En ce sens, un appel portant sur l’entretien des routes rurales, à l’attention des partenaires, a été lancé il y a quelques temps.
La Société de développement du coton (Sodecoton), fait face à un défi majeur se rapportant à l’entretien des pistes rurales. Selon son Directeur Général, Mohammadou Bayero, l’entreprise subit une sous-compensation de 4,5 milliards FCFA malgré son engagement à entretenir plus de 9 000 km de routes chaque année dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Ce financement insuffisant met en péril les zones de production cotonnière enclavées.
Un engagement mal rémunéré
Mohammadou Bayero souligne que, bien que l’effort financier pour l’entretien atteigne environ 6,5 milliards FCFA, la compensation publique ne s’élève qu’à 2 milliards FCFA. Cette disparité représente un manque à gagner qui pèse sur la viabilité du dispositif d’entretien, essentiel pour les régions rurales.
Des financements en baisse
Le partenariat entre la Sodecoton et le ministère des Travaux publics, qui remonte à 2005, a connu une évolution négative. En 2007, le ministère avait alloué plus de 4 milliards FCFA à l’entreprise, mais les financements ont considérablement diminué depuis. La dernière convention signée en octobre 2022 ne prévoit que 200 millions FCFA pour l’entretien de 467 km, une somme bien inférieure aux besoins.
Des missions de service public négligées
Le DG de la Sodecoton insiste sur le fait que ses interventions répondent à des missions d’intérêt général qui ne sont pas suffisamment couvertes par les crédits publics. Avec 7 000 km de routes déjà entretenues, il reste encore 2 000 à 2 500 km à prendre en charge, mettant en lumière la nécessité d’un ajustement des compensations pour assurer le bon fonctionnement des services.
Un impact économique conséquent
Détenue à 89 % par l’État, la Sodecoton revendique aussi son rôle en tant qu’employeur avec 6 000 salariés, dont 2 500 permanents, tout en soutenant 150 000 producteurs. L’état des pistes rurales est déterminant non seulement pour la logistique de la filière cotonnière mais également pour l’économie locale des régions concernées.
Cette situation nécessite une attention accrue pour garantir la durabilité de l’entretien des routes, un élément clé pour le développement économique des territoires du Nord et de l’Extrême-Nord.




