La 7e édition du Festival du film arabe de Casablanca a confirmé la vitalité du cinéma arabe contemporain. Entre œuvres engagées, nouvelles écritures et regards croisés sur les sociétés de la région, la compétition a récompensé le film égyptien « Plainte N°713317 » de Yasser Shafiei, tout en mettant en lumière plusieurs créations venues du Maroc, d’Irak, de Tunisie, de Syrie et d’Arabie saoudite.
Le cinéma égyptien a marqué la 7e édition du Festival du film arabe de Casablanca avec le sacre de « Plainte N°713317 », réalisé par Yasser Shafiei. Le long métrage a remporté le Grand Prix lors de la cérémonie de clôture organisée vendredi soir dans la capitale économique marocaine.
Au-delà du palmarès, cette édition a surtout illustré la diversité des approches du cinéma arabe actuel. Les films présentés ont exploré des thématiques variées, allant des réalités sociales aux trajectoires individuelles, en passant par les questions de mémoire, d’identité et de transformation des sociétés.
Organisé sur huit jours, le festival a réuni des cinéastes, des professionnels du secteur et un public venu découvrir une sélection représentant plusieurs sensibilités du monde arabe.
L’Égypte, l’Irak et le Maroc parmi les grands gagnants
Dans la compétition des longs métrages, le jury a également distingué plusieurs productions remarquées.
Le Prix spécial du jury a été attribué au film irakien « Flana » de Zahrae Ghandour, tandis que le Prix du meilleur scénario est revenu au film marocain « Les Fourmis » de Yassine Fenane.
Le film « Plainte N°713317 » a également permis à l’acteur égyptien Mahmoud Himida de décrocher le prix du Meilleur acteur. La Tunisienne Zineb El Malki a, quant à elle, remporté le prix de la Meilleure actrice pour son interprétation dans « Je cherche Ayda ».
Dans la catégorie documentaire, le Maroc a été distingué avec « Le Lac des orphelins », réalisé par Salem Ballal, qui a obtenu le prix du Meilleur film documentaire. Le film saoudien « Anti-cinéma » d’Ali Saeed a également reçu une mention spéciale.
La compétition dédiée aux courts métrages a également mis en avant de nouveaux talents du cinéma arabe.
Le Grand Prix a été attribué au film égyptien « I Owe You a Touch » de Marwan El Shafie. Le prix de la Meilleure image est revenu au film syrien « Mon nom est espoir » de Sherwan Haji, tandis que le prix du Meilleur scénario a récompensé la production irakienne « Noé » de Murthada Harz Al Yasry.
Le court métrage égyptien « 32B » de Mohamed Taher a reçu une mention spéciale.
Ces distinctions témoignent de l’émergence d’une nouvelle génération de réalisateurs qui utilisent le format court pour expérimenter de nouvelles formes narratives et aborder des sujets contemporains.
Pour la présidente du festival, Fatima Nouali, cette édition a atteint ses objectifs en rapprochant les spectateurs des professionnels du cinéma.
Les rencontres, débats et échanges organisés pendant l’événement ont permis au public de mieux comprendre les différentes étapes de création d’un film, mais aussi le parcours des artistes et les réalités de l’industrie cinématographique arabe.
La manifestation a également rendu hommage au réalisateur marocain Nabil Ayouch, figure majeure du cinéma national, lors de la cérémonie de clôture.
Casablanca, un carrefour pour les cinémas arabes
Avec 29 films en compétition officielle, dont 12 longs métrages et 17 courts métrages, cette édition a confirmé la place du Festival du film arabe de Casablanca dans le paysage culturel régional.
La présence de productions issues de nombreux pays arabes, que ce soit à travers les films en compétition, les membres des jurys ou les hommages, a renforcé la vocation du festival : créer un espace de rencontre entre différentes traditions cinématographiques et donner davantage de visibilité aux créations arabes contemporaines.




