Saturday, April 18, 2026
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Budget d’Investissement Public 2026  C’est parti : 2,148 milliards pour transformer 41communes du Littoral et du Sud-Ouest

La salle des banquets des services du Gouverneur du Littoral a été, le 12 février 2026, le cadre de la rencontre respirait l’optimisme tout ce que les régions du Littoral et du Sud-Ouest comptent comme acteurs du développement urbain. Maires, délégués régionaux, représentants des services déconcentrés de l’Etat s’étaient donnés rendez-vous pour recevoir officiellement leurs dotations et entendre les instructions de la Ministre

Célestine Ketcha Courtès venait de boucler une tournée nationale qui l’avait conduite dans les huit autres régions du pays avant de clore le cycle dans la capitale économique. Ce dernier lancement portait le poids de toutes les leçons tirées des exercices passés et les ambitions d’un septennat qui exige des résultats visibles. Pour les régions du Littoral et du Sud-Ouest réunies, l’enveloppe transférée s’élève à 2,148 milliards de francs CFA. Elle financera des projets de voiries, de réseaux divers et d’aménagements d’espaces publics dans 41 communes. Douala, Nkongsamba, Yabassi dans le Littoral, Kumba et Mamfé dans le Sud- Ouest figurent parmi les bénéficiaires. Ces crédits s’inscrivent dans un effort national total de neuf milliards transférés aux CTD pour 145 communes à travers le pays, ce qui fait du programme BIP-CTD l’un des instruments les plus puissants de la décentralisation en matière d’habitat et d’urbanisme.

La Ministre a rappelé les orientations du Président de la République, telles qu’exprimées dans son message à la Nation du 31 décembre 2025 : le Cameroun poursuit sa marche résolue vers le progrès, avec une rigueur accrue dans la gestion des projets pour ce nouveau septennat. Citant encore le Chef de l’État, elle a martelé que « l’amélioration sensible des conditions de vie des Camerounais est une véritable cause nationale ». Ces mots loin d’appartenir à vocabulaire de circonstance, définissent le cadre d’exigence dans lequel chaque maire, chaque délégué régional, chaque directeur de service est désormais tenu d’inscrire son action.

Car avant d’ouvrir les perspectives, la Ministre a choisi la franchise sur le bilan. L’exécution du BIP 2025 dans les CTD a buté sur des obstacles récurrents que le MINHDU n’entend plus tolérer en 2026. Les retards dans la passation des marchés ont conduit à de crédits qui n’ont profité à personne. La lenteur des autorisations d’engagement a ralenti des chantiers dont les populations avaient besoin. Des délocalisations intempestives de projets ont semé la confusion et nui à la planification. La faible collaboration entre les acteurs a créé des doublons ici et des vides là. Ce bilan lucide posé devant les maires n’était pas une mise en accusation. C’était un contrat de confiance renouvelé sur de nouvelles bases.

 Un mode opératoire inédit pour une exécution sans faille

Les instructions données aux magistrats municipaux pour 2026 sont précises et non négociables. Anticiper les procédures de passation des marchés dès la notification des crédits pour éviter que les délais ne dépassent les échéances. Impliquer systématiquement tous les acteurs concernés et travailler en synergie avec les services déconcentrés de l’Etat plutôt qu’en parallèle. Encadrer rigoureusement les entreprises adjudicataires pour des travaux livrés dans les délais et aux normes techniques exigées. Consommer pleinement les dotations annuelles, car un crédit non consommé est une promesse trahie envers les populations qui attendaient la route, le dalot ou le lampadaire.

Ce cadre d’exigence posé, les deux régions présentent des profils d’exécution distincts et des réalités de terrain différentes que leurs délégués régionaux respectifs ont détaillé lors de la même cérémonie. Dans le Littoral, Zebaze François Delaunay a présenté une enveloppe de 829 millions de francs CFA répartie entre 19 projets couvrant les quatre départements de la région, avec un taux d’exécution 2025 particulièrement encourageant dans le Moungo et le Nkam où les projets ont été bouclés à 100%. Dans le Sud-Ouest, Sampson Ashu Oru a exposé une dotation de plus d’un milliard cent soixante millions pour 26 projets bénéficiant à 21 communes réparties sur les six divisions, soit une progression spectaculaire par rapport aux 11 communes et 15 projets de 2025.Les détails de ces deux programmes, commune par commune et projet par projet, constituent la suite naturelle de cet article introductif et se trouvent dans les pages qui suivent.

Pour les 41 communes du Littoral et du Sud-Ouest, les prochains mois seront décisifs. Les dossiers d’appel d’offres sont déjà en cours d’élaboration. Les commissions de passation des marchés vont s’activer. Les premiers coups de pioche donneront le ton. Et en fin d’année, ce sont les populations de Mombo, Ndobian, Yabassi, Mundemba, Kumba ou Eyumojock qui mesureront concrètement ce que 2,1 milliards de francs CFA peuvent changer dans leur quotidien.

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Couverture du magazine Ça Presse N011, Août 2025

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