Tuesday, December 16, 2025
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Coopération : Le BRICS+ consolide son leadership sur le marché camerounais

Depuis le 1er janvier 2024, le BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a intégré cinq nouveaux membres : l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie Saoudite, et les Émirats arabes unis. Ce regroupement, désormais désigné BRICS+, se positionne comme un concurrent majeur du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis).

Selon un rapport publié par l’Institut national de la statistique (INS) le 3 septembre 2024, la présence de ces nouveaux membres a permis au BRICS+ de renforcer son influence sur le marché camerounais. En moyenne, sur les cinq dernières années (2019-2023), les cinq nouveaux membres ont représenté 2,2% des échanges globaux du Cameroun. Grâce à ces adhésions, le BRICS+ détient désormais 29% des échanges commerciaux mondiaux du Cameroun, contre 21% pour le G7, créant un écart de 8% entre les deux blocs.

Le rapport indique que, malgré une balance commerciale déficitaire avec les deux groupes, le BRICS+ se distingue comme le principal partenaire commercial du Cameroun, achetant 26% des produits exportés et fournissant 30% des produits importés. En comparaison, le G7 achète 21% des exportations camerounaises et fournit 21% des importations. Les produits échangés sont similaires entre les deux groupes, incluant le pétrole brut, le bois scié, le gaz de pétrole, et la pâte de cacao pour les exportations, et le blé, le pétrole raffiné, et le riz pour les importations.

En termes de financement, le BRICS+ est également le principal pourvoyeur de fonds pour le Cameroun. À la date du 30 juin 2024, 69,1% de la dette bilatérale du Cameroun est détenue par les pays du BRICS+, avec la Chine représentant à elle seule 66,4% de cette dette. En comparaison, la France, principale source de financement au sein du G7, détient seulement 24,7% de l’encours de la dette bilatérale.

L’INS recommande au gouvernement camerounais de renforcer ses relations avec ces deux groupes, en tenant compte des facteurs politiques, régionaux (UA), et sous-régionaux (Cemac et Ceeac), pour optimiser son positionnement géostratégique.

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Couverture du magazine Ça Presse N011, Août 2025

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