Saturday, April 18, 2026
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Eau et Électricité : entre l’État et le Secteur Privé, qui s’en sort mieux ?

EAlors que le Cameroun renationalise Eneo, son fournisseur d’électricité, d’autres pays tels que le Congo adoptent le modèle privé. Cet article examine les implications de ces choix sur l’efficacité et les coûts. Il met en lumière les conséquences d’une gestion étatique face aux promesses du secteur privé.

Analyse du secteur de l’énergie en Afrique

Vingt-cinq ans après sa privatisation, Energy of Cameroun (Eneo), anciennement connu sous le nom de Sonel, revient sous le contrôle de l’État. Après des années de tergiversations, le gouvernement de Yaoundé a récemment acquis les parts du britannique Actis dans le principal fournisseur d’électricité du pays. Ce revirement s’inscrit dans un contexte de lourde dette, atteignant 800 milliards de francs CFA à fin 2024.

La question se pose alors : le secteur privé est-il véritablement plus efficace que la gestion publique ? Si chaque modèle a ses forces et ses faiblesses, certains choix faits dans le cadre de la privatisation ont conduit à des conséquences néfastes pour les consommateurs.

 

Un État Récupérateur

La renationalisation d’Eneo est un signe fort des difficultés rencontrées par le cadre privé. Les services défaillants et l’augmentation des tarifs ont frustré les usagers. En récupérant Eneo, l’État camerounais espère redresser la situation en améliorant l’accès des populations à l’électricité et en réduisant les coûts.

 

Vent d’optimisme ou illusion ?

D’un autre côté, le Congo, en s’orientant vers le secteur privé pour gérer son alimentation en électricité, nourrit des espoirs de modernisation et d’efficacité. Ce choix pourrait susciter une concurrence bénéfique, mais il n’est pas sans risques. Les modèles occidentaux de gestion du secteur privé ne garantissent pas toujours des résultats positifs, et des frais cachés peuvent alourdir la facture des consommateurs.

Les choix en matière de gestion des ressources énergétiques, qu’ils soient publics ou privés, soulèvent des questions cruciales pour l’avenir des pays africains. Face aux défis d’une compétitivité accrue et d’une dette colossale, le Cameroun et d’autres nations doivent trouver un équilibre entre intervenant public et acteurs privés. Si la renationalisation peut offrir des solutions rapides, le défi à relever sera de garantir une gestion transparente et efficace.

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Couverture du magazine Ça Presse N011, Août 2025

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