Avec un investissement total de 88 milliards FCFA, dont plus de 60 % financés par Proparco et trois banques locales, Proalu SA, filiale du géant Prometal Groupe, amorce la construction d’un complexe industriel de pointe dans la capitale économique du Cameroun. Ce projet phare ambitionne de transformer durablement le secteur de l’aluminium, de stimuler l’emploi local et de renforcer l’autonomie industrielle du pays.
Douala entre dans une nouvelle phase de développement industriel avec la pose de la première pierre du complexe de transformation d’aluminium de Proalu SA, un projet structurant mené sous l’égide du Premier ministre Joseph Dion Nguté, le 12 septembre 2025.

Adossé au savoir-faire de Prometal Groupe, leader régional de la transformation des métaux, ce projet bénéficie d’un puissant soutien financier de 54,4 milliards FCFA, mobilisé par un consortium composé de BGFI Bank, Société Générale Cameroun, Afriland First Bank et Proparco (filiale de l’Agence française de développement dédiée au secteur privé). Ce financement représente près de 62 % du coût global du projet, estimé à 88 milliards FCFA.
Un investissement structurant aux retombées multiples
Le complexe industriel, en construction dans la zone industrielle de Bassa à Douala, découle d’un partenariat stratégique entre Proalu SA et l’État camerounais, formalisé en août 2024. Il vise à stimuler la transformation locale de l’aluminium, à renforcer la résilience économique et à générer une valeur ajoutée significative.

Objectifs clés du projet :
- Production annuelle :
- 30 000 tonnes de bobines d’aluminium
- 30 000 tonnes de bobines prélaquées aluminium et acier
- 8 000 tonnes de câbles électriques (cuivre et aluminium)
- Approvisionnement local :
L’aluminium sera exclusivement fourni par Alucam, garantissant à cette entreprise publique un contrat commercial de 48 milliards FCFA par an, soit 4 milliards FCFA mensuellement. - Création d’emplois :
Environ 1 500 emplois, dont 450 directs, seront générés pendant et après la phase de construction.
Un levier pour la politique d’import-substitution
Le projet s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale d’import-substitution, visant à réduire la dépendance du Cameroun aux importations industrielles. En effet, avec une production locale de bobines et de câbles, ce complexe industriel permettra à l’économie camerounaise de :
- Économiser environ 27 milliards FCFA par an en importations ;
- Réduire durablement le déficit de la balance commerciale ;
- Renforcer la souveraineté industrielle et la compétitivité des chaînes de valeur locales.
Ce projet industriel, pensé et structuré pendant plus de trois années par le cabinet JMJ Africa, piloté par Patrice Yantho, ancien cadre de KPMG, est un exemple de montage financier et technique abouti.
Les projections économiques sont prometteuses :
- 10 milliards FCFA d’impôts et taxes attendus chaque année pour l’État ;
- 15 milliards FCFA de valeur ajoutée annuelle générée ;
Un positionnement stratégique pour faire du Cameroun un hub régional de transformation de l’aluminium.




