrique : « Nous devons sortir l’Afrique de l’obscurité, un point c’est tout. » Aujourd’hui, alors que 600 millions de personnes restent sans accès à l’électricité, cet engagement prend une nouvelle dimension.
Entre 2016 et 2024, le Groupe de la Banque a investi 12,74 milliards de dollars pour raccorder 25 millions d’Africains à l’électricité, transformant ainsi des vies marquées par l’utilisation de lampes à huile et de feux de paille. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre des Assemblées annuelles 2025, dont le thème, « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », souligne l’importance de mobiliser les ressources du continent.
L’énergie est un atout majeur pour l’Afrique, capable de briser le cycle de la pauvreté. Avec un potentiel solaire inégalé, d’immenses ressources hydroélectriques et des corridors éoliens, l’Afrique peut transformer son économie en un moteur de croissance durable. En valorisant ces ressources, le continent peut réduire sa dépendance à l’aide extérieure et mettre en œuvre des réformes stratégiques.
Dans le cadre de son programme « New Deal pour l’énergie en Afrique », le Groupe de la Banque a concentré ses efforts sur les énergies renouvelables. En 2024, la Banque a permis de produire 1 019 MW d’électricité et de construire 2 326 kilomètres de lignes de transmission, connectant plus de 448 000 personnes à l’électricité.
L’initiative « Desert to Power » vise à exploiter le potentiel solaire du Sahel pour produire dix gigawatts d’énergie photovoltaïque d’ici 2030, afin de connecter 250 millions de personnes dans onze pays. Adesina affirme que l’avenir de l’Afrique repose sur les énergies renouvelables.
Des projets emblématiques, comme la centrale solaire de Benban en Égypte et le complexe Noor Ouarzazate au Maroc, illustrent cette vision. En Côte d’Ivoire, des femmes ingénieures, comme Zaccaron Rahamatou, ouvrent la voie à de nouvelles opportunités grâce à des investissements ciblés.
En janvier 2025, lors du Sommet africain sur l’énergie à Dar es Salam, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont lancé « Mission 300 », un programme ambitieux visant à raccorder 300 millions de personnes à l’électricité d’ici 2030. Douze pays africains s’engagent à mettre en œuvre des réformes audacieuses pour atteindre cet objectif.

Depuis 2015, la Banque a connecté plus de 25 millions de personnes, touchant la vie de 515 millions d’Africains, dont 231 millions de femmes. Des initiatives comme le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) visent à garantir des solutions de cuisson propre, réduisant les pertes humaines dues à l’absence d’accès à l’énergie.
Les Assemblées annuelles 2025, qui se tiendront à Abidjan du 26 au 30 mai, mettront en lumière ces efforts. L’objectif est de mobiliser les ressources financières et humaines du continent pour une transformation économique rapide.
En somme, les investissements dans le secteur énergétique sont cruciaux pour le développement durable de l’Afrique. En utilisant ses ressources naturelles pour alimenter l’industrie et les services, l’Afrique peut créer des opportunités économiques et briser le cycle de la pauvreté. Les efforts actuels visent à construire un avenir éclairé et prospère pour tous.




